accueil FRAC Poitou-Charentes

 

 

 

 

 

 

63 Bd Besson Bey | 16000 Angoulême
présentation programmation collection médiation documentation liens

 

Au FRAC Poitou-Charentes site d'Angoulême

Sommaire
3 février - 29 avril 2017
vernissage jeudi 2 février à 18h - entrée libre

ABC (Artists’ Books Cooperative) | Jacques Charlier | DeYi Studio | Iconoclasistas | IKHÉA©SERVICES | Martin Kippenberger | Olivier Lemesle | Les ready-made appartiennent à tout le monde® | Ludovic Chemarin© | Victoria Principes | Raivo Puusemp | Tamarind Rossetti | That’s Painting | Tatiana Trouvé | Yann Vanderme | Hugo Vidal

collection FRAC Poitou-Charentes et autres collections

DeYi Studio

__dossier de presse


L’exposition Sommaire, essentiellement constituée d’œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes, s’annonce comme un programme. Son propos est introduit par une vidéo, Allocution sommaire, dans laquelle Paul Devautour (alias DeYi Studio) énonce une «théorie de l’art en 5 minutes» qui remet en question les contextes de création, de réception et de diffusion de l’œuvre d’art. Ainsi, chaque œuvre de l’exposition vient en décliner les interrogations sur la pratique de l’art : Quels lieux pour la création dans notre société ? Quelles relations entre l’art et le monde ? Quelle autonomie de l’art ? Quelle économie de l’artiste ? Quelle pertinence d’encore faire des expositions ? …

Il peut paraître déroutant qu’une institution de diffusion d’art contemporain interroge les principes sur lesquels elle a bâti ses fondations. Mais force est de constater que des artistes et des œuvres, eux-mêmes, initient ces questionnements.
ABC (Artists’ Books Cooperative), un collectif d’artistes de diverses nationalités, résume le musée à un ensemble d’ouvrages, chacun représentant un service de l’institution et désignant ainsi la bureaucratisation de la culture accompagnée de son corollaire, le développement exponentiel des filières d’expertise. Alors que la vidéo de Victoria Principes nous guide sagement dans la découverte d’une exposition, les sympathiques marionnettes de Yann Vanderme se promènent dans un musée factice qui met en avant l’environnement d’une exposition avec les outils qui habituellement l’accompagnent. Placé au cœur de ces dispositifs, le visiteur n’a d’autre choix que de se forger une opinion en cultivant son ouverture d’esprit. Quant aux peintures cannibales de Jacques Charlier, elles dressent un portrait du «milieu de l’art» qui ferait passer son aréopage pour une nouvelle maladie auto-immune.

L’institution n’est pas le seul acteur remis en question. Il en va également de la figure de l’artiste et de sa production qui se conforment aux impératifs économiques et injonctions professionnelles ou s’effacent derrière des marques ou des noms d’entreprises parfois réelles, parfois fictives : Tatiana Trouvé se dévoile en chercheuse d’emploi ; IKHÉA©SERVICES, fondée par Jean-Baptiste Farkas, propose un catalogue de services destinés à perturber notre quotidien trop matérialiste ou trop mercantile ; That’s painting est une entreprise de peinture en bâtiment par laquelle Bernard Brunon a requalifié sa pratique de peintre (sur tableau), chaque nouveau chantier devenant une nouvelle œuvre ; Ludovic Chemarin© est une marque créée par l’artiste Ludovic Chemarin quelques années après l’arrêt de son activité artistique à l’initiative de deux artistes, Damien Béguet et P. Nicolas Ledoux, qui l’ont achetée afin de réactiver et prolonger l’œuvre interrompu ; Les ready-made appartiennent à tout le monde® était une agence publicitaire fondée par Philippe Thomas promettant aux collectionneurs de s’investir clé en main dans un projet artistique, une simple signature suffisant dès lors à devenir un créateur et ainsi rejoindre l’Histoire de l’art.

De manière plus générale, les œuvres exposées se distinguent par leur caractère perméable, insaisissable, voire imprévisible. Et ce, d’autant plus quand leur auteur se plaît particulièrement à l’être, à l’instar de Martin Kippenberger dont la production prolifique et polymorphe allait à l’encontre de l’objet d’art collectionnable. Déstabilisante peut également être la démarche d’Olivier Lemesle qui, motivé par un pragmatisme pur, s’est mis à reproduire ses tableaux d’abstraction géométrique au format 1/5 : ils sont ainsi moins coûteux à stocker et à transporter mais proposés au même prix que les formats originels. Les aquarelles à vertu thérapeutique, produites par Tamarind Rossetti au rythme d’une par jour lorsqu’elle connut un épisode personnel difficile, deviennent, elles, œuvre conceptuelle au moment de leur vente.
D’autres pratiques sont quant à elles dissolues dans leurs propres mise en œuvre : le duo Iconoclasistas met ses compétences de graphisme et de cartographie au service de projets revendicatifs participatifs ; Hugo Vidal poursuit un long processus de dénonciation des politiques répressives par la diffusion de discrets messages sur des objets de consommation courante ; Raivo Puusemp a assimilé sa pratique artistique à sa carrière politique lors de son mandat de maire, fonction interrompue lorsqu’il a fini par fusionner sa ville avec la commune voisine.

Si elles ne sont pas majoritaires, ces démarches artistiques et ces œuvres qui prennent le risque de l’ambiguïté et du paradoxe méritent une attention appuyée. En effet, elles questionnent ainsi vigoureusement les conventions surannées de la création, de la production et de la diffusion de l’art dans une société qui semble, par ailleurs, peiner à recycler harmonieusement l’énergie dégagée par l’entropie accélérée des systèmes qui la constituent. Exposition, Sommaire est aussi, comme son nom l’indique, un programme, l’annonce d’un développement. Par les œuvres et les démarches artistiques présentées, Sommaire s’assume comme (auto)critique institutionnelle et comme contribution à une pensée prospective de l’art et de l’artiste considérés dans le champ large d’une société en plein remembrement.


visuel : DeYi Studio, Allocution sommaire, vidéo, coll. FRAC Poitou-Charentes, œuvre sous licence Creative Commons

 


__________________

Rendez-vous

vernissage de l’exposition
jeudi 2 février à 18h, entrée libre

concert en partenariat avec l’École Départementale de Musique 16
samedi 4 février à 18h
TEMPO, Moins il y a à entendre, plus il y a à penser
Judicaëlle Giraudeau-Bureau, clavecin et Roxanne Comiotto, chant choral.
Concert clavecin et voix en résonnance avec l’exposition Sommaire sur la critique et l’auto critique avec notamment les œuvres de Paul Devautour, Bernard Brunon, ABC, Hugo Vidal, Tatiana Trouvé... À partir de l’appropriation de la phrase de Bernard Brunon « Moins il y a à voir, plus il y a à penser », les deux artistes explorent, en réponse à l’exposition, la musique qui ne se prend pas au sérieux avec Eric Satie et déjouent les codes de la musique classique et du concert.
entrée libre

visites accompagnées
chaque premier dimanche du mois
5 février, 5 mars et 2 avril à 16h
découverte de l’exposition en compagnie d’un médiateur
gratuit

visite accompagnée pour les enseignants et personnes relais
mercredi 8 février à 14h

concert en partenariat avec l’École Départementale de Musique 16
samedi 11 février à 17h
Improvisation dans l’exposition avec les élèves de la classe de piano de Myriam Gayat.
entrée libre

conférence
jeudi 16 février à 18h15
Science-fiction institutionnelle, par Jill Gasparina, curatrice arts visuels au Confort Moderne à Poitiers et enseignante à la Haute École d’Art et de Design de Genève. Elle y développera cette notion de science-fiction institutionnelle, point de départ d’un workshop des étudiants de la HEAD à Linazay qui élaboreront des hypothèses à partir de la collection du FRAC.
entrée libre

rencontre
samedi 18 mars à 17h
Bernard Brunon, That’s Painting :
Bernard Brunon a fondé That’s Painting, une entreprise de peinture en bâtiment comme pratique artistique. That’s Painting interviendra dans Sommaire afin de repeindre deux murs dans les salles d’exposition du FRAC, site d’Angoulême. Une rencontre-visite de chantier est programmée le samedi 18 mars.
gratuit

workshop
mercredi 29 mars de 14h à 18h
IKHÉA©SERVICES : l’entreprise fictive vous propose de venir réinventer les œuvres de l’exposition Sommaire sous une forme écrite.
gratuit

 

____________________________

Horaires et jours d’ouverture exposition site d'Angoulême
du mardi au samedi de 14h à 18h
et le 1er dimanche du mois

entrée libre

Visites accompagnées pour les groupes et les scolaires gratuites et sur réservation au 05 45 92 87 01

Visites accompagnées chaque mardi et chaque 1er dimanche du mois à 16h00 | gratuit

 

Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes
site d'Angoulême

63 bd Besson Bey | 16000 Angoulême
05 45 92 87 01
info@frac-poitou-charentes.org
www.frac-poitou-charentes.org

The Player
programme de vidéos

Un espace au FRAC Poitou-Charentes, site d’Angoulême dédié à l’image en mouvement. En parallèle de chaque exposition, découvrez une programmation autonome au rythme aléatoire.

 

Storytellers
3 février - 29 avril 2017

L’art de raconter une histoire mêlé à celui de raconter notre histoire, entre faits, mythes et prospectives. L’acte d’en faire des récits révèle la possibilité de s’en emparer. Si le passé est déjà écrit, le futur offre encore l’opportunité d’être saisi. C’est au présent que peut se décider son degré d’optimisme et de mythologie.

 

3 février - 5 mars
Pauline Curnier Jardin
Cœurs de Silex, une épopée noiséenne, 2012
film couleur 16mm transféré en HD, 40’, courtoisie de l’artiste et galerie Ellen de Bruijne Projects.

Pauline Curnier Jardin

«Un allié, un occupant, une mystique, une enfant-violent, une sorcière et un éducateur...
Mon nouveau film est inspiré par l’histoire traumatique de Noisy-le-Sec et par certains clichés ou fantasmes sur la banlieue. Il évoque le bombardement du 18 avril 1944 par les alliés puis la découverte sur le même terrain de traces préhistoriques, car il s’agissait d’une hache enterrée et que cet objet est symbole de guerre. On enterre la hache de guerre, que se passe t-il si on la déterre ? Mon film s’est pétri dans et sur cette même terre, il cherche dans la terre ce qu’il y a comme histoire à transmettre présente, passée, c’est une sorte de fouille fantaisiste, une dérive dans laquelle j’ai cherché le tellurisme sous le béton.»
Pauline Curnier Jardin

 

 

7 mars - 2 avril
Anri Sala
Intervista, Quelques mots pour le dire…, 1998
vidéo, 26’, collection MAM Paris
© Musée d’Art Moderne / Roger-Viollet, ©Paris, ADAGP

Anri Sala

«Je suis arrivé à Paris en 1996 pour intégrer la section vidéo de l’Ecole des arts décoratifs. J’ai réalisé Intervista dans ce cadre-là, à partir de bobines de films découvertes chez mes parents, à Tirana, dans un carton de déménagement. Ma mère y apparaît aux côtés du dictateur Enver Hoxha à l’occasion d’un congrès des Jeunesses communistes dans les années 1970. Sur ces images, on sent monter l’adrénaline, passer une émotion très forte. Elle est ensuite interviewée par un journaliste, mais il manque le son. A l’époque, il était techniquement séparé de l’image.
J’ai voulu en savoir plus, faire réagir ma mère à ces scènes. Pour cela, j’ai fait appel à une école de sourds-muets, où l’on m’a mis en contact avec une ancienne élève capable de lire sur les lèvres. Seuls deux mots lui étaient impossibles à déchiffrer : « marxisme-léninisme » et « révisionnisme ». Mais moi, j’en avais tellement été abreuvé dans mon enfance et mon adolescence que je les connaissais sous toutes les formes ! Au finale, ce que dit ma mère dans cette interview – et c’est ce qui l’étonne le plus aujourd’hui – relève du cha­rabia. Car la syntaxe de l’albanais n’a pas pu s’adapter à la langue de bois du régime.»
Anri Sala, “La vidéo, comme la fresque, implique des prises de position fortes.”, entretien avec Yasmine Youssi, Télérama, 2013

 

 

4 - 29 avril
Jean-Charles Hue
Emilio, 2000
film couleur 16mm transféré sur DVD, 7’
collection FRAC Poitou-Charentes

Jean-Charles Hue

Avant la production cinématographique qu’on lui connaît (La BM du Seigneur et Mange tes morts), Jean-Charles Hue a débuté sa production par de courts films racontant des histoires qui conjuguaient à la fois sa propre histoire et l’histoire contemporaine avec un grand « H ». Lourdes de significations et de symboles, ses fictions, qui empruntaient parfois la forme du documentaire, interrogeaint la façon dont se constituent une culture, une histoire et une mémoire collectives. Comment et par quels moyens s’en effectue la transmission au fil des générations (à travers l’oralité, les archives écrites et filmées), quels types d’interprétations, de récits autorisés et d’oublis elle génère.
Emilio, (2000) incarne la transmission d’une cosmogonie par l’oralité : le chef d’une communauté gitane conte une croyance, autant par la parole que par la danse et la musique.

«Emilio a vécu ici à Barcelone et c’est un ami. Encore aujourd’hui on se souvient de sa silhouette toujours parée d’habits de scène remontant la Rambla. C’est un chanteur de flamenco et un homme qui n’a toujours voulu voir la vie que par le filtre de son art. Mais surtout il n’a fait qu’inventer sa vie pour qu’elle ne soit qu’une poésie ou un tableau (comme ceux de Goya) habité par une nature monstrueuse comme pour nous rappeler que la vie ce n’est que de la viande qui pense.»
Jean-Charles Hue

 

___________________________________

du mardi au samedi et chaque premier dimanche du mois
nouveaux horaires ! : de 14h à 18h
ouvert les jours fériés
entrée libre

Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes
site d'Angoulême

63 bd Besson Bey | 16000 Angoulême
05 45 92 87 01
info@frac-poitou-charentes.org
www.frac-poitou-charentes.org

 

 

Au FRAC Poitou-Charentes site de Linazay

 


mono poly

17 octobre 2016 - 3 février 2017
uniquement pour les groupes, sur rendez-vous
(05 45 92 87 01)

Dominique Gonzalez Foerster

Étienne Bossut | Florian Cochet | Jean-Louis Garnell | Dominique Gonzalez Foerster (visuel) | Gottfried Honegger | Miltos Manetas | Olivier Mosset | Jean-Luc Moulène | Tania Mouraud Cécile Paris | Bruno Petremann | Jean-Pierre Pincemin | Claude Rutault | Pierre Tal Coat

Haute en couleurs et conçue à partir d’œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes, mono poly révèle la polysémie du monochrome.

samedi 22 octobre
journée d’ouverture publique
de 14h à 18h : exposition ouverte en accès libre
à 15h : atelier jeune public et visite accompagnée, gratuit

__communiqué de presse

__dossier d'accompagnement

 

La peinture monochrome, avant de devenir un genre à part entière a pu être comprise comme l’aboutissement historique de l’abstraction et de l’aventure moderniste. Composition suprématiste : Carré blanc sur fond blanc, peinte par Kasimir Malevitch en 1918, semble déjà indépassable trois ans après son premier Carré noir. Mais l’abstraction a ensuite pris bien d’autres formes et le modernisme a continué des décennies durant à mettre en question les pratiques, périmètres et enjeux de la création artistique. Depuis un siècle, d’innombrables artistes ont recouru au monochrome à des fins très diverses. Émancipation radicale par rapport aux attentes figuratives ou compositionnelles, recherche sur les matières et techniques, quête spirituelle et sensuelle, nihilisme critique…

Exposition haute en couleurs, mono poly révèle cette polysémie du monochrome. Le monochrome est survenu ponctuellement et de manière très différente, au cours d’un travail sur l’image, dans l’œuvre de Florian Cochet et dans celle de Miltos Manetas. L’approche photographique ou sculpturale du monochrome par Étienne Bossut, Jean-Louis Garnell, Jean-Luc Moulène, Tania Mouraud, Cécile Paris et Bruno Petremann, révèle d’abord l’acuité du regard des artistes sur le monde. La monochromie portée à l’échelle d’une installation est, pour Dominique Gonzalez-Fœrster, un vecteur d’immersion du visiteur dans un espace mental. Le monochrome a tenu une place importante dans les recherches picturales de Pierre Tal Coat, Gottfried Honegger et Jean-Pierre Pincemin et il fait de l’œuvre d’Olivier Mosset une synthèse des enjeux divers de la peinture moderne. Pour Claude Rutault, enfin, le monochrome essentialise le tableau et l’accrochage, permet le retrait relatif de l’artiste et l’implication de tiers dans la forme changeante de chaque œuvre ainsi que des jeux infinis de la peinture avec la qualité des espaces d’exposition au gré de l’activation de protocoles.

_________________________________

Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes
site de Linazay
Lieu-dit "Les Alleux"
RN 10, sortie Linazay | 86400 Linazay
05 45 92 87 01
info@frac-poitou-charentes.org
www.frac-poitou-charentes.org

 

 
 
Haut de page |
Accueil