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63 Bd Besson Bey | 16000 Angoulême
présentation programmation collection médiation documentation liens

 

Au FRAC Poitou-Charentes site d'Angoulême

David Brognon & Stéphanie Rollin
Sleeping in a City that Never Wakes up

exposition du 14 mars au 7 septembre 2014
vernissage le 13 mars à 18h

Rencontre entre Claude Lévêque et les artistes
David Brognon & Stéphanie Rollin***
20 mars à 18h30 | entrée libre

 

David Brognon & Stéphanie Rollin

__communiqué de presse
__dossier de presse
__carton d'invitation

__enseignants et personnes relais : dossier d'accompagnement de l'exposition

 

Sleeping in a City that Never Wakes up est un titre qui sonne comme un avertissement : l’exposition des artistes David Brognon & Stéphanie Rollin plonge le FRAC Poitou-Charentes dans une atmosphère nocturne, un univers dans lequel le temps semble suspendu. Jouant avec les doubles sens, multipliant les références, les œuvres maintiennent le visiteur dans une certaine ambiguïté où cohabitent récits individuels et conventions sociales.

Présent dans la collection du FRAC depuis 2008, ce duo de jeunes artistes manipule un matériau sociétal brut, souvent marginal, dont les motifs récurrents sont l’enfermement et le contrôle. Des systèmes de confinement qu’ils confrontent à leurs propres systèmes de réfraction de la réalité, des prismes taillés pour faire jaillir de fugaces arcs-en-ciel minimalistes à la poésie acérée.

Les titres des pièces, souvent issus de références musicales, annoncent des récits d’addiction et d’aliénation qui sonnent comme d’interminables rengaines. Celle jouée par Devil-may-care, une œuvre sonore composée de disques microsillon, moulages réalisés à partir de cuillères de shoot fondues, répète inlassablement les logorrhées de psychiatres des années 60. Telles des partitions qu'on ne peut modifier et frappant comme des éclairs, les lignes de destinée prélevées dans les mains de toxicomanes sont reproduites en néons dans l'oeuvre Fate Will Tear Us Apart : quels choix peut bien laisser la dépendance ? Quels accidents marqueront nos vies ? Et de façon plus plastique, y a-t-il un motif récurrent dans la main de ces dépendants ?

 

David Brognon & Stéphanie Rollin, The most beautiful attempt


Une fascination récurrente des deux artistes pour les sillons tracés, les systèmes de rangement, donc d’enfermement. L’horloge 8m2 Loneliness (A130) s’arrête lorsque l’on rentre dans la salle, une ellipse qui résume et marque la vie carcérale. Tandis que dans la vidéo The Most Beautiful Attempt, un jeune garçon tente inlassablement de maintenir le tracé de lignes de sel dans les rayons du soleil qui se déplacent au sol. L’espoir capté dans la candeur de son mouvement perpétuel. Rester dans la lumière coûte que coûte.


De nouvelles productions métaphoriques viennent compléter cet ensemble d’œuvres récentes à la matérialité dure et réfléchissante d’où jaillit, parfois de manière à peine perceptible, une allégorie du vécu. La série de photographies Famous People have no Stories, écho des lignes de destinée déjà abordées par le tandem, archive méthodiquement les paumes de main d’hommes statufiés par la gloire, lissées par la postérité. David Brognon et Stéphanie Rollin captent des étincelles avec des dispositifs qui mettent en tension permanente l’invisible et la lumière, l’intangible et le physique comme des blocs de réalité limpide entrechoqués toujours plus finement.

 

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David Brognon,
né en 1978 en Belgique,
vit et travaille à Luxembourg

Stéphanie Rollin,
née en 1980 à Luxembourg,
vit et travaille à Luxembourg et Paris.

Ils sont lauréats du prix Pirelli Art Brussels Best Solo Show 2013.

Exposition produite avec le soutien de la galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg ; du FOCUNA, Fonds Culturel National Luxembourg ; de la Fondation Indépendance, Luxembourg ; du Théâtre d’Angoulême, scène nationale.

Le FRAC Poitou-Charentes et les artistes remercient les prêteurs d’œuvres : MUDAM, Luxembourg, Galerie Albert Baronian et collections privées.

 

ill. : David Brognon & Stéphanie Rollin, Fate will Tear us Apart (Jerry), 2012, néon blanc, 198 x 52 cm, collection privée, Bruxelles.
David Brognon & Stéphanie Rollin, The Most Beautiful Attempt, 2012, vidéo couleur, muet, 17'5'', en boucle, collection M.J.S, Paris.

 

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Exposition dans le cadre de
Songe d'une nuit d'été
2014

Songe

De mars à novembre 2014, quinze lieux accueillent les collections du Frac Centre, du Frac Pays de la Loire et du Frac Poitou-Charentes, ainsi que de nouvelles productions, proposant ainsi un ambitieux parcours mêlant art contemporain et patrimoine.
Songe d’une nuit d’été - parcours initié en 2012 - déploie, lors d’une seconde édition au travers d’approches thématiques multiples, un ensemble d’expositions sur le territoire. Elles rassemblent un corpus d’oeuvres qui propose un regard sur des pans du réel, faisant naître des face-à-face, des conversations et des dialogues riches de sens.
La force des oeuvres réside dans des alliances sensibles : le paysage lié à l’industrie, le progrès à l’histoire, l’architecture à l’expérimentation, le langage à la représentation, la fragilité au pouvoir, le réel à l’imaginaire, la mémoire à la narration, la poésie à l’humour.
La diffusion des oeuvres participe à un rayonnement et une valorisation de lieux patrimoniaux exceptionnels, marqués par une histoire et une architecture singulières.

__communiqué de presse

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The Player
programme de vidéos
du 14 mars au 7 septembre 2014

Un nouvel espace au FRAC Poitou-Charentes, site d’Angoulême dédié à l’image en mouvement. En parallèle de chaque exposition, découvrez une programmation autonome au rythme aléatoire.

 

14 - 29 mars
Claude Lévêque
Asthma attack, 2004, courtoisie de l’artiste

Claude Lévêque, Asthma attack

Une vidéo conçue comme un ensemble d’images mises bout à bout et agrémentées d’effets dérisoires. Au résultat, un montage kaléidscopique dans un rythme qui impose son souffle. Un garçon entre deux âges l’habite de son existence syncopée, entre apparition et disparition, un passage qui bouleverse les sens.
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1er - 19 avril
Fabien Giraud
The Straight Edge, 2005, coll. FRAC Alsace

Fabien Giraud, The Straight Edge

«Une foule danse au son d’une musique que l’on n’entend pas devant un groupe que l’on ne voit pas. Reste le son des corps et de leurs mouvements, l’image d’un ordre changeant. The Straight Edge est une expérience appliquée à un concert de musique punk-hardcore. La foule et son intensité en sont le matériau. Les expressions communes de joie, de violence ou d’ennui sont les éléments d’une même fiction culturelle à travailler. Des formes y sont tentées, déplacées et répétées. J’envisage la communauté comme un jeu complexe où s’inventent les individus. C’est dans le partage des règles, des postures et des vitesses que chacun se construit et construit un monde. C’est ce mouvement de production qui est l’objet de mon travail. Je veux croire qu’il est toujours flexible et modifiable, qu’il peut être altéré et recréé. Je veux croire en la fiction et la possibilité de sa réinvention.» FG
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22 avril - 4 mai
Dewar & Gicquel
Legs, 2012, collection FRAC, Midi-Pyrénées, Les Abattoirs, Toulouse, photo courtoisie Galerie Loevenbruck, Paris © Dewar & Gicquel

Dewar & Gicquel, Legs

De manière assez anachronique, le gif sert de support à un cinéma qui revient aux origines de son procédé et de ses constituants : une succession d’images qui jouent une illusion de mouvement. La production de cette animation aménage également de nouvelles conditions d’apparitions de la sculpture : on ne sait plus si on regarde une vidéo ou un ambitieux exercice de modelage qui dérape.
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6 - 24 mai
Antoine Dorotte
Sur un coup d’surin, 2007, prêt de l’artiste
©Antoine Dorotte

Antoine Dorotte, Sur un coup d'surin

À la suite de Dewar & Gicquel, on peut envisager cette vidéo sous l’angle d’un proto-cinéma dans lequel deux médiums se côtoient. Sur un coup d’surin est une animation constituées de 256 plaques de zinc gravées à l’eau forte. Dans un univers charbonneux, archaïque et chargé de références, se rejoue en boucle une scène mythique du cinéma : le combat au couteau de West Side Story.
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27 mai - 14 juin
Bouchra Khalili
mapping journey #5, 2010, coll. FRAC Poitou-Charentes, ©Bouchra Khalili / galerieofmarseille, ADAGP

Bouchra Khalili

mapping journey est une série documentaire constituée dans son ensemble de 8 témoignages de voyageurs clandestins. Ce qui frappe au premier abord, c’est la simplicité du dispositif vidéo face à la complexité du voyage. Il s’agit pour chaque récit d’un plan fixe sur une carte du territoire concerné, sur laquelle la main du voyageur vient dessiner au crayon le périple au fur et à mesure du récit de ses étapes. Chacun relate les épreuves traversées avant d’arriver à la destination finale. La source de la voix reste hors-champ, la clandestinité ne permettant pas de montrer davantage que la main. On peut y voir un témoignage de l’invisibilité de celui qui n’a pas de situation, une mise en image de ce moment délicat du déplacement de l’identité.
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17 juin - 6 juillet
Yann Grolleau
en collaboration avec Julien Rucheton
Sketches of Coaches, installation, 2014

Yann Grolleau

En 2012, à l’occasion de l’exposition Glocal sessions au FRAC Poitou-Charentes, Yann Grolleau avait invité le groupe bordelais LDLF à créer des morceaux en relation avec sa pratique artistique. Une seule consigne : s’inspirer du «Diddley beat». Cinq morceaux avaient alors vu le jour, joués en live lors du vernissage de l’exposition. Le projet s’est poursuivi par un enregistrement dans les studios de La Nef à Angoulême et l’édition de l’album Coaches en vinyle aux pochettes sérigraphiées.
Le 16 mai, LDLF jouera à La Nef au cœur d’une scénographie conçue par Yann Grolleau. Le FRAC Poitou-Charentes l’invite à donner un autre écho à l’ensemble de ce projet pour The Player.
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8 - 26 juillet
Laurent Grasso
sans titre, 2003-2005, coll. FNAC, ©Paris, ADAGP / CNAP / photo galerie Chez Valentin, Paris

Laurent Grasso

Le spectateur se retrouve de manière abrupte au cœur d’un scénario qui lui reste étranger. La caméra suggestive fuit, en travelling arrière, un épais nuage de fumée qui envahit la ville. La menace est sourde, l’émerveillement est latent. Tout est question de posture face à l’inexplicable.
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29 juillet - 16 août
Élisa Pône
I’m looking for something to believe in, 2007, coll. FRAC, Poitou-Charentes

Elisa Pone

Une voiture comme abandonnée au milieu de la forêt, et petit à petit une pétarade qui va s’amplifiant jusqu’à l’explosion tel un feu d’artifice… puis retour au calme du sous-bois. Elisa Pône joue sur les paradoxes : un feu d’artifice tiré en plein jour, contraint, comme oppressé par l’habitacle du véhicule ; bien peu de spectacle, sans spectateur ; l’enchantement de la fête n’est pas là, la violence sourde  évoque plutôt le mal-être et le désabusement.
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19 août - 7 septembre
Camille Henrot
King Kong Addition, 2006, coll. FNAC, ©Paris, ADAGP / CNAP

Camille Henrot

Révélée en 2005 par ses Room Movies -des productions cinématographiques de manipulations de pellicule (grattage, dessin, ...) réalisées à la maison-, Camille Henrot poursuit son insatiable questionnement des média relevant à la fois de l’art et de l’industrie, des supports de mémoire dont elle explore le champ des possibles.
«Je ne conçois pas le temps comme une ligne mais plutôt comme un feuilletage, une géologie dans laquelle les couches peuvent émerger ou s'enfoncer, un peu comme dans le film King Kong où chaque version du film prend tour à tour le dessus. La notion de temporalité ne peut être réellement examinée qu'à travers la relation entre l'homme et son environnement, c'est la raison pour laquelle King Kong par exemple est une histoire intéressante : Peut être est-ce parce qu'à travers le destin de ce personnage monumental, c'est le basculement du rapport de l'homme à son environnement qui se rejoue tous les quinze ans depuis 1933 ? King Kong revient sans cesse, comme une peur souterraine : celle d'un état sauvage terrifiant mais surtout peur de ce que devient ce nouveau monde "civilisé " qui le remplace, celui du music hall et des avions mitrailleurs.» Camille Henrot, extrait d’un entretien, 2009, Multiprise

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Horaires et jours d’ouverture exposition site d'Angoulême :
du mardi au samedi de 14h à 19h et le 1er dimanche du mois
entrée libre

Visites accompagnées pour les groupes et les scolaires
gratuites et sur réservation au 05 45 92 87 01

Visites accompagnées chaque 1er dimanche du mois à 16h00 | gratuit

 

Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes
site d'Angoulême

63 bd Besson Bey | 16000 Angoulême
05 45 92 87 01
info@frac-poitou-charentes.org
www.frac-poitou-charentes.org


 

Au FRAC Poitou-Charentes site de Linazay

 

Workshop des DNSEP 4 et DNSEP 5
École Européenne Supérieure de l'Image

Sortie de route
DNSEP 4
du 31 au 5 avril

Des étudiants de l’EESI inscrits en 4ème bénéficient de l’espace d’exposition du FRAC à Linazay pour un exercice d’accrochage d’œuvres de la collection. Chacun réalise une création en regard de l’œuvre qu’il a choisie. La mise en relation des travaux des étudiants avec des œuvres issues de la collection du FRAC, la mise en espace et en tension pouvant découler de ces accrochages en sont, entre autres, les enjeux.

 

ON/OFF
DNSEP 5
du 7 au 12 avril


Durant cinq jours, les étudiants en DNSEP 5 de l'EESI  s'installent au FRAC Poitou-Charentes sur le site de Linazay.
Ils arrivent avec des projets prémédités (Selon Ed Ruscha «Préméditer l'inattendu») dans un espace qu'ils ne connaissent pas. L'exposition donnera lieu à des photos, des dessins et des vidéos qui seront visibles par la suite sur le site de l'École.

Workshop/Exposition à Linazay par les DNSEP 4 et 5 organisé par Guy Limone et Régis Pinault, professeurs à l'EESI, en partenariat avec le FRAC Poitou-Charentes.

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Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes
site de Linazay

Lieu-dit "Les Alleux"
RN 10, sortie Linazay | 86400 Linazay
05 45 92 87 01
info@frac-poitou-charentes.org
www.frac-poitou-charentes.org

 

 
 
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