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63 Bd Besson Bey | 16000 Angoulême
présentation programmation collection médiation documentation liens

 

Au FRAC Poitou-Charentes site d'Angoulême

Il faut maintenant construire le monde >

Élisabeth Ballet | Katinka Bock | Chto Delat ?
Paolo Codeluppi | Cyprien Gaillard | Piero Gilardi
Liam Gillick | IKHÉA©SERVICES | Élodie Lesourd
Romain Pellas | Émilie Perotto | Bruno Petremann
The Atlas Group/Walid Raad | David Renaud
Bojan Sarcevic | Michel Seuphor | Kristina Solomoukha
Benjamin Swaim | Marianne Vitale

collection FRAC Poitou-Charentes
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Exposition du 3 avril au 13 juin 2015
vernissage jeudi 2 avril à 18h

>> dossier de presse

 

Ilfautmaintenant

Né avec le 20ème siècle, Michel Seuphor, artiste, écrivain et critique d’art, proche de Piet Mondrian, fut une figure majeure de l’art abstrait de l’entre-deux-guerres et un observateur attentif de son potentiel d’extension hors du champ artistique. À partir des années 1950, ses Dessins à lacunes, dont relève l’œuvre qui inspire son titre à cette exposition, s’imposent comme lecture critique du Néoplasticisme et comme un appel à une efficience sociale de l’art. Cette exposition s’articule autour de cette œuvre séminale.

Relectures des formes du modernisme artistique

Certaines œuvres exposées commentent, à son instar et quelques décennies plus tard, les avant-gardes historiques abstraites et idéalistes. Ainsi, celles de Liam Gillick et David Renaud revisitent, en lui trouvant des applications, cet archétype moderniste qu’est la grille en soulignant son potentiel architectural, modulaire et proliférant ou ses qualités constructives et structurelles. Bruno Petremann inscrit, quant à lui, son œuvre en contre-point formel des abstractions géométriques avec une sculpture évocatrice du triomphe clinquant d’un bio-design omniprésent et indifférent alors que Benjamin Swaim, emprunteur irrévérencieux, retouche, occulte et corrige à l’encre noire des reproductions photographiques de sculptures modernes. Éventuellement post-moderne, Émilie Perotto cite alors le vocabulaire formel du Néoplasticisme et reconfigure une de ses propres œuvres la dotant d’un état ambigu entre inventaire et mise à disposition.

Destruction / création : une histoire sans fin

D’autres œuvres, moins directement indexées aux avatars du modernisme, conjuguent également le passé au futur. Katinka Bock esquisse un gracile horizon en agençant une collection de modestes brindilles. Littéralement, elle construit un monde en soustrayant d’humbles éléments au cycle organique naturel. Qu’Émilie Perotto, encore, conserve les chutes de bois, contre-formes de sa production sculpturale d’une période donnée, pour les exposer comme une panoplie de gabarits d’artisan ou qu’elle assimile indistinctement, par une autre œuvre, le champ de la sculpture à un champ de ruines et à terrain de jeu est représentatif d’un processus créatif qui se nourrit malicieusement des expériences artistiques passées, de leurs produits, rebuts et autres délaissés. La peinture sombre et somptueuse d’Élodie Lesourd s’inscrit également dans un processus créatif intégrant destruction et citation. Le recours à des matériaux usagés, pièces de plancher d’anciens entrepôts new-yorkais pour Marianne Vitale, cartons d’emballage avec Élisabeth Ballet ou fragments de mobilier bon marché chez Romain Pellas, dote les œuvres ainsi créées d’une charge mnémonique certaine. La pratique du réemploi les inscrit aussi dans une pensée du chaos, de l’entropie, de la dégradation voire de la dégénérescence comme foyers permanents de régénération et de création à nouveau. Observateur précis des fondements idéologiques de l’urbanisme et de l’architecture, Cyprien Gaillard commente la faillite des utopies à force de cyniques raccourcis historiques alors que The Atlas Group/Walid Raad montre le tissu urbain de Beyrouth comme un organisme se régénérant sans cesse malgré les affres de la guerre. Supposant une présence troglodyte atemporelle génératrice d’une inépuisable rythmique techno, la vidéo de Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi évoque une humanité trépidante indifférente aux circonstances.

L’efficience réformatrice de l’art en question

D’autres œuvres de cette exposition, enfin, questionnent la faculté de l’art à changer le monde ou à prévenir les éventuelles évolutions dramatiques de nos sociétés. Le processus de muséification des formes opéré par Bojan Sarcevic tout comme la certes touchante mais bien dérisoire entreprise de conservatoire naturaliste de Piero Gilardi invitent au pessimisme autant que le réquisitoire de Chto Delat ? contre l’impuissance de l’art à améliorer le sort des plus démunis et contre le loyalisme complaisant de l’institution muséale. S’il faut bien accepter, avec Paolo Codeluppi et malgré les enseignements de l’art, que le monde demeure une vaste terra incognita, reste la possibilité de répondre à l’incitation d’IKHÉA©SERVICES et d’opérer des « corrections à la main du monde qui vous entoure ».

Alexandre Bohn, mars 2015.
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Rendez-vous

>> 23 avril à 18h30
Émilie Perotto
rencontre avec l’artiste

entrée libre

Interrogeant les propriétés et les modes de production de la sculpture, le travail d’Émilie Perotto explore également la relation qu’elle entretient avec l’espace. Qu’il s’agisse de réactiver une œuvre ancienne ou d’une nouvelle production, chaque nouveau contexte est l’occasion d’une expérimentation.

 

>> 6 mai à 18h15
Élodie Lesourd
concert-performance

entrée libre
création originale
événement en partenariat avec
La Nef dans le cadre de Spiderland

Élodie Lesourd pratique un art de l’appropriation qui mixe codes de l’art contemporain et références issues du rock et du métal.
Depuis 2005, en parallèle à sa production plastique, elle engage un travail sonore s’incarnant le plus souvent en concerts-performances. Cette pratique expérimentale poursuit les réflexions mises en place dans l’ensemble de sa démarche : entre déconstruction, télescopage et transposition, elle utilise la guitare électrique comme un outil conceptuel.
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Horaires et jours d’ouverture exposition site d'Angoulême
du mardi au samedi de 14h à 19h
et le 1er dimanche du mois
ouvert les jours fériés à l’exception du 1er mai
entrée libre

Visites accompagnées pour les groupes et les scolaires gratuites et sur réservation
au 05 45 92 87 01

Visites accompagnées chaque 1er dimanche du mois à 16h00 | gratuit

 

Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes
site d'Angoulême

63 bd Besson Bey | 16000 Angoulême
05 45 92 87 01
info@frac-poitou-charentes.org
www.frac-poitou-charentes.org

The Player
programme de vidéos


Un espace au FRAC Poitou-Charentes, site d’Angoulême dédié à l’image en mouvement. En parallèle de chaque exposition, découvrez une programmation autonome au rythme aléatoire.

 

du 3 avril au 13 juin 2015

(Kids)
"- Il n’y a pas plus traîtres qu’eux.
- Comment ça ?
- Ils finissent toujours par devenir adultes. " *

Accidentellement, The PLAYER - qui voulait être un programme dégagé de toute ligne directrice - s’est fait entraîner par des enfants terribles. L’arrogance et l’opportunisme de leurs potentiels sont d’autant plus séduisants qu’ils ne les suspectent pas : inconsciente liberté, conditionnement précoce et assumé, générosité intéressée, désœuvrement accablant, défi à la mort… Un riche panel de traîtres en devenir qui, au travers d’une cruelle symétrie, nous renvoie à notre condition (à l’épithète inversée) de terribles adultes.

* Friedrich Wolfram Heubach, «Des tableaux à inspirer la pitié - À mon ami Werner Büttner» in Büttner, Cologne : Taschen, 2003, p.33

__dossier de presse

 

Pilvi Takala, The Committee

3 – 25 avril
Pilvi Takala
The Committee, 2013-2014, 15'19''
prêt de l’artiste et galerie Carlos/Ishikawa, London

Récompensée par un prix artistique, Pilvi Takala confie à un groupe d'enfants la mission de décider comment dépenser l'argent perçu. La vidéo rend compte du processus de réflexion du jeune comité.

 

 

Laurent Montaron

28 avril – 13 mai
Laurent Montaron
Rounded with a sleep, 2006, 4'47''
collection FRAC Aquitaine

Un groupe d'adolescent erre dans la nature et se livre à un rite initiatique qui flirte avec la mort.

 

 

Joost Conijn

26 mai – 13 juin
Joost Conijn
Siddieqa, Firdaus, Abdallah, Soelayman,
Moestafa, Hawwa en Dzoel-kifl
, 2004, 41'
prêt de l’artiste

Sept enfants, des frères et sœurs âgés de 3 à 14 ans, passent leurs journées livrés à eux-mêmes dans un terrain vague près des docks d’Amsterdam. On les suit au fil de leurs explorations quotidiennes, en totale liberté, ignorant toute convention sociale et de toute conscience du danger.


 

 

 

Au FRAC Poitou-Charentes site de Linazay

 

Rien à Voir

Module d’œuvres en situation d’exposition
Visible sur RDV
18 septembre 2014 - 9 avril 2015

Jérémie BENNEQUIN | Michel BLAZY
Michel de BROIN | Victor BURGIN
Ludovic CHEMARIN© | IKHÉA©SERVICES
Les ready-made appartiennent à tout le monde®
Martin TUPPER


collection FRAC Poitou-Charentes

__dossier de presse
__dossier d'accompagnement
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seminaire Rien à voir

 

Rendez-vous :

Séminaire
jeudi 9 avril | 9h30 - 17h

gratuit, sur inscription (nombre de places limité)

> Une journée de réflexion autour de l’exposition en présence de :

- Damien Beguet, pour le duo d’artistes Ludovic Chemarin©
- Jérémie Bennequin, artiste
- Bernard Brunon, artiste au sein de l’entreprise That’s painting
- Ghislain Mollet-Viéville, agent d’art
- Stephen Wright, théoricien de l’art, enseignant à l’EESI

>> programme et fiche d'inscription

 

Fluxus, l’Art conceptuel, l’esthétique relationnelle, les entreprises d’artistes… on compte de nombreux courants ou formes de l’art contemporain qui, historiques ou actuels, bouleversent les définitions normatives de l’art. En effet, pour la majorité d’entre nous, l’art doit se manifester sous la forme d’une œuvre finalisée, être produit par un auteur identifié et se destine à être vu par un spectateur.

Qu’en est-il donc lorsqu’une œuvre prend la forme d’un protocole dont l’interprétation est parfois laissée libre ? Qu’en est-il de la notion d’auteur quand tout un chacun peut intervenir dans le processus de création ? Une institution peut-elle acheter et conserver une œuvre qui se définit comme un service, assuré par une entreprise ? Comment voir et exposer ces œuvres immatérielles et évolutives ?

À l’heure de la dématérialisation de nos supports culturels, du développement de relations sociales virtuelles et d’une généralisation des flux de données, intéressons-nous à comment la création contemporaine accompagne ces changements et parfois les anticipe, quitte à nous déstabiliser.

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En dehors du jour d’ouverture publique (samedi 7 mars), l’exposition est uniquement accessible aux groupes en visite accompagnée.
Gratuit, réservation obligatoire :
Stéphane Marchais & Julie Perez
smarchais.frac.pc@orange.fr ou jperez.frac.pc@orange.fr
05 45 92 87 01

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Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes
site de Linazay

Lieu-dit "Les Alleux"
RN 10, sortie Linazay | 86400 Linazay
05 45 92 87 01
info@frac-poitou-charentes.org
www.frac-poitou-charentes.org

 

 
 
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