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Bruno Peinado opère par stratégie de détournement, de piratage et de parasitage. Il se réapproprie les archétypes et les icônes de la culture occidentale, issus du marketing et de la communication des multinationales, faisant apparaître les enjeux économiques qui les sous-tendent.
Son « Black Bibendum » - coupe afro, attitude Black power et poing brandi de la revendication - devient symbole du métissage, porte-drapeau des minorités quelles qu’elles soient : ethniques, sociales ou politiques.
« Ma logique est celle de la créolisation, du métissage, le monde est une collision d’images. J’ai dans l’idée de casser la pureté. {…} Je ne fais que récupérer, remettre en jeu des choses qui sont déjà là. La mise à distance passe souvent par le retournement des images que j’emprunte. Elles sont d’abord détournées de leur sens, puis retournées (mises à l’envers), mais aussi retournées vers le système médiatique qui les produit. Ces symboles que je prends dans le flux des signes et des logos qui passent autour de nous, je les renvoie, comme par un petit effet miroir. {…} The Big One World a été créé dans un contexte très particulier (les licenciements chez Michelin en 2000, et le film de Michael Moore, The Big One) avec une réflexion sur le début de cette nouvelle économie très libérale qui fonctionne de manière très dangereuse pour la culture et pour l’avenir de l’humanité. » B.P.
Notice FRAC PC/ID |
Bruno Peinado
Né en 1970 à Montpellier. Vit à Douarnenez.

The Big One World
2000
mousse polystyrène, résine appliquée, peinture polyuréthane
240 x 170 x 100 cm
acquisition 2001 | à la galerie Françoise Vigna, Nice
n° inv.001.7.1
Collection FRAC Poitou-Charentes
photo : Christian Vignaud
©Paris, ADAGP, 2011
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