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63 Bd Besson Bey | 16000 Angoulême
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> Au FRAC Poitou-Charentes


Expositions

 

2010

 

Caractères
Du 22 janvier au 22 mai 2010

Jérôme Allavena | Glen Baxter | Édouard Boyer | Marcel Broodthaers
Victor Burgin | Marc Chevalier | Sammy Engramer | Jean-Louis Garnell
Thierry Girard | Mariusz Hermanowicz | Sara Holt | Pierre Huyghe
Philippe Mailhes | Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau | Philippe Perrin
The Plug | Allen Ruppersberg | Alain Séchas | Benjamin Swaim


Œuvres des artistes, de la collection du FRAC Poitou-Charentes, de la Galerie Claudine Papillon (Paris),
de la Galerie des Multiples (Paris), de la Galerie Traversée (Munich), de la Galerie Nosbaum & Reding Art Contemporain (Luxembourg).

Si la bande dessinée peut se définir généralement comme une suite de dessins dans lesquels est inséré du texte pour raconter une histoire, les œuvres présentées mettent en tension la relation texte-visuel et proposent souvent un questionnement voire la déconstruction d’une fonction narrative éventuellement attendue. Certaines convoquent des images par du texte, d’autres procèdent inversement, s’amusent des codes de la bande dessinée et de ceux de l’art contemporain, ajustent l’autorité de l’auteur et le libre-arbitre du regardeur-lecteur.
S’il ne s’agit pas ici d’explorer plus avant les correspondances culturelles avérées entre la bande
dessinée et l’art contemporain, Caractères propose en revanche une approche de formes et enjeux rendus stimulants tant par la bande dessinée que par l’art contemporain en termes de solutions d’organisation de ce qui est porté au regard et à l’entendement. Ainsi, l’album, la planche, la case, le dessin, l’image, le texte − aspects de la bande dessinée − ouvrent-ils, au gré des œuvres, sur la question du multiple, de l’édition, de la narration et de l’ellipse, de la composition en séries, en grilles et polyptiques, du devenir image du dessin, de la graphie entre écrit et dessin, des interactions entre texte et image, de la fécondité des jeux sémantiques entre texte et image, de la force suggestive, enfin, de l’un sans l’autre.
Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

 

 

 

2009

 

Rémy Hysbergue
D'ici on pourrait croire que la vue est imprenable
Du 25 septembre au 12 décembre 2009


Exposition monographique

« Rémy Hysbergue est strictement peintre. C’est par l’expérimentation picturale qu’il se confronte aux spécificités de ce médium, c’est de l’intérieur de la discipline qu’il en explore les possibles, c’est depuis son quotidien de peintre qu’il évalue les acquis de l’histoire de la peinture, et enfin, c’est par sa peinture virtuose qu’il sonde notre culture visuelle contemporaine, nos accoutumances esthétiques, nos soumissions aux effets et signes visuels issus de la société de consommation et de communication de masse.

Ravissement, Bluff, Cordialement, Pour l’instant, Circonstanciels, Irrévérences, Pour voir, Étendues… chaque série, chaque peinture de Rémy Hysbergue se propose comme résolution convaincante d’une équation à plusieurs inconnues : synthèse historienne de la peinture / aboutissement temporaire de la démarche de l’artiste / pertinence de l’œuvre dans son contexte d’émergence. Son travail questionne autant l’abstraction picturale que le médium photographique quant aux appareillages formels qui conditionnent l’apparition potentielle d’une image. »
Alexandre Bohn, commissaire de l’exposition, directeur du FRAC Poitou-Charentes

 

008. Collection, nouvelles connexions
Du 13 mars au 29 août 2009

Karen Andreassian | Davide Balula | Emily Bates | Anna Baumgart
Hervé Bezet | Sylvie Blocher | Édouard Boyer | Roe Ethridge
Vincent Ganivet | Marco Godinho | Alex Hubbard
Rémy Hysbergue | Ingrid Luche | Rabih Mroué | Eileen Quinlan
Kristina Solomoukha | The Plug | Heidi Wood | Akram Zaatari

Exposition des nouvelles acquisitions.
29 nouvelles œuvres de 19 artistes : après quatre ans d’interruption, le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes a pu, en 2008, poser les bases d’un nouveau programme d’acquisitions.

Autour d’Alexandre Bohn, directeur, le nouveau comité technique d’achat composé de Yann Chevallier, responsable arts visuels du Confort Moderne, Poitiers, Enrico Lunghi, directeur général du Musée d’Art Moderne Grand Duc Jean (MUDAM), Luxembourg, et Stephen Wright, théoricien de l’art, Paris, a porté un regard aigu sur la collection. Il a considéré que chaque nouvelle œuvre devait pouvoir générer de multiples nouvelles connexions avec le corpus éclectique de la collection.
C’est ce à quoi le FRAC Poitou-Charentes s’emploiera au fil de ses actions de diffusion et de médiation dans les mois et années à venir. Dans l’immédiat, nous sommes heureux de partager le plaisir simple de découvrir ces nouvelles œuvres réunies en une exposition et d’évaluer ainsi ce qui, déjà, peut se jouer entre elles.

008. Collection, nouvelles connexions met en évidence la grande diversité technique et formelle des œuvres acquises, l’extrême variété de leur ton et l’ouverture extra-occidentale de leur aire d’origine. Cet ensemble d’œuvres stimulant, à l’instar de la collection qu’il a rejoint, est représentatif de la création contemporaine. Les œuvres qui le constituent viennent enrichir, dans la collection, les ensembles constitués autour du travail sur la mémoire, l’archive et le document (Andreassian, Mroué, Zaatari) ; d’une vision poétique et métaphorique du monde (Balula, Godinho, The Plug) ; du portrait sociologique et psychologique (Bates) ; de l’image médiatique, fictionnelle et politique (Baumgart, Bezet, Solomoukha) ; de la question de l’inscription de l’individu dans la société contemporaine (Blocher) ; de la délégation du geste créatif, du protocole et de la règle du jeu (Boyer, Wood) ; de la transfiguration du trivial (Ethridge, Ganivet) ; de la peinture, son histoire et son expérimentation (Hubbard, Hysbergue, Quinlan) ; de l’architecture, du design et de leur incidence sur les comportements sociaux (Luche)…

 


2008

Pièces à vivre
Du 1er juillet au 5 octobre 2008

Avec les artistes de la collection :
Joseph Beuys | Michel Blazy | Angela Bulloch
Maurizio Cattelan & Philippe Parreno
| Pascal Convert
Trisha Donnelly
| Jim Isermann | Claude Lévêque
Mathieu Mercier *
| Regina Möller | Romain Pellas
Georges Tony Stoll
| Heidi Wood **

* Collection FRAC Nord-Pas de Calais
** Production de l'artiste, Courtesy Galerie Anne Barrault, Paris

Pièces à vivre, la première exposition proposée par le FRAC dans ses nouveaux murs à Angoulême, est très majoritairement fondée sur un choix d’œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes. Alors qu’il sera donné au FRAC, aux artistes, ainsi qu’au public, d’habiter de leurs rencontres cette nouvelle infrastructure, Pièces à vivre, par les œuvres présentées, croisera des propos d’artistes sur la relation de l’œuvre d’art au décorum domestique, sur une esthétique du quotidien, sur la prégnance des espaces architecturaux ou sur les conditions matérielles d’une convivialité. Les œuvres choisies jouent directement avec l’architecture du lieu, allant parfois jusqu’à requalifier la fonction d’un espace et offrir au visiteur une expérience au-delà du visuel.

29 juin : inauguration avec une cascade de domino-parpaing : performance de Vincent Ganivet
18 septembre : visite inédite de l'exposition par l'artiste Georges Tony Stoll et présentation de la saison 2008-2009

 

Larsen
Du 7 novembre 2008 au 7 février 2009

Avec les artistes de la collection :
Francis Baudevin | Édouard Boyer*
Marcel Duchamp
| Éric Duyckaerts
Sammy Engramer
| Franck Éon | Richard Fauguet
Hans-Peter Feldmann
| Sylvie Fleury
Frédéric Fourcaud
| Hallgrimur Helgason
Pierre Huyghe
| Pierre Jahan | Bertrand Lavier
Les ready-mades appartiennent à tout le monde ®
Philippe Parreno
| Martin Tupper | Jens Wolf

* production pour l’exposition

Larsen présente un ensemble d’œuvres de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes autour d’une de ses pièces maîtresses, une Boîte en valise de Marcel Duchamp, rarement montrée depuis son acquisition en 1988.

Marcel Duchamp, précurseur de l’art contemporain au début du 20ème siècle, réalise à partir de 1936 et jusqu’à sa mort en 1968 des boîtes à systèmes contenant des reproductions miniaturisées de ses œuvres les plus importantes. La Boîte en valise de la collection du FRAC Poitou-Charentes, produite en 1966, est une œuvre, image de l’œuvre ainsi presque accompli.

Le principe duchampien du ready-made ayant, dans un premier temps, contribué à imbriquer l’art et la vie, on peut estimer aussi qu’il a constitué le ressort de bien des apparentes tautologies modernes et postmodernes. La posture interdisciplinaire de Marcel Duchamp, son entreprise indisciplinée de dédain des dogmes et des manifestes, des styles et des écoles, sa validation appropriationniste d’éléments de la réalité extra artistique, ont enjoint, au fil des décennies, les artistes à faire œuvre de la (re)définition de leurs propres champs disciplinaires - peinture, sculpture, musique, danse, cinéma, littérature… - par l’introspection, l’expérimentation et l’exploration de leurs limites présupposées. La décennie d’après guerre est ainsi constitutive d’un Modernisme déjà tardif dont la finesse de Marcel Duchamp avait très largement anticipé la prise de distance par rapport aux utopies sociales et politiques.

A suivi le moment « hors limites » et protéiforme des années 1960 et 70 (Pop Art, Land Art, happening, Fluxus, performance, Body Art, Actionnisme Viennois, Nouveau Réalisme, Art Minimal, Art Conceptuel…) qui est celui de la véritable affirmation d’une spécificité de l’art contemporain redevable, elle aussi, des fulgurances duchampiennes. Cette période ouvrant sur le postmodernisme artistique des années 1980 et 90, est concomitante des premiers énoncés philosophiques de la postmodernité. Les artistes et les philosophes constatent de concert l’effondrement des idéologies, l’échec patent des utopies révolutionnaires, la fin des « grands récits ».

Bien des artistes émergeants dans les toutes dernières années du deuxième millénaire, tels de humbles antihéros, sondent les interstices de l’ordre et des formes établies ou mettent en lumière le nivellement des valeurs culturelles. Éprouvant l’idée de fin de l’Histoire ou, du moins, l’épuisement d’une conception linéaire de l’Histoire et de ses avant-gardes, d’autres valorisent des esthétiques, des champs culturels et des modes d’expression jusqu’ici méprisés ou relisent en se les appropriant, en les mêlant, en les manipulant, des œuvres du passé.

Pierre Jahan s’applique à documenter la circulation des œuvres pendant l’Occupation puis à la Libération. À des fins de composition picturale, Francis Baudevin pompe le graphisme commercial gonflé de références à l’abstraction géométrique. Jens Wolf préfère peindre de faux anciens tableaux que de faux tableaux anciens. Philippe Parreno active un personnage de manga. Édouard Boyer augmente la visibilité du style du dessinateur de presse Willem. Éric Duyckaerts fait œuvre d’une forme langagière professorale et de l’évocation d’un dispositif de médiation multimédia. Sammy Engramer soumet une narration à l’architecture de la page d’accueil d’un moteur de recherche Internet première génération. Bertrand Lavier recourt à la photographie pour faire d’un badigeon une peinture, par la socle questionne la captation muséographique de l’objet, fait un film d’une peinture de Kasimir Malevitch. Déconstruisant le cinéma, Pierre Huyghe met en images la fabrication invisible du doublage des voix. Franck Éon réplique en vidéo la peinture de John Currin. Richard Fauguet problématise sa figuration de « héros » par le recours à des matériaux improbables. La prolifération d’images tient lieu de projet à Hans-Peter Feldmann. Pif, Captain America, Bonaparte, Sigmund Freud, Bouddha, Frédéric Fourcaud offre en sculpture, un panthéon du tout-venant. Détournant les Brillo Boxes de Warhol, Sylvie Fleury corse son propos sur l’image de la femme. Hallgrimur Helgason peint une mise en abîme iconique et médiatique de l’individu clownesque. Philippe Thomas disparaît derrière le nom commercial d’une agence de publicité, Les ready-mades appartiennent à tout le monde®, qui lance un casting pour nourrir l’histoire de l’art. Martin Tupper est à la fois commissaire d’exposition, artiste, fiction et pseudonyme.

L’exposition Larsen propose l’hypothèse d’une qualité intrinsèque à la citation, de la plus-value de la copie et de la série, de la vertu de l’appropriation et du détournement.

Alexandre Bohn

Mise en ligne de l'œuvre L'Hôtel de l'Harpe de Sammy Engramer, conception numérique : David Foucher

31 janvier : performance de l’artiste Édouard Boyer. Dans le cadre du 36ème Festival International de la Bande Dessinée, l'artiste et le FRAC invitent le public à participer à la réactivation de son œuvre "Fortune", à livrer ses questions à Eve la cartomancienne, à les voir se transformer en motifs et en recouvrir les murs…
1er février : ouverture exceptionnelle de l'exposition Larsen dans le cadre du Festival International de la Bande Dessinée

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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> Diffusion de la collection
en région Poitou-Charentes

Expositions hors les murs


2010

Musée de l'île d'Oléron | Charente Maritime
Exposition Un tout petit monde du 6 février au 30 mai 2010

Karen Andreassian | Fayçal Baghriche | Trisha Donnelly
Jean-Charles Hue | Claude Lévêque | Ilana Salama Ortar
Bruno Peinado | Éric Poitevin | Alain Séchas
Bruno Serralongue | Akram Zaatari

Le Musée de l’île d’Oléron et le Fonds Régional d’Art contemporain Poitou-Charentes ont simultanément mené à bien leur restructuration au cours de ces dernières années. Le musée de civilisation et de culture locale insulaire, d’une part, et le promoteur régional de l’art contemporain par sa collection, d’autre part, bénéficient aujourd’hui d’infrastructures les rendant mieux à même d’accomplir leurs missions réciproques. Ainsi, le Musée de l’île d’Oléron, outre la présentation permanente de ses collections, s’est-il engagé dans une programmation d’expositions temporaires alors que le FRAC Poitou-Charentes s’applique à développer des partenariats visant une diffusion territoriale pertinente de sa collection.
La collaboration inédite entre le Musée de l’île d’Oléron et le FRAC Poitou-Charentes, dont l’exposition Un tout petit monde est le premier fruit, résulte de la volonté du musée de proposer à son public un accès à l’art contemporain tout en enrichissant, par les œuvres, des problématiques qui lui sont propres. Répondant avec enthousiasme à cette sollicitation, le FRAC a confronté sa collection à l’axe thématique retenu et opéré un choix d’œuvres de sa collection constitué aussi bien de pièces emblématiques que d’œuvres de jeunes artistes tout récemment acquises.
Peinture, photographie, sculpture, installation, vidéo, son, et site Internet, les œuvres présentées témoignent de la grande diversité technique et formelle de l’art contemporain et interrogent de manière croisée les notions de territoire, de culture et d’identité.
Qu’elles nous transportent en Arménie avec Karen Andreassian ou à la frontière Israélo-Libanaise avec Ilana Salama Ortar, qu’elles nous campent dans notre hic et nunc comme le son de la cloche de Trisha Donnelly ou nous donnent à danser avec l’étrange étranger rencontré par Jean-Charles Hue, qu’elles nous parlent de transmission et de filiation comme l’attendrissant portrait de famille d’Alain Séchas, les anciens combattants d’Eric Poitevin ou les promenades filmées d’Akram Zaatari, qu’elles évoquent l’oppression et la revendication des peuples tibétain avec Bruno Serralongue ou afro-caribéen avec Bruno Peinado, qu’elles rêvent d’une Terre sans nation et de sociétés plus respectueuses des individus avec Fayçal Baghriche et Claude Lévêque, les œuvres relient chacun d’entre nous à cette humanité intemporelle qui partage tant bien que mal un tout petit monde.
Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

Exposition du 6 février au 30 mai 2010
Le Musée de l’île d’Oléron
- Tél. 05 46 75 05 16
9 place Gambetta | 17310 Saint-Pierre d’Oléron
www.oleron-nature-culture.com

 

 

CRDP de Poitou-Charentes à Poitiers | Vienne
Exposition Stand PLV du 15 février au 15 mai 2010

Francis Baudevin |Jean Dewasne | Jim Isermann
Bertrand Lavier | Claude Lantier

L'exposition construite à partir du module d’œuvres intitulé Stand P.L.V. - soit « Stand de Publicité sur le Lieu de Vente » - met en jeu les modes et les stratégies de présentation, de décoration et d’exposition qui nous entourent : que l’on soit au musée, à la maison ou dans les rayons d’un supermarché.
Les œuvres jouent toutes de leur impact visuel, plastique, graphique et coloré, déniant toute autorité à une hiérarchie supposée qui départagerait peinture et décoration, sculpture et mobilier, musée et living room. Leur statut lui-même est mis en débat, interrogeant l’objet et sa représentation, le produit et sa présentation, l’œuvre et son exposition.

Cette première présentation du cycle d'expositions consacrées aux Modules d'œuvres de la collection du FRAC, dans le cadre d'une collaboration nouée cette année avec le CRDP de Poitou-Charentes, s'enrichira de la publication d'éditions intitulées "Modules pour l'art contemporain".


Nouvel espace L'Art Cella - Tél. 05 49 60 67 03
CRDP de Poitou-Charentes

6 rue Sainte-Catherine | 86000 Poitiers

 

 

Lycée Émile Combes à Pons | Charente-Maritime
Exposition Leçon de choses du 27 février au 1er avril 2010

Clarisse Doussot | Alex Hubbard | Paul McCarthy
Dan Peterman
| Mimmo Rotella | Daniel Schlier
Roman Signer
| Jean-Luc Vilmouth

carton d'invitation de l'exposition Leçon de choses au lycée Emile Combes à Pons

À travers l'invitation du Lycée Émile Combes, il s’agit pour le FRAC Poitou-Charentes de donner à voir et de partager, dans un souci de proximité et d’éducation artistique, un ensemble d’œuvres remarquables, choisies dans sa collection.
L’inscription de cette exposition au sein du lycée, met aussi en avant le souhait qu’il a de contribuer à l’appréhension de l’art et de la culture d’aujourd’hui par la diffusion de sa collection sur le territoire régional, dans une attention portée tout particulièrement aux jeunes et au public de proximité.

Leçon de choses
Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, qui est jeté devant lui, la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets. Là où les leçons de choses, en pédagogie, avaient pour objectif d’éveiller les jeunes esprits en leur faisant découvrir les réalités de leur temps, il ne s’agit pas, ici, de regretter leur disparition, mais plutôt d’aborder les réalités de notre époque, à travers l’expérience des œuvres d’aujourd’hui.

Médiathèque - Tél. 05 46 91 86 00
Lycée Émile Combes
Rue du Lycée | 17800 PONS
www.lycee-pons.org

 

Lycée Marguerite de Valois à Angoulême| Charente
Exposition À bas l'espace ! du 13 au 31 mars 2010

Marie Bourget | Candida Höfer
Pierre Joseph
| Thierry Mouillé
Bojan Sarcevic

Affiche de l'exposition À bas l'espace au lycée Marguerite de Valois, Angoulême

Ill : Pierre Joseph, Mon plan du plan de Métro de Paris, 2000, collection FRAC Poitou-Charentes

À bas l’espace ! ou l’expérience de lycéens qui, devenus commissaires, s’interrogent sur la mise en espace des œuvres qu’impose une exposition. Un exercice grandeur nature à partir de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes dont est née une mise en abîme : contraindre dans un espace restreint des oeuvres qui l’expérimentent, le questionnent dans sa matérialité ou sa symbolique. Une approche tautologique visant non pas à enfermer le visiteur, mais à solliciter sa capacité à s’en extraire physiquement et produire une projection mentale.

Entre les représentations subjectives subissant les aléas de la mémoire (Pierre Joseph, Mon plan du plan de Métro de Paris, 2000) ou des basculements inattendus (Marie Bourget, Point de vue, 1983/84), les évocations symboliques d'architectures matérialisant le savoir (Candida Höfer, Deutsche Bücherei Leipzig IV, 1997 - Bibliothek Salamanca I, 1998) ou devenues réceptacles de paraboles humanistes (Bojan Sarcevic, Il semble que l'animal est dans le monde comme l'eau dans l'eau, 1999) et enfin, les velléités structurelles et formelles mises en doute par un simple souffle (Thierry Mouillé, Le plan, 1994), la sélection opérée par ces élèves tend à déjouer une définition trop matérialiste de l'espace.

L’exposition À bas l’espace ! a été conçue par Julien Badier, Farah Bouchet-Lambert, Jason Jouannet, Kilian Costa et Asma Maoulida, en collaboration avec Renaud Lambert, professeur d’arts plastiques au lycée Marguerite de Valois et Céline Redonnet, médiatrice au FRAC Poitou-Charentes. "Pendant un mois, nous avons passé tous nos lundis après-midi à travailler au FRAC Poitou-Charentes pour concevoir et préparer cette exposition. À travers ce projet, nous avons découvert et approfondi nos connaissances sur le monde de la communication, de l’art, des artistes, de la médiation et des commissaires d’exposition."

Par cette collaboration avec le lycée Marguerite de Valois, il s’agit pour le FRAC Poitou-Charentes de donner à voir et de partager, dans un souci de proximité et d’éducation artistique, un ensemble d’œuvres remarquables, choisies dans sa collection.
L’inscription de cette exposition au sein du lycée, met aussi en avant le souhait qu’il a de contribuer à l’appréhension de l’art et de la culture d’aujourd’hui par la diffusion de sa collection sur le territoire régional, dans une attention portée tout particulièrement aux jeunes et au public de proximité.

Lycée Marguerite de Valois
Tél. 05 45 97 45 00
Rue Louise Lériget | 16000 Angoulême
www.lyceevalois.com

 

2009

 

Médiathèque municipale de Vouillé | Vienne
Exposition Leçon de choses du 6 janvier au 25 février 2009

Delphine Coindet | Clarisse Doussot
Paul McCarthy
| Ernest T.

Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, « jeté devant lui », la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.

Médiathèque Municipale
2 ter Basses Rues | 86190 Vouillé
Tél. 05 49 54 43 86

Delphine Coindet Les Pierres Précieuses

 


Espace d’Arts, Galerie du Lycée Valin, La Rochelle | Charente-Maritime
Exposition Texto du 8 janvier au 17 février 2009

Michel Dector / Michel Dupuy
Sara Holt | Les Levine | Patrick Tosani

« Texto », c’est, dans le texte, l’idée que le langage est une dimension ou un sujet privilégié de l’art d’aujourd’hui. Dans l’art moderne et contemporain, la lettre, le mot, le verbe, l’énoncé, le textuel intègrent le registre du visuel de différentes façons. Les œuvres regroupées ici renvoient pour certaines, à l’étymologie du terme « graphique », qui lie étroitement dessin, écriture, trace, et pour d’autres, aux spécificités scientifiquement décrites du langage, que ce soit sur un plan logique ou linguistique.

Espace d’Arts
Galerie du Lycée René-Josué Valin

Rue Henri Barbusse
17000 LA ROCHELLE
Tél. 05 46 44 27 48

Sara Holt

 

 

 

Château de Bressuire | Deux-Sèvres
Exposition Puissance & Gloire du 17 janvier au 22 février 2009

Glen Baxter | BAZILEBUSTAMANTE| Trisha Donnelly
Marie Fagué
| Patrick Faigenbaum | Henri Foucault
Carsten Höller
| Sarah Jones | Claude Lévêque
Thierry Mouillé
| Jean-Luc Moulène | Alain Séchas
Bruno Serralongue
| Roman Signer
Elmar Trenkwalder
| Olivier Zabat

Dans le cadre de sa mission de diffusion en région, le FRAC Poitou-Charentes a conçu cette exposition spécifiquement pour le Château de Bressuire, en relation avec son histoire.
Elle rassemble 17 artistes (parmi lesquels - pour n'en citer que quelques uns - Glen Baxter, Claude Lévêque, Alain Séchas ou Carsten Höller) et présente 29 œuvres remarquables de la collection du FRAC tous médiums confondus (sculpture, dessin, photographie et installation).

Les œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes choisies pour cette exposition font écho à une certaine ambivalence du château, hésitant au fil des siècles entre puissance belliqueuse et affichage glorieux. Elles questionnent les signes du pouvoir, leur transmission sociale, la prégnance de la famille, de la lignée, de la descendance. Elles placent l’enfant, l’adolescent, dans le champ des jeux de pouvoir de leurs parents. Elles pointent des formes de violence faites à l’individu par les clivages sociaux et envisagent la dégradation d’un ordre établi.

Cette première manifestation augure d’un heureux partenariat entre le FRAC et la Ville de Bressuire, les œuvres de sa collection trouvant naturellement leur place au sein cette institution patrimoniale publique à vocation culturelle.
Elle reçoit le soutien de l'Éducation Nationale : l'Inspection académique des Deux-Sèvres étant particulièrement engagée dans l'accompagnement pédagogique de l'exposition auprès des écoles.

Château de Bressuire
79300 Bressuire
Tél. 05 49 74 46 33

exposition de la collection du FRAC Poitou-Charentes

 

 

 

Collège André Brouillet de Couhé | Vienne
XIème Rencontre collégienne d'art contemporain
Exposition Leçon de choses du 17 mars au 15 avril 2009

Clarisse Doussot | Alex Hubbard
Paul McCarthy
| Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau
Dan Peterman | Ernest T. | Jean-Luc Vilmouth

Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, « jeté devant lui », la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.

Collège André Brouillet
2 rue de Swaffham | 86700 Couhé
Tél. 05 49 59 21 57

module d'exposition Leçon de chose au collège de Couhé

 


Lycée Professionnel Charles Augustin Coulomb à Angoulême | Charente
Exposition eXotica du 19 mars au 19 avril 2009

Delphine Coindet | Philippe Parreno

"Quelque part en dehors du monde… elle n’est pas un fantôme, simplement une coquille vide."
L’histoire d’Annlee, héroïne virtuelle, croise celle d’un anonyme, un certain «X» et son ombre noire…

Issue d’une collaboration étroite entre le Fonds Régional d’Art Contemporain et le Lycée Charles Augustin Coulomb, l’exposition « eXotica » est née du désir d’accueillir au sein de l’établissement deux œuvres contemporaines de la collection du FRAC, des deux artistes reconnus que sont Delphine Coindet et Philippe Parreno. Une sculpture et une installation vidéo qui mettent en jeu des problématiques liées à l’image, à l’objet, aux technologies, au « faire sens » du « faire » et du « savoir-faire ».

L’exposition résulte d’une belle implication des enseignants : Pierre Bourdareau, Sophie Coudray, Gérard Duhamel, Jean-Jacques Marvielle et de leurs étudiants de Design d’Espace (BTS et MANAA, mise à niveau en arts appliqués).

« Le projet des BTS design d’espace consistait à penser les moyens d’organiser, de signaler les relations entre les œuvres dans l’espace du lycée, les moyens d’accompagner, d’assurer les temps de médiation qui accompagneront l’exposition inscrite au sein du Lycée Charles A. Coulomb.
objectifs généraux
- favoriser, au sein de l’établissement, la rencontre de différents publics avec des oeuvres d’art
- associer à un projet artistique des élèves, des étudiants, des enseignants de différentes disciplines
- créer des relations spatiales innovantes entre des lieux éloignés de l’établissement
- réactiver des espaces quotidiens par la présence d’oeuvres d’art
- initier, développer, auprès des enseignants des deux lycées, d’autres « pratiques » culturelles
- affirmer l’image d’un établissement ouvert à la culture contemporaine objectifs spécifiques (élèves et étudiants en arts appliqués)
- étudier, dans une relation de proximité, des oeuvres d’art contemporain et leurs significations
- apprendre à analyser, verbaliser, argumenter l’expérience des œuvres
- renforcer une culture générale et une culture artistique indispensables
- étudier les nécessités et les « effets » d’un accrochage d’œuvres dans des espaces non-spécifiques
- former des étudiants volontaires de Mise à Niveau et de BTS design d’espace à des actions de médiation.
- faire projet pour les étudiants de BTS : étude événementielle des conditions de signalisation et de médiation des
œuvres exposées au sein de l’établissement

Au-delà de leur intérêt artistique, la découverte de ces œuvres offre l’opportunité de solliciter, de développer un intérêt élargi, un regard critique vis à vis d’un environnement social, politique, technique ou médiatique avec lequel elles entrent inévitablement en résonance.
Dans un établissement scolaire comme le nôtre, qui voit se cotoyer des élèves et des étudiants aux centres d’intérêt multiples, la présence d’oeuvres d’art peut certainement devenir le prétexte à de nouveaux échanges et débats, l’occasion d’autres formes de transmission, elle peut renouveler les rapports entre élèves, étudiants, et peut-être aussi entre membres adultes de la communauté éducative. Elle peut enfin contribuer à réinventer ou poétiser les espaces investis (une salle de cours ou un atelier). »
Pierre Bourdareau, Sophie Coudray, Gérard Duhamel, Jean-Jacques Marvielle

Lycée Ch. A. Coulomb
Allée Joachim du Bellay | BP 1369 | 16000 Angoulême Cedex
Tél. 05 45 61 83 00


exposition eXotica au Lycée Ch.A. Coulomb, Angoulême

2008

 

Lycée professionnel agricole de Grand-Pont | 86300 Chasseneuil du Poitou
Du 21 avril au 23 mai 2008

Stand P.L.V.
Œuvres de la collection :
Francis Baudevin | Jean Dewasne | Jim Isermann
Claude Lantier
| Stéphane Magnin | Didier Marcel

Dans la perspective de sa migration vers le Lycée Kyoto, le Lycée professionnel agricole de Grand-Pont a souhaité accueillir pour la dernière fois dans ses locaux de Chasseneuil du Poitou, une exposition d’oeuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes.
Ouverte à la population environnante et accessible aux élèves des établissements voisins, cette exposition intitulée Stand P.L.V. - soit « Stand de Publicité sur le Lieu de Vente» - s’inscrit dans le travail de réflexion sur l’identité et l’image du futur Lycée Kyoto.
Les oeuvres des artistes réunis à cette occasion interrogent les modes et les stratégies de présentation, de communication, de décoration et d’exposition qui nous entourent.
Les oeuvres jouent toutes de leur impact visuel, plastique, graphique et coloré, déniant toute autorité à une hiérarchie supposée qui départagerait peinture et décoration, sculpture et mobilier, musée et living room.

L’Art Moderne, le Bauhaus, l’Abstraction et parallèlement le développement du graphisme et du design ont fait sortir l’art de son cadre comme ils l’ont fait descendre de son socle pour venir habiter les lieux quelqu’ils soient : espaces publics ou espaces domestiques. Jean Dewasne, qui représente ici la figure tutellaire et le seul artiste véritablement abstrait de l’exposition, se qualifie dès le début des années 1950 (dans la lignée de Fernand Léger) de « peintre de l’âge industriel ». Très tôt il utilise des techniques novatrices qui lui permettent d’élargir le champ de la peinture et d’inscrire l’art dans la ville par de grands décors publics.
Cinquante ans après, le design, le graphisme et l’art affichent réciproquement leurs porosités, à tel point parfois que l’on ne sait plus si l’on est au musée ou au supermarché, si une chaise est une oeuvre d’art où si l’on peut s’asseoir dessus.
Les artistes en jouent ici, avec humour et irrévérence ; mais attention il serait trop simple de n’y voir qu’allusions ou détournements. S’il est avéré qu’une pile de magazines de Flash-Art peinte par Claude Lantier, nous fait penser à un Frank Stella, tandis que Stéphane Magnin torpille la cote de l’art américain avec ses drippings mécaniques, que Jim Isermann joue la déco tendance avec un motif de napperon, que Francis Baudevin singe le mobilier urbain et le graphisme publicitaire, tandis que Didier Marcel décline ses « podiums » mobiles tels des produits de luxe ; il n’en est pas moins certain que les choix esthétiques d’efficacité des formes, des couleurs, des matériaux qui prévalent ici sont le fait d’artistes et non de chefs de pub ou d’agences de communication. Les leurres s’affichent en tant que tels, le spectateur n’est pas la cible si ce n’est celle de la réflexion à porter sur l’environnement qui nous entoure et qui détermine aussi quotidiennement nos choix et nos comportements.

 

 

EPLEFPA Lycée professionnel agricole Georges Desclaudes | 17100 Saintes
Du 9 octobre au 7 novembre 2008

Leçon de choses
Œuvres de la collection :
Delphine Coindet
| Clarisse Doussot | Paul McCarthy
Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau
| Ernest T.

Le Lycée Georges Desclaude fête son Centenaire et invite le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes pour une première exposition de sa collection intitulée Leçon de choses.
À travers cette première collaboration, il s’agit pour le FRAC Poitou-Charentes de donner à voir et de partager, dans un souci de proximité et d’éducation artistique, un ensemble d’oeuvres remarquables, choisies dans sa collection.
L’inscription de cette exposition au sein du lycée professionnel agricole, met aussi en avant le souhait qu’il a de contribuer à l’appréhension de l’art et de la culture d’aujourd’hui par la diffusion de sa collection sur le territoire régional, dans une attention portée tout particulièrement aux jeunes et au public de proximité.

Leçon de choses
Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, qui est jeté devant lui, la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une oeuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets. Là où les leçons de choses, en pédagogie, avaient pour objectif d’éveiller les jeunes esprits en leur faisant découvrir les réalités de leur temps, il ne s’agit pas, ici, de regretter leur disparition, mais plutôt d’aborder les réalités de notre époque, à travers l’expérience des oeuvres d’aujourd’hui.

 

 

Église de Saint-Martin d’Entraigues | 79100
Du 10 au 21 octobre 2008

Didier Marcel
Black, Silver and Gold

2001
Collection FRAC Poitou-Charentes

Dans le cadre de la diffusion de sa collection en région, le Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) Poitou-Charentes présente l’exposition de l’oeuvre de Didier Marcel : Black, Silver and Gold, à l’occasion du lancement de la souscription publique pour la création des vitraux de l’Église de Saint-Martin d’Entraigues (commune de Fontenille Saint-Martin d’Entraigues dans les Deux-Sèvres).


Artiste français reconnu, Didier Marcel est né en 1961 à Besançon. Il vit et travaille à Dijon où il enseigne. Il fait partie des quatre artistes nommés pour le Prix Marcel Duchamp 2008.

Les sculptures de Didier Marcel sont issues du vocabulaire formel de l’architecture et du design : le module ou la maquette qui viennent préfigurer l’espace urbain, le présentoir ou la tête de gondole qu’élaborent stratégiquement l’architecte d’intérieur ou le scénographe. Black, Silver and Gold s’apparente à la fois à la sculpture sérielle (entre socle et module minimaliste), à l’architecture high-tech voire avant-gardiste et au mobilier design (comme une sorte de podium mobile). La déclinaison de la gamme de couleurs - « noir », « argent » et « or » - joue sur plusieurs registres : constamment utilisée dans les produits de luxe pour sa correspondance aux métaux précieux, elle est aussi considérée comme particulièrement kitsch quand elle touche aux produits de consommation courante.
Le travail de l’artiste interroge les modes et les stratégies de présentation, de décoration qui sont à l’oeuvre aujourd’hui, aussi bien dans notre environnement domestique, que dans un espace d’exposition : un musée, une galerie ou une église. La modernité convoquée dans le travail de Didier Marcel a, elle aussi, édifié ses rites et ses pratiques qui entrent ici en résonance avec le contexte religieux du lieu d’exposition.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 
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