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63 Bd Besson Bey | 16000 Angoulême
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Expositions
au FRAC Poitou-Charentes

 

2017

Faits alternatifs
9 juin - 3 septembre 2017

Fayçal Baghriche | Sammy Baloji | Taysir Batniji | Sylvie Blocher | Laurent Chambert | Sépànd Danesh | Anthony Freestone | Maryam Jafri | Katia Kameli | Kapwani Kiwanga | Meiro Koizumi Natacha Lesueur | Lahouari Mohammed Bakir | Gianni Motti | Éric Tabuchi
collections FRAC Poitou-Charentes, FRAC Aquitaine, FRAC-Artothèque du Limousin

L’exposition Faits alternatifs peut être envisagée comme une suite de Cardo & Decumanus (FRAC Poitou-Charentes, été 2015). À la veille de la naissance du nouveau territoire administratif et politique régional, parce que cet espace a de tout temps fait fonction d’accès réciproque aux lointains intercontinentaux, cette exposition articulait des œuvres explorant l’asymétrie des relations entre l’ici et l’ailleurs, témoignant de situations violentes et inéquitables ou apparaissant comme des vecteurs de conscience et d’empathie pour une humanité plus harmonieuse et fraternelle.

Alternative facts : subtilisons l’expression de la communicante de la Maison Blanche au lendemain de l’investiture Trump. Les œuvres constitutives de Faits alternatifs incisent de subjectivités le corps supposément objectif de l’Histoire relationnelle des peuples. L’Histoire s’écrit, s’enseigne et s’apprend. L’Histoire est, aussi, une construction largement à la solde des puissants du moment.
Les œuvres d’art peuvent, face à l’Histoire comme elles le peuvent face à toute prétendue réalité constitutive de nos systèmes générateurs de hautaine insouciance, faire vaciller nos schémas de certitudes, éclairer nos sombres ignorances, stimuler des pensées contradictoires et décentrées, nous mettre à l’ouvrage, dégager des perspectives émancipées.

 

The PLAYER
WILD Wild wild
, 9 juin - 3 septembre 2017 à Angoulême

9 juin - 8 juillet
Arnaud Dezoteux, Infinite Pursuit, 2013, vidéo en boucle, 4’19’’, courtoisie de l’artiste

11 juillet - 6 août
Grégoire Motte et Éléonore Saintagnan, Les bêtes sauvages, 2015, vidéo, 36’, coproduction Red Shoes et Michigan Films, courtoisie des artistes

8 août - 3 septembre
Anne-Charlotte Finel, Entre chien et loup, 2015, vidéo, 5’44’’, courtoisie de l’artiste et galerie Jousse Entreprise, Paris

 

 

Sommaire
3 février - 29 avril 2017 à Angoulême

ABC (Artists’ Books Cooperative) | Jacques Charlier | DeYi Studio | Iconoclasistas | IKHÉA©SERVICES | Martin Kippenberger | Olivier Lemesle | Les ready-made appartiennent à tout le monde® | Ludovic Chemarin© | Victoria Principes | Raivo Puusemp | Tamarind Rossetti | That’s Painting | Tatiana Trouvé | Yann Vanderme | Hugo Vidal
collection FRAC Poitou-Charentes et autres collections

L’exposition Sommaire, essentiellement constituée d’œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes, s’annonce comme un programme. Son propos est introduit par une vidéo, Allocution sommaire, dans laquelle Paul Devautour (alias DeYi Studio) énonce une «théorie de l’art en 5 minutes» qui remet en question les contextes de création, de réception et de diffusion de l’œuvre d’art. Ainsi, chaque œuvre de l’exposition vient en décliner les interrogations sur la pratique de l’art : Quels lieux pour la création dans notre société ? Quelles relations entre l’art et le monde ? Quelle autonomie de l’art ? Quelle économie de l’artiste ? Quelle pertinence d’encore faire des expositions ? …

 

The PLAYER
Storytellers
, 3 février - 29 avril 2017 à Angoulême

3 février - 5 mars
Pauline Curnier Jardin, Cœurs de Silex, une épopée noiséenne, 2012, film couleur 16mm transféré en HD, 40’, courtoisie de l’artiste et galerie Ellen de Bruijne Projects.

7 mars - 2 avril
Anri Sala, Intervista, Quelques mots pour le dire…, 1998, vidéo, 26’, collection MAM Paris

4 - 29 avril
Jean-Charles Hue, Emilio, 2000, film couleur 16mm transféré sur DVD, 7’, collection FRAC Poitou-Charentes

 

Science-fiction institutionnelle
workshop : 20 - 24 février 2017
exposition : 25 février – 19 mars 2017 à Linazay

Léa Beaubois | Fabrice Bernasconi Borzi | Létitia Chanliau | Sara da Silva Santos | Gustave Didelot | Rémi Dufay | Caroline Etter | David Evrard | Valentine Franc | Jill Gasparina | Nicholas Goudket | Clément Hebert | Brieg Huon | Samuel Lecocq | Mathias Pfund | Bruno Schaub | Laura Spozio

Science-fiction institutionnelle est un projet et une exposition du Confort Moderne (Poitiers), accueillis par le FRAC Poitou-Charentes, site de Linazay. Cette expérience constitue un nouveau développement des activités de conservation, diffusion, expérimentation et recherche relatives aux oeuvres et à la collection menées continument sur ce site du FRAC Poitou-Charentes.
Le rapport que nous entretenons avec les oeuvres d’art est pour la plupart d’entre nous distant : nous leur rendons visite de temps en temps dans des expositions ou des musées, comme nous irions saluer des parents éloignés. Nous ne les fréquentons pas au quotidien, à moins de considérer une pile d'assiettes comme une oeuvre ou un journal télévisé comme un poème. Nous manquons cruellement d’intimité avec elles. Comment pourrions-nous, dans ces circonstances, développer une véritable relation avec elles ?
L’exposition Science-fiction institutionnelle est le résultat d’une expérience menée par un groupe de travail pendant une semaine à Linazay, dans les collections du Frac Poitou-Charentes. L’objet de cette expérience est de répondre à la question suivante : jusqu’à quel point le fait de vivre au milieu des oeuvres peut-il modifier le rapport que l’on entretient avec elles ? Et si plus d’intimité nous était permise ? Qu’est-ce que cela changerait aux expositions ? à la politique des centres d’art ? à l’engagement des publics ? au travail des artistes ? des curateurs ?
Le groupe de travail est constitué de jeunes artistes, étudiants en master à la HEAD – Genève, Haute école d’art et de design, et à l’ERG (École de recherche graphique, Bruxelles), de David Evrard, artiste et enseignant à l’ERG, et de Jill Gasparina, enseignante à la Head et curatrice au Confort Moderne à Poitiers.
Pendant une semaine, le groupe installe une base de vie à Linazay, et travaille à partir de la collection pour proposer une exposition.


2016

mono poly
17 octobre 2016 - 3 février 2017 à Linazay

uniquement pour les groupes, sur rendez-vous

Étienne Bossut | Florian Cochet | Jean-Louis Garnell | Dominique Gonzalez Foerster | Gottfried Honegger | Miltos Manetas | Olivier Mosset | Jean-Luc Moulène | Tania Mouraud Cécile Paris | Bruno Petremann | Jean-Pierre Pincemin | Claude Rutault | Pierre Tal Coat

La peinture monochrome, avant de devenir un genre à part entière a pu être comprise comme l’aboutissement historique de l’abstraction et de l’aventure moderniste. Composition suprématiste : Carré blanc sur fond blanc, peinte par Kasimir Malevitch en 1918, semble déjà indépassable trois ans après son premier Carré noir. Mais l’abstraction a ensuite pris bien d’autres formes et le modernisme a continué des décennies durant à mettre en question les pratiques, périmètres et enjeux de la création artistique. Depuis un siècle, d’innombrables artistes ont recouru au monochrome à des fins très diverses. Émancipation radicale par rapport aux attentes figuratives ou compositionnelles, recherche sur les matières et techniques, quête spirituelle et sensuelle, nihilisme critique…
Exposition haute en couleurs, mono poly révèle cette polysémie du monochrome. Le monochrome est survenu ponctuellement et de manière très différente, au cours d’un travail sur l’image, dans l’œuvre de Florian Cochet et dans celle de Miltos Manetas. L’approche photographique ou sculpturale du monochrome par Étienne Bossut, Jean-Louis Garnell, Jean-Luc Moulène, Tania Mouraud, Cécile Paris et Bruno Petremann, révèle d’abord l’acuité du regard des artistes sur le monde. La monochromie portée à l’échelle d’une installation est, pour Dominique Gonzalez-Fœrster, un vecteur d’immersion du visiteur dans un espace mental. Le monochrome a tenu une place importante dans les recherches picturales de Pierre Tal Coat, Gottfried Honegger et Jean-Pierre Pincemin et il fait de l’œuvre d’Olivier Mosset une synthèse des enjeux divers de la peinture moderne. Pour Claude Rutault, enfin, le monochrome essentialise le tableau et l’accrochage, permet le retrait relatif de l’artiste et l’implication de tiers dans la forme changeante de chaque œuvre ainsi que des jeux infinis de la peinture avec la qualité des espaces d’exposition au gré de l’activation de protocoles.

 

Dector & Dupuy, euple aincra
30 septembre - 17 décembre 2016 à Angoulême

Le FRAC Poitou-Charentes présente une exposition personnelle de Dector & Dupuy, un duo d’artistes dont la pratique s’attache à glaner dans les rues les indices et témoignages des humeurs urbaines. Intitulée euple aincra, l’exposition se constitue essentiellement de nouvelles œuvres produites à partir de l’exploration d’Angoulême et de son agglomération.
Si les artistes ne semblent pas posséder de médium privilégié (peinture, photographie, installation, performance), ils pratiquent en revanche un seul territoire de recherche : l’espace public urbain, lieu des représentations sociales tant conventionnelles que marginales. Constatant l’impossibilité d’une approche globale de la société, ils se concentrent sur des épiphénomènes témoignant d’abandons, d’absences, de luttes… Des objets visibles de tous mais non considérés. Au travers de leurs visites et expositions, Dector & Dupuy visent à souligner leur valeur politique tout en se prémunissant du jugement moral par l’usage de l’humour et de la fiction.

Le FRAC Poitou-Charentes et les artistes remercient les partenaires du projet : Eurovia Poitou-Charentes Limousin agence d’Angoulême, Plat-carr-peint, Suez, Cosmopolite, L’Alpha - Médiathèque du GrandAngoulême, Ville d’Angoulême, CAUE de la Charente, Via Patrimoine ; ainsi que, pour leur aide, Leroy-Somer et l’Union Patronale de la Charente.

Rendez-vous :

conférence, Philippe Artières, Faire trace
mardi 18 octobre à 18h15, gratuit

brunch/rencontre avec Jane Harris
5 novembre à 11h, gratuit

visite guidée performée
Dector & Dupuy, Le triangle de l’Houmeau
5 novembre à 14h, gratuit, rdv à l’Alpha


Angoulême |
The PLAYER

30 septembre - 17 décembre 2016

30 septembre - 6 novembre
Iván Argote, Untitled (New York)
, 18’15’’, 2011, © artiste & galerie Perrotin

8 novembre - 17 décembre
Bertille Bak, Le tour de Babel, 19’52’’, 2014, coll. FRAC Basse Normandie

Diorama
17 juin – 4 septembre 2016 à Angoulême

Étienne Bossut | Céleste Boursier-Mougenot | Stéphanie Cherpin | Dewar & Gicquel | Fabien Giraud & Raphaël Siboni | Carine Klonowski | Vladimir Kutusof | Guillaume Leblon | Laurent le Deunff | Didier Marcel | Benoît-Marie Moriceau | Chloé Piot

Cet été, l’équipe du FRAC Poitou-Charentes propose une exposition qui s’inspire du diorama pour illustrer l’appel du grand air que les vacances génèrent. Tous les ingrédients sont rassemblés, depuis la nature jusqu’au campement mais, parlons-nous vraiment d’escapade estivale ? Quand la mise en scène des vacances rencontre la scénographie d’une exposition collective, il en surgit avant tout l’énergie de démarches artistiques qui recomposent le quotidien, brillent d’ingéniosité et d’humour, tout en désignant les relations entretenues avec la nature.

collections FRAC Aquitaine, FRAC Bretagne, FRAC Ile-de-France, FRAC-Artothèque du Limousin, FRAC Poitou-Charentes, Musée départemental de Rochechouart, collection particulière

 

Angoulême | The PLAYER
Exotisme ?
, 17 juin - 4 septembre 2016

Ce nouveau programme The PLAYER s’attache à la notion d’exotisme, cette attitude culturelle qui nourrit notre goût pour l’étranger et influence le regard qu’on lui porte. Si l’exotisme est déterminé par une sensation d’extériorité à un sujet ou à une civilisation que, de fait, on ne comprend pas ; il est également soumis à la nécessité de susciter un désir, il nous séduit, on aimerait se l’approprier.
Les trois films programmés exposent des attitudes contrastées. Camille Varenne trouve dans la caméra un moyen de «dépasser l’altérité culturelle». Marie Voignier, dans un documentaire frayant avec la fiction, suit au Cameroun un explorateur convaincu de l’existence d’un animal mythologique. Karl Kels expose le ballet incongru des hippopotames du zoo de Vienne, parqués dans un environnement de béton pour statisfaire le plaisir des visiteurs.

17 juin - 9 juillet
Camille Varenne, Wéfo, 2015, 15’, vidéo couleur son, courtoisie de l’artiste
12 juillet - 7 août
Marie Voignier, L’hypothèse du Mokélé-mbembé, 2011, 78', collection FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur
9 août - 4 septembre
Karl Kels, Flusspferde (Hippopotames), 35’, collection FRAC Alsace

 

Hors sol
12 février - 14 mai 2016 à Angoulême

en partenariat avec l'Observatoire de l'Espace, le laboratoire arts-sciences du CNES

Paolo Codeluppi & Kristina Solomoukha | Kapwani Kiwanga | Nicolas Milhé
Bruno Petremann | Slimane Raïs | Erwan Venn | Fabien Zocco

En 1965, la fusée Diamant s’élançait depuis la base de lancement Brigitte à Hammaguir en Algérie, une date qui a marqué l’avènement de l’indépendance spatiale française. Cinquante ans plus tard, l’Observatoire de l’Espace a proposé à des artistes d’associer création et archives pour aborder cette mémoire et les questions contemporaines qu’elle soulevait. Le FRAC Poitou-Charentes a été partenaire de l’Observatoire de l’Espace à toutes les étapes de ce projet artistique.
Les artistes Paolo Codeluppi & Kristina Solomoukha, Bruno Petremann et Erwan Venn, qui ont été retenus après un appel à projets, ont imaginé des œuvres à partir des archives du programme Diamant. La documentation fournie et les œuvres produites ont d’abord été présentées dans INterDÉPENDANCE au CNES lors de la Nuit blanche 2015 à Paris et sont maintenant exposées au FRAC Poitou-Charentes à Angoulême pour une deuxième phase du projet qui s’enrichit d’autres démarches artistiques (Kapwani Kiwanga, Nicolas Milhé, Slimane Raïs, Fabien Zocco).

collections FRAC Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Observatoire de l’Espace du CNES ; prêts des artistes ; collections privées et production FRAC Poitou-Charentes

 

Angoulême | The PLAYER
Polis, 12 février - 14 mai 2016

12 février - 6 mars
Aurélien Froment, The Apse, the Bell and the Antelope, 2005, 27’40’’, collection FRAC Centre
8 - 26 mars
Deimantas Narkevicius, Energy Lithuania, 2000, 17’, collection FRAC Pays de la Loire
29 mars - 16 avril
Jean-Charles Hue, El Puma, 2009, 9’29’’, collection FRAC Poitou-Charentes
19 avril - 14 mai
Raphaël Zarka, Cretto, 2005, 6’45’’, collection FRAC Alsace

 

 

2015

Richard Fauguet - Daniel Schlier
16 octobre 2015 - 16 janvier 2016 à Angoulême

Bertrand Dezoteux | Richard Fauguet | On Kawara | August Sander | Daniel Schlier
collections FRAC Aquitaine, FRAC-Artothèque du Limousin et FRAC Poitou-Charentes ; prêts galerie Art : Concept

Une double monographie rassemblant les œuvres de deux artistes complices. Les énigmatiques et rigoureuses peintures sous verre de Daniel Schlier y côtoient l’univers fantaisiste de Richard Fauguet composé d’assemblages de verreries, de décalcomanies ou encore, d’une table de ping-pong… 
Résistant l’un et l’autre à toute catégorisation, ils manient les références, piochent autant dans l’histoire de l’art que dans la culture populaire et livrent des résultats qui troublent, amusent et réfutent tout point de vue univoque.
En complément de leurs productions, Richard Fauguet et Daniel Schlier ont été invités à choisir des œuvres d’autres artistes parmi les collections des FRAC de la future grande région.

Rendez-vous :
10 novembre
rencontre publique dans l'expositon avec Richard Fauguet et Daniel Schlier

 

Angoulême | The PLAYER
16 octobre 2015
- 16 janvier 2016

16 octobre - 14 novembre 2015
DeYi Studio, Allocution sommaire, 2014, 7’50’’, coll. FRAC Poitou-Charentes
17 novembre - 19 décembre 2015
Clara Ianni et Debora Maria da Silva, Apelo, 2014, 12’57’’, coll. FRAC Poitou-Charentes
5 - 16 janvier 2016
Maha Maamoun, Domestic Tourism II, 2009, 62’, coll. FRAC Poitou-Charentes

 

Cardo & Decumanus
exposition 3 juillet - 19 septembre 2015 à Angoulême

Saâdane Afif & Guillaume Janot | Karen Andreassian | Fayçal Baghriche | Marcel Broodthaers | Nicolas Cilins | Steven Cohen | Morgane Denzler | Pierre Joseph | Marin Kasimir | Bouchra Khalili | Peter Klasen | Regine Kolle | Joachim Mogarra | Kirsten Mosher | Thierry Mouillé | Bruno Peinado | Sarkis | Alain Séchas | Bruno Serralongue | Kristina Solomoukha
oeuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes

Les œuvres présentées évoquent une conscience d’un monde globalement nôtre, habitable et parcouru de perspectives lumineuses pour chacun. Elles établissent des liens entre l’ici et l’ailleurs, lient le local et le global. Elles content des voyages imaginaires et documentent des périples bien réels. Elles proposent d’hypothétiques cartographies ou des vues à distance sur l’autre, l’étranger. Elles expérimentent l’altérité et questionnent l’exotisme autant que l’identité. Elles convoquent notre dasein en nous confrontant avec le sort qui est fait à d’autres, aux antipodes. Elles rêvent une humanité harmonieuse et fraternelle. Elles rendent saillants des conflits et apparaissent comme des vecteurs d’empathie.

Rendez-vous :
19 septembre
Steven Cohen, Goût, performance

 

Angoulême | The PLAYER
3 juillet - 19 septembre 2015

3 – 25 juillet
Laurent Tixador & Abraham Poincheval, Total symbiose, 2001, 18’30’’, coll. FRAC Corse.
28 juillet - 22 août
Joël Bartoloméo, Mes vidéos, 1991-1995, coll. FRAC Limousin.
25 août - 19 septembre
Johan Decaix, Le projet Tsuki, 2015, prêt de l’artiste : Voyage vers la Lune, 25’36’’, Le Transport, 10’43’’, Tsukinaut, 4’51’’

 

Il faut maintenant construire le monde >
exposition 3 avril - 13 juin 2015 à Angoulême

Élisabeth Ballet | Katinka Bock | Chto Delat ? | Paolo Codeluppi | Cyprien Gaillard | Piero Gilardi
Liam Gillick | IKHÉA©SERVICES | Élodie Lesourd | Romain Pellas | Émilie Perotto | Bruno Petremann | The Atlas Group/Walid Raad | David Renaud | Bojan Sarcevic | Michel Seuphor | Kristina Solomoukha | Benjamin Swaim | Marianne Vitale

Né avec le 20ème siècle, Michel Seuphor, artiste, écrivain et critique d’art, proche de Piet Mondrian, fut une figure majeure de l’art abstrait de l’entre-deux-guerres et un observateur attentif de son potentiel d’extension hors du champ artistique. À partir des années 1950, ses Dessins à lacunes, dont relève l’œuvre qui inspire son titre à cette exposition, s’imposent comme lecture critique du Néoplasticisme et comme un appel à une efficience sociale de l’art. Cette exposition s’articule autour de cette œuvre séminale.

Rendez-vous :

23 avril 2015
Rencontre avec Émilie Perotto

6 mai 2015
Élodie Lesourd, MMoS,
concert performance pour 2 guitares, création originale dans le cadre de l'exposition avec le soutien de La Nef

 

Angoulême | The PLAYER
3 avril - 13 juin 2015

(Kids)
"- Il n’y a pas plus traîtres qu’eux.
- Comment ça ?
- Ils finissent toujours par devenir adultes. " *

Accidentellement, The PLAYER - qui voulait être un programme dégagé de toute ligne directrice - s’est fait entraîner par des enfants terribles. L’arrogance et l’opportunisme de leurs potentiels sont d’autant plus séduisants qu’ils ne les suspectent pas : inconsciente liberté, conditionnement précoce et assumé, générosité intéressée, désœuvrement accablant, défi à la mort… Un riche panel de traîtres en devenir qui, au travers d’une cruelle symétrie, nous renvoie à notre condition (à l’épithète inversée) de terribles adultes.
* Friedrich Wolfram Heubach, «Des tableaux à inspirer la pitié - À mon ami Werner Büttner» in Büttner, Cologne : Taschen, 2003, p.33

3 – 25 avril
Pilvi Takala, The Committee, 2013-2014, 15'19'', prêt de l’artiste et galerie Carlos/Ishikawa, London
28 avril – 23 mai
Laurent Montaron, Rounded with a sleep, 2006, 4'47'', collection FRAC Aquitaine
26 mai – 13 juin
Joost Conijn
Siddieqa, Firdaus, Abdallah, Soelayman, Moestafa, Hawwa en Dzoel-kifl, 2004, 41', prêt de l’artiste

 

Rien à Voir
18 septembre 2014 - 9 avril 2015 à Linazay

Jérémie Bennequin | Michel Blazy | Michel de Broin | Victor Burgin | Ludovic Chemarin© | IKHÉA©SERVICES | Les ready-made appartiennent à tout le monde® | Martin Tupper

Fluxus, l’Art conceptuel, l’esthétique relationnelle, les entreprises d’artistes… on compte de nombreux courants ou formes de l’art contemporain qui, historiques ou actuels, bouleversent les définitions normatives de l’art. En effet, pour la majorité d’entre nous, l’art doit se manifester sous la forme d’une oeuvre finalisée, être produit par un auteur identifié et se destine à être vu par un spectateur.
Qu’en est-il donc lorsqu’une oeuvre prend la forme d’un protocole dont l’interprétation est parfois laissée libre ? Qu’en est-il de la notion d’auteur quand tout un chacun peut intervenir dans le processus de création ? Une institution peut-elle acheter et conserver une oeuvre qui se définit comme un service, assuré par une entreprise ? Comment voir et exposer ces oeuvres immatérielles et évolutives ?
À l’heure de la dématérialisation de nos supports culturels, du développement de relations sociales virtuelles et d’une généralisation des flux de données, intéressonsnous à comment la création contemporaine accompagne ces changements et parfois les anticipe, quitte à nous déstabiliser.

Rendez-vous :

7 mars 2015
Performance de Jérémie Bennequin

9 avril 2015
Journée d'étude avec Damien Beguet (Ludovic Chemarin©), Jérémie Bennequin, Bernard Brunon (That’s painting), Ghislain Mollet-Viéville, Stephen Wright

Angoulême | The PLAYER du 10 octobre 2014 au 1er mars 2015

10 octobre – 25 octobre 2014
Qingmei Yao, Le troisième couplet d’Internationale solo à Monaco, 2012, 12' 29'', courtoisie de l’artiste
28 octobre – 15 novembre 2014
Marie Voignier,Les Immobiles (Standing still), 2013, 14’,courtoisie de l’artiste et galerie Marcelle Alix
18 novembre – 7 décembre 2014
Jesper Just, Lonely Villa, 2004, 5’32’’, coll. FRAC Champagne-Ardenne
9 décembre 2014 – 4 janvier 2015
Cyprien Gaillard, Cities of gold and Mirror, 2009, 8’50’’, coll. FRAC Champagne-Ardenne
6 – 24 janvier 2015 
Benjamin Nuel, Hotel, 2008, 13’04’’, courtoisie de l’artiste, une production du Fresnoy, studio national des arts contemporains
27 janvier – 14 février 2015
Thomas Hirschhorn, Touching Reality, 2012, 4'45'', courtesy de l'artiste et galerie Chantal Crousel, Paris
17 février – 1er mars 2015
Arnaud et Bertrand Dezoteux, Cloud Berry, 2014, 23’18’’, © 2014 Arnaud & Bertrand Dezoteux / Prod : Baldanders Films - Bandits-Mages

 

 

2014

Disparitions réciproques
10 octobre 2014 - 1er mars 2015 à Angoulême

Jérôme ALLAVENA | Olivier BABIN | Fayçal BAGHRICHE | Marc DENEYER | Liz DESCHENES | Hubert DUPRAT | Régis FABRE | Richard FAUGUET | Hans Peter FELDMANN | Vincent GANIVET | Rémy HYSBERGUE | Carine KLONOWSKI | Bertrand LAVIER | Rainier LERICOLAIS | Chrystèle LÉRISSE | Miltos MANETAS | Nicolas MILHÉ | Eileen QUINLAN | Pierre SAVATIER | Ian SIMMS | Mitja TUSEK | Marie VINDY
collections FRAC Poitou-Charentes, FRAC Limousin et courtoisies des artistes et galerie Jean Brolly

L’image, assignée à une mimêsis encensée autant que décriée, est souvent confondue avec cette fonction d’imitation ou de leurre. Ni l’industrialisation des techniques de reproduction et de diffusion des images, ni l’invention de l’abstraction par des avant-gardes artistiques au début du 20ème siècles n’ont véritablement suscité la démocratisation d’une pensée ontologique de l’image. Bien des artistes proposent cependant des œuvres dont l’étude aide à discerner l’image de l’imagerie.
« L’image a élu le visible pour se dissimuler ». Elle est « la respiration du visible », « la modalité spécifique de la présence par laquelle se manifeste l’absence de tout objet »… Parmi les définitions nuancées que Marie-Josée Mondzain avance dans L’image naturelle*, l’une accompagne très justement le choix des œuvres constituant cette exposition : l’image serait le « libre jeu des disparitions réciproques entre le monde et nous ».
Les œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes constituant, avec quelques autres, cette exposition, s’agrègent ainsi selon trois axes convergents : Fausses abstractions, l’image en dépit des apparences / Effacements – altérations de l’image / La montée des images, processus d’apparition et de perception.
Alexandre Bohn
* éd. Le nouveau commerce, coll. Les suppléments, 1995

 

Angoulême | The PLAYER du 14 mars au 7 septembre 2014

14 - 29 mars
Claude Lévêque, Asthma attack, 2004, courtoisie de l’artiste
1er - 19 avril
Fabien Giraud, The Straight Edge, 2005, coll. FRAC Alsace
22 avril - 4 mai
Dewar & Gicquel, Legs, 2012, collection FRAC, Midi-Pyrénées, Les Abattoirs, Toulouse, photo courtoisie Galerie Loevenbruck, Paris © Dewar & Gicquel
6 - 24 mai
Antoine Dorotte, Sur un coup d’surin, 2007, prêt de l’artiste
©Antoine Dorotte
27 mai - 14 juin
Bouchra Khalili, mapping journey #5, 2010, coll. FRAC Poitou-Charentes, ©Bouchra Khalili / galerieofmarseille
17 juin - 6 juillet
Yann Grolleau en collaboration avec Julien Rucheton, Sketches of Coaches, installation, 2014
8 - 26 juillet
Laurent Grasso, sans titre, 2003-2005, coll. FNAC, ©CNAP / photo galerie Chez Valentin, Paris
29 juillet - 16 août
Élisa Pône, I’m looking for something to believe in, 2007, coll. FRAC, Poitou-Charentes
19 août - 7 septembre
Camille Henrot, King Kong Addition, 2006, coll. FNAC, ©CNAP

 

Angoulême | exposition du 14 mars au 7 septembre 2014
David Brognon & Stéphanie Rollin |
Sleeping in a City that Never Wakes up

Sleeping in a City that Never Wakes up est un titre qui sonne comme un avertissement : l’exposition des artistes David Brognon & Stéphanie Rollin plonge le FRAC Poitou-Charentes dans une atmosphère nocturne, un univers dans lequel le temps semble suspendu. Jouant avec les doubles sens, multipliant les références, les œuvres maintiennent le visiteur dans une certaine ambiguïté où cohabitent récits individuels et conventions sociales.
Présent dans la collection du FRAC depuis 2008, ce duo de jeunes artistes manipule un matériau sociétal brut, souvent marginal, dont les motifs récurrents sont l’enfermement et le contrôle. Des systèmes de confinement qu’ils confrontent à leurs propres systèmes de réfraction de la réalité, des prismes taillés pour faire jaillir de fugaces arcs-en-ciel minimalistes à la poésie acérée.

Exposition produite avec le soutien de la galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg ; du FOCUNA, Fonds Culturel National Luxembourg ; de la Fondation Indépendance, Luxembourg ; du Théâtre d’Angoulême, scène nationale. Le FRAC Poitou-Charentes et les artistes remercient les prêteurs d’œuvres : MUDAM, Luxembourg, Galerie Albert Baronian et collections privées.
Exposition dans le cadre de Songe d'une nuit d'été 2014.

Rendez-vous
20 mars 2014 : discussion entre les artistes avec Claude Lévêque dans l'exposition

Edition
David Brognon & Stéphanie Rollin, Sleeping in a City that Never Wakes up
entretien avec les artistes : Alexandre Bohn
français et anglais ; bichromie, 25 x 32 cm, 28 pages
design graphique : Granduchy
Edition FRAC Poitou-Charentes, 2014, ISBN : 978-2-905258-12-0
1500 exemplaires, gratuit
édition avec le soutien du FOCUNA (Fonds Culturel National Luxembourg), de la Galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg, de la Galerie Albert Baronian, Bruxelles.

 

Linazay
Workshop des DNSEP 4 et DNSEP 5
| École Européenne Supérieure de l'Image

Workshop/Exposition à Linazay par les DNSEP 4 et 5 organisé par Guy Limone et Régis Pinault, professeurs à l'EESI, en partenariat avec le FRAC Poitou-Charentes.

Sortie de route | DNSEP 4 | du 31 au 5 avril
Des étudiants de l’EESI inscrits en 4ème bénéficient de l’espace d’exposition du FRAC à Linazay pour un exercice d’accrochage d’œuvres de la collection. Chacun réalise une création en regard de l’œuvre qu’il a choisie. La mise en relation des travaux des étudiants avec des œuvres issues de la collection du FRAC, la mise en espace et en tension pouvant découler de ces accrochages en sont, entre autres, les enjeux.

ON/OFF | DNSEP 5 | du 7 au 12 avril
Durant cinq jours, les étudiants en DNSEP 5 de l'EESI s'installent au FRAC Poitou-Charentes sur le site de Linazay.
Ils arrivent avec des projets prémédités (Selon Ed Ruscha «Préméditer l'inattendu») dans un espace qu'ils ne connaissent pas. L'exposition donnera lieu à des photos, des dessins et des vidéos qui seront visibles par la suite sur le site de l'École.

 

 

2013

Une tradition matérielle
11 octobre 2013 - 8 février 2014 à Angoulême

Michel Aubry | Martin Barré | Michel Blazy | Étienne Bossut | Fabrice Cotinat | Erik Dietman | Vava Dudu | Grégory Durviaux | Robert Filliou | Théodore Fivel | Simon Hantaï | Lothar Hempel | Fabrice Hybert | Rainier Lericolais | Sol LeWitt | Blake Rayne | Martial Raysse | Ferdinand Roybet* | Claude Rutault | Jacques Villeglé | Jens Wolf
Collection FRAC Poitou-Charentes et * oeuvre de la collection du Musée d’Angoulême

Depuis la Préhistoire et à l’Antiquité, une diversification de ses supports a permis d’émanciper la peinture de son lieu naturel ou architectural d’exécution. Au fil des siècles, la figuration picturale s’est rapidement circonscrite un champ spécifique d’expression, plan, rectangulaire et destiné à être présenté accroché au mur : le tableau. Le panneau de bois ou la toile tendue sur châssis constituant le support de la peinture est traditionnellement doté d’une cadre, parfois très ouvragé, marquant tel le socle pour la sculpture, la frontière entre l’espace spécifique de l’œuvre et l’alentour. Si le modernisme peut être compris comme une entreprise d’émancipation, par les artistes, des dogmes de l’académisme, les inventions de l’abstraction au sein des Avant-Gardes du début du 20ème siècle en sont le prolongement direct. Les questionnements formalistes, processuels et critiques développés après-guerre, ont exploré les limites disciplinaires autant qu’ils ont ouvert la voie aux pratiques interdisciplinaires. Si certains artistes actuels jouissent sciemment de ces acquis pour consacrer leur démarche à des recherches différentes, d’autres continuent d’enrichir principalement ou corollairement l’étude par l’art lui même de ce qui fait la spécificité de ses productions. Ainsi, la peinture et son appareillage sous la forme conventionnelle du tableau, distanciés de la figuration, déconstruits, démontés, analysés, reconfigurés, ouverts à de multiples enjeux, constituent un axe majeur de traversée de l’histoire de l’art moderne et contemporain et un parcours possible au travers de la collection du FRAC Poitou-Charentes.

Alexandre Bohn

Le titre de l’exposition est tiré d’un texte de Art & Langage (Michael Baldwin, Mel Ramsden, Charles Harrison) publié pour la première fois sous le titre « Art & Langage Paints a Picture (a Fragment) », dans Gewad Informatief, Gand, mars 1983 et reproduit dans Art & Langage, Ikon Gallery, Birmingham, 1983. Extrait traduit par Christian Bounay dans Art en théorie 1900 – 1990, une anthologie par Charles Harrison et Paul Wood, Editions Hazan, Paris, 1997, p. 1107 à 1118.

 

Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi
Résidus cosmiques et paysage à double fond
5 octobre - 24 novembre 2013 à Linazay

Résidence d'artistes en Pays Civraisien au printemps 2013 suivie d'une exposition.
Un projet en partenariat avec le Syndicat Mixte du Pays Civraisien bénéficiant de fonds européens LEADER.

Nourries de l’intérêt commun pour l’architecture, l’histoire et l’anthropologie, les démarches de Kristina Solomoukha et de Paolo Codeluppi partagent le principe d’interaction avec un contexte. Basée sur le dialogue, leur collaboration procède par l’association d’images et d’idées parfois hétérogènes, articulant les références historiques, les données scientifiques, les techniques artisanales. Leurs installations, objets et vidéos se basent souvent sur les faits réels et les éléments existants avec un intérêt particulier pour les outils. Ce terme d’outils s’entend au sens large : à la fois techniques et intellectuels, ceux-ci leur permettent de produire des formes, de construire une réflexion.
L’exposition Résidus cosmiques et paysage à double fond, est le résultat de la résidence effectuée par Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi au printemps 2013 en Poitou-Charentes. Pour ce projet, initié par le Pays Civraisien, les artistes ont été invités à parcourir le territoire, rencontrer ses habitants et s’intéresser à la petite rivière locale la Bouleure, régulièrement asséchée sur une grande partie de son parcours en raison des infiltrations souterraines. Conçue comme une expédition dans un territoire inconnu, la résidence s’est construite à partir de ce contexte particulier pour lequel les artistes ont élaboré un véhicule d’exploration et un équipement spécifique.
Résidus cosmiques et paysage à double fond propose une mise en perspective de la notion de paysage à travers ses différentes échelles - en tant qu’un système modelé par des facteurs naturels et anthropiques ou comme perspective culturelle, avec ses grilles de lecture et d’interprétation de l’espace. Investissant le site du FRAC à Linazay, les artistes abordent l’exposition comme une partie intégrante de leurs recherches en la considérant en tant que forme et en tant que territoire.

Édition
Disponible dans l'exposition Résidus cosmiques et paysage à double fond, l'édition de Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi expose le projet et le met en relation avec leurs précédentes collaborations.
Entretien : Alexandre Bohn et les artistes.
15 x 20 cm, 24 pages, couleur

 

Heidi Wood | Apparitions collectives
du 12 avril au 7 septembre 2013 à Angoulême

Un dispositif d'exposition conçu à partir de la collection du FRAC Poitou-Charentes
dans le cadre des Pléiades, 30 ans des FRAC

à partir des oeuvres de
Francis Baudevin | Delphine Coindet | Jeanne Dunning | J. Duplo | Les Ready-Made appartiennent à tout le monde® | Ingrid Luche | Didier Marcel | Ilana Salama Ortar | Bruno Serralongue
issues de la collection du FRAC Poitou-Charentes

À l’occasion de leurs 30 ans, l’ensemble des FRAC ont élaboré un projet commun autour de leurs collections. Pour ce projet, chaque FRAC a donné carte blanche à un créateur qui a choisi des œuvres parmi sa collection et a inventé un dispositif original pour les présenter. Heidi Wood était l’artiste invitée par le FRAC Poitou-Charentes.

On a découvert le travail d’Heidi Wood au début des années 2000 par une stratégie qui mettait en avant le devenir décoratif de la peinture abstraite : l’artiste concevait des décors domestiques (type salon avec papier peint et luminaire) dans lesquels elle accrochait ses propres compositions abstraites. L’ensemble était pris en photo ou proposé sous forme de protocole et constituait, dans une logique marketing, une «suggestion de présentation».
Ceci témoigne également de son intérêt pour l’intrusion de l’économie d’entreprise dans les modes de production et de diffusion de l’art. Elle démontre celle-ci par divers moyens (parfois aussi exagérés que l’intrusion économique peut-être outrancière): diffusion de ses œuvres sous forme de spams, délégation de la production, définition d’une date de péremption des tableaux, accrochages qui s’inspirent du stand de foire ou du syndicat d’initiative, déclinaison de ses œuvres sous des formes qui empruntent au merchandising…
Dans le cadre de résidences ou de commandes publiques, Heidi Wood a pour terrain d’exploration des villes souvent inconnues dont elle cherche à extraire l’essence. Dans une esthétique proche de la peinture géométrique, c’est sous la forme de pictogrammes que ces synthèses de l’espace urbain se traduisent. À la manière de logotypes promotionnels, ceux-ci sont imprimés sur des supports bons marchés (assiette, carte postale, calendrier, panneau signalétique…) qui maintiennent la confusion entre divers domaines.Répondre à l’invitation des 30 ans des FRAC, c’est à dire devenir le créateur d’un dispositif de diffusion des œuvres de la collection d’un FRAC, a permis à Heidi Wood d’appliquer ses méthodes de travail à une collection publique d’œuvres. Ces prolongements se traduisent essentiellement par deux axes : mettre en scène les œuvres des autres (comme elle le fait avec les siennes) et décanter sous forme de pictogrammes ce qui pourrait être l’identité de cette collection.
Parallèlement, l’artiste s’est inspirée des actions régionales du FRAC pour lesquelles il élabore des ensembles d’œuvres autour d’approches formelles, théoriques ou thématiques qui répondent aux projets de structures partenaires (établissements scolaires, musées, centres d’art, écoles d’arts plastiques…).

 

2012

c’est incroyable comme on grandit
du 12 octobre 2012 au 3 mars 2013 à Angoulême

Exposition de jeunes artistes issus de l’ÉESI - École Européenne Supérieure de l’Image, Sélection parmi les diplômés 2012 (DNSEP - Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique).
En partenariat avec l’ÉESI.


Clément BOULADOUX l Nicolas COMTE | Lucie DESAUBLIAUX | Leï FANG | Baptiste FERTILLET-Émilie ROUTE | Olivier GAIN | Marie-Laure GUCCIARDI | Carine KLONOWSKI | In Ju KWON | Shuo WANG | Fabien ZOCCO

Saisis au terme de leurs études en école d’art, Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique en poche, au moment de leur envol vers des formations complémentaires ou vers leurs premières expériences professionnelles, les onze lauréats choisis, tout à l’élaboration de leur démarche artistique qu’ils sont, et quoiqu’ils recourent à des médiums très divers et proposent des formes très variées, nourrissent leurs œuvres naissantes de questionnements qu’ils partagent. Comment, jeune artiste, circonscrire et déployer une démarche artistique personnelle ? Comment l’articuler avec, d’une part, l’histoire de l’art et, d’autre part, au-delà du champ artistique, avec la société ? Comment, individu, être en ce monde qui délègue, pour chacun à d’autres, les conditions de sa subsistance, qui morcelle infiniment les tâches et les savoirs, qui trouble les fonctions et les statuts, qui désempare en submergeant de représentations, d’incitations et de sollicitations ?
Michel de Certeau ouvre une perspective en affirmant que « le quotidien s’invente avec mille manières de braconner »1 et qu’ainsi le consommateur, créant des usages, échappe par la tactique aux stratégies normatives d’un ordre économique dominant. Prônant « les formes subreptices que prend la créativité dispersée, tactique et bricoleuse »2, l’auteur clôt l’introduction de son livre en citant un antihéros de Witold Gombrowicz : « j’ai dû, vous le comprenez, recourir toujours davantage à de tout petits plaisirs, presque invisibles, des à-côtés… Vous n’avez pas idée combien, avec ces petits détails, on devient immense, c’est incroyable comme on grandit »3.
Clément Bouladoux, arpenteur des interzones, traduit par des photographies intimistes et de grands jus monochromes les ambiances indéfinies qui l’ont baigné. Dans un art du direct et de l’ellipse, Nicolas Comte combine l’optique analogique et numérique à de frustes installations pour générer d’imparables images d’improbables ailleurs. Lucie Desaubliaux fait de ses lectures une interface avec le monde et de son expérience de la lecture le substrat de sa démarche artistique. Leï Fang développe ses vigoureuses narrations graphiques dans l’espace interculturel sino-français qu’elle explore au quotidien. Prenant le cinéma comme matériau et objet de perception, Baptiste Fertillet, en collaboration avec Émilie Route, met en images la subjectivité du spectateur et la relativité de sa mémoire. Actant la porosité que présentent le monde tangible et ses avatars virtuels, Olivier Gain ralentit le flux de passage d’un état à l’autre. Entre présence et absence, insu et révélation, Marie-Laure Gucciardi fait l’expérience des paradoxes de l’imperceptible et de la possibilité de l’œuvre d’art. Carine Klonowski crée les conditions spatiales et temporelles d’une incertitude de la perception. In Ju Kwon nourrit ses compositions picturales géométriques de son expérience de la solitude et de l’intériorité. Shuo Wang retient de ses consultations Internet quelques images qu’il traduit en peinture et agence en compositions murales ouvrant à d’infinies narrations potentielles. Fabien Zocco révèle froidement les flux informatiques et l’interaction continue des processeurs.
En proposant une exposition de jeunes diplômés de l’École Européenne Supérieure de l’Image, le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes assume éminemment sa mission de soutien à la jeune création. L’ÉESI, partenaire direct de cette exposition, accompagne ainsi, les premiers pas professionnels de celles et ceux qui, avant l’été, étaient encore étudiants.

Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes, commissaire de l’exposition.


1 Michel de CERTEAU, L’invention du quotidien 1. arts de faire,
Gallimard, Folio essais, Paris, 1990, p. XXXVI
2 Ibid. p. LIII
3 Witold GOMBROWICZ, Cosmos, Folio, Gallimard, Paris, 1971, p.165

 

SUNSET
du 16 juin au 19 août 2012 à Linazay

dans le cadre de Songe d'une nuit d'été, parcours art contemporain et patrimoine en Vallée de la Loire

Bernhard Johannes BLUME | Michel de BROIN | Bernard CALET* | Liz DESCHENES | Brice DELLSPERGER | Hubert DUPRAT | Christelle FAMILIARI** | Piero GILARDI | Liam GILLICK | Marco GODINHO | Jean-Charles HUE | Wendy JACOB | Sieglinde KLUPSCH | Claude LÉVÊQUE | Tania MOURAUD | Jean-Pierre RAYNAUD | Claude RUTAULT | Sam SAMORE | Bojan SARCEVIC | Bruno SERRALONGUE | Georgina STARR | Benjamin SWAIM | Ian WALLACE | Olivier ZABAT
Œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes, *collection FRAC Centre, **collection FRAC Pays-de-la-Loire.

Quelques décennies avant que ne s’impose pour longtemps un théâtre classique réactivant l’académisme de la tragédie antique, William Shakespeare, avec A Midsummer Night’s Dream, se joue de la règle des trois unités. A l’unité de temps, il préfère la puissance dramaturgique du crépuscule et de l’aube et le dualisme symbolique du jour et de la nuit. A l’unité de lieu, il préfère le passage du domestique à l’espace public, l’échappée belle, la poursuite, la définition de la forêt comme site spécifique de réalisation des utopies, et le retour. A l’unité d’action, il préfère le montage convergeant d’initiatives hétéroclites et la liberté que permettent le songe et la pensée magique.
Rien d’étonnant à ce que ce théâtre de la mise en tension des aspirations contraires, de la sublime formalisation des contraintes, de l’expression de la voix de l’inconscient contre la dictature de la raison, rien d’étonnant à ce que ce théâtre baroque, donc, serve d’illustre prétexte à un parcours d’expositions d’art contemporain.
Sunset organise en clair-obscur un choix d’œuvres inspiré par des thèmes de la pièce de William Shakespeare : le retrait du monde, l’anticonformisme, l’utopie partagée, la sensualité, le corps contraint, la violence du désir, la légitimité du plaisir et les forces de l’esprit.

Ce projet a reçu le soutien du Département de la Vienne et de la Communauté de Communes du Civraisien.

 

 

GLOCAL SESSIONS
exposition du 20 janvier au 15 septembre 2012


Six artistes basés dans la région opèrent un choix cumulatif d’œuvres de la collection et sont invités en trois sessions à faire jouer leurs propres œuvres avec l’ensemble ainsi constitué. Réciproque, Glocal sessions est autant une expérience de lecture partagée de la collection qu’un contexte d’appréhension des œuvres des artistes invités.

Régis FABRE | Yann GROLLEAU | MOOLINEX
Bruno PETREMANN | Pascale RÉMITA | Erwan VENN

et
Saâdane AFIF | Harry CALLAHAN | Serge COMTE | Mariano FORTUNY | Gérard GASIOROWSKI | Rodney GRAHAM | Martin HONERT | Craigie HORSFIELD | Pierre JAHAN | Jacob KASSAY | Sol LEWITT | Dan PETERMAN | Hermann PITZ | Éric POITEVIN | Philippe RAMETTE | Ugo RONDINONE | Bruno ROUSSEAUD | Jim SHAW | Roman SIGNER | Elise TAK | The Plug & Stéphanie ROLLIN | John TREMBLAY

OEuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes

SESSION #1 | 20 janvier - 7 avril

Régis FABRE - Né en 1969 - Réside à Angoulême
Le travail de Régis Fabre regorge d'une culture du pire qui, galvaudée, passe inaperçue et se trouve digérée par l'accoutumance. Si sa pratique est variée, les sujets traités révèlent tous un climat inquiétant. Se saisissant de signes ou codes connus de tous, sa diatribe emprunte les outils de l'extrême pour se jouer du glauque socialement entretenu.
Il regroupe son travail sous l'appellation funk phenomena, le phénomène de la trouille. Mais il semble que ce maintien de la peur soit un symptôme, l'ingrédient d'un système bien plus insidieux. Noam Chomsky, linguiste et philosophe, a défini les dix stratégies de manipulation des masses : créer des problèmes puis offrir des solutions, remplacer la révolte par la culpabilité, faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion, encourager le public à se maintenir dans la médiocrité, ainsi que dans l'ignorance et la bêtise... En regard, on ressent dans la production de l'artiste une posture qui se place spontanément en contrepoint. Les œuvres soulignent le contrat tacite de chacun et l'adhésion inconsciente au système.

Yann GROLLEAU - Né en 1981 - Réside à Angoulême
Au fil de ses travaux Yann Grolleau tente «d’annexer» divers images, icônes et autres totems contemporains en les prenant comme matière première d’un sabotage en règle. Depuis la fin de ses études, il choisit de poursuivre sa pratique du rock à travers le prisme de la sculpture contemporaine. La transversalité s’opère grâce à la guitare qui cristallise ses recherches plastiques autant que conceptuelles.
Ainsi, il s’efforce de réinterpréter le vocabulaire, l’histoire et les processus de création du milieu de la chanson et du rock en particulier qu’il prend comme ferments d’une décontextualisation; afin d’en tirer plusieurs hypothèses de sculptures, installations ou dessins.


LDLF
Cold Rock (franco/italien) - Bordeaux. Guitare, basse, batterie, programmation.Pour cette exposition, Yann Grolleau a commandé au groupe bordelais LDLF la création de 6 morceaux qui seront interprétés le soir du vernissage.
«Des basses froides, des rythmes anguleux, guitares dures et voix spectrales qui violentent à la fois les dancefloors et les lits conjugaux. Des poursuites effrayantes sur les bitumes urbains ; la visite de nouvelles galaxies sombres ; la troisième guerre mondiale : il se passe à peu près tout ce que votre imagination vous dictera pendant une écoute forcément attentive tant le duo happe immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Impressionnant.»
Les Inrocks, site web, sept. 2011
http://ldlf.bandcamp.com
avec le concours de La Nef, Angoulême



SESSION #2 | 13 avril - 23 juin

Bruno PETREMANN - Né en 1974 - Réside à Angoulême
À rebours d'un produit marketing dont l'efficacité se jauge dans l'équilibre entre optimisation technique et satisfaction d'un désir, le travail de Bruno Petremann évoque une génération spontanée croisant la biologie et le design. Telle une résistance viscérale à l'uniformisation du goût, la lisse résine convulse et se mue en boursoufflures quand les modules géométriques subissent un développement viral. Ses volumes, dont l'échelle convoque à la fois la sculpture et l'architecture, affirment leur présence dans l'espace et invitent le visiteur à adopter une posture. Hésitant à percevoir une forme qui se contient ou qui jaillit, à ressentir de l'attraction ou de la répulsion, nous vivons l'exacerbation de notre adhésion ou de notre refus des archétypes stylistiques de l'objet consommable. La résistance possible, qui témoigne de l'identité plus ou moins singulière de chacun, peut s'illustrer par Bourdieu : « les goûts sont avant tout des dégoûts » envers ceux des autres, avec lesquels il y a «une distance à maintenir» (La distinction, 1979). Les pièces récentes confirmant leur déliquescence, le dégoût s’accroît proportionnellement à l’énergie dans laquelle se fond désir libidinal et pulsion consommatrice.

Erwan VENN - Né en 1967 - Réside à Châtellerault.
Le décoratif, l’ornemental et les atours domestiques de la nostalgie constituent le champ de manœuvres d’Erwan Venn. Volontiers joueur et taquin, il perturbe l’ordre des choses, en anime les calmes surfaces et révèle ainsi, à la manière de vanités contemporaines, la fragilité de l’être et l’enfance comme un état d’esprit sans cesse écorné par le temps qui passe.


SESSION #3 | 29 juin - 15 septembre

Pascale RÉMITA - Réside entre Niort et Nantes.
Si les technologies contemporaines facilitent l’accès aux images, elles accroissent d’autant plus, par leur vertigineuse profusion, la difficulté de saisir leurs nature et réception. Chez Pascale Rémita, le tableau fait office d’arrêt sur image, telle une tentative de rendre tangible le flux de la perception. Interrompre le flot, le cadrer, mettre en relation, voilà peut-être aussi l’actualité à rebours de la peinture, un médium parfois perçu comme obsolète. Mais ici, malgré l’arrêt, la sensation de vertige ne s’estompe pas. Dans un troublant va et vient, les tableaux se répondent, tissent un univers fictionnel et expérimentent le champ de la vision : de la macro à la micro, du flou à la netteté ou encore des effets de superposition et de réflexion. Cette acrobatie du regard, nourrie de jeux de réminiscence et de persistance, stimule tout autant l’œil récepteur que l’œil acteur en éveillant la capacité physique et mentale à faire image.

MOOLINEX - Né en 1966 - Réside à Poitiers.
Imprégnée d’une culture alternative punk-rock, l’œuvre de Moolinex se développe à la marge de la bande dessinée et du graphisme. Relevant de la sphère des pratiques artistiques dites « singulières », son travail plastique fait la place belle aux mots qui maillent ses peintures, dessins, estampes et autres broderies comme autant de traits d’esprit lapidaires et irrévérencieux sur la société.


Rencontres avec les artistes invités

Régis Fabre et Yann Grolleau : jeudi 15 mars à 18h
Erwan Venn : jeudi 10 mai à 18h
Bruno Petremann : jeudi 7 juin à 18h
Moolinex et Pascale Rémita : jeudi 13 septembre à 18h

 

 

2011

Renouveau Réalisme
1er juillet - 4 décembre 2011

Artistes présentés à Angoulême
Michel de Broin | Jacques Charlier | Dector & Dupuy | François Dufrêne | Etcétera | Fabrice Hybert | IKHÉA©SERVICES | Pierre Joseph | Fred Lonidier | Ilana Salama Ortar | Slimane Raïs | Franck Scurti | Bruno Serralongue | Niek van de Steeg

Artistes présentés à Linazay
Fayçal Baghriche | Ben | Henry Bond & Liam Gillick | Alain Declercq | Martin Kippenberger | Regina Möller | Les Ready-Made appartiennent à tout le monde® | Allen Ruppersberg | Daniel Schlier | Tatiana Trouvé | Martin Tupper | Xavier Veilhan | Paola Yacoub et Michel Lasserre

L’exposition Renouveau Réalisme présente des œuvres de la collection qui dérogent, avec des moyens certes renouvelés, aux formes traditionnelles des Beaux-Arts pour mieux dépeindre leur temps. Images ou objets mettant en tension leur statut même d’œuvre d’art, ces pièces posent aussi la question des stratégies artistiques et des modalités d’appartenance des artistes à leur siècle.

Présentant pour l’occasion des acquisitions récentes, cette exposition, par une mise en perspective avec des œuvres plus anciennes, révèlera des enjeux et problématiques historiquement présents dans la collection.

Parallèlement, le FRAC propose à Linazay la découverte d’autres œuvres de la collection qui prolongent la réflexion initiée par l’exposition présentée à Angoulême.

Programme

Patrick Bernier et Olive Martin et/avec Sébastien Canevet et Sylvia Preusse-Laussinotte
X. et Y. c/ Préfet de … Plaidoirie pour une jurisprudence
Performance, 2007, environ 45 min, entrée libre.
Cette performance adopte la forme d’un procès ouvert au débat.
Deux avocats représentent et défendent un immigrant (X) menacé d’expulsion. Leurs arguments ne convoquent pas seulement le droit des étrangers mais invoquent le droit d’auteur. En effet, X est auteur d’un work in progress crée en collaboration avec un artiste européen (Y). Cette œuvre étant mise en péril s’il quitte le territoire, X serait dès lors susceptible de bénéficier des lois de protection des biens culturels immatériels. Dans ce procès, les «deux avocats s’arment de l’hospitalité du droit d’auteur pour forcer l’hostilité du droit des étrangers».

Dector & Dupuy
L'oreiller de Saint-Cybard. Visite performance.
Le duo d’artistes pose un regard singulier sur la ville et le partage lors de cette visite. Objets abandonnés, graffitis, traces dans le ciment, repères de crues, plaques commémoratives oubliées... La ville ne se révèle plus au travers du patrimoine balisé mais par les traces de la vie urbaine.

Rencontre avec Bruno Serralongue
Adoptant la position d’un usager lambda de la presse, Bruno Serralongue traque dans les sources d’informations disponibles, les sujets de ses séries photographiques aux points de vue atypiques. Considérés dans leur ensemble, les événements retenus constituent un répertoire d’actions collectives à l’échelle mondiale. Parallèlement, ils offrent à l’artiste l’opportunité de questionner les conditions de production et la diffusion des images d’information

Présentation d’IKHÉA©SERVICES par Jean-Baptiste Farkas avant activation de l’Atelier H.S.
«IKHÉA est une entreprise fondée en 1998 par un geste d’usurpation symbolique. Née de l’étonnement que tout, dans notre société, fonctionne si bien et ne pose pas plus problème, IKHÉA se pense comme « L’entreprise de la faute » : elle puise ses forces dans le désordre, sème des embûches et revendique la complexité. Pour la plupart immatériels et soumis à des règles strictes, les IKHÉA©SERVICES privilégient l’expérience et cherchent à faire un croche-pied à la routine. À l’œuvre-marchandise limitée mais rentable, ils tentent d’opposer le principe ouvert et évolutif des prestations, méthode de travail à plusieurs bâtie sur un imprévu radical.» J-B F.

Rencontre avec Slimane Raïs
Bien que matériels, les dispositifs de Slimane Raïs ne se résument pas à leurs formes. Créant des espaces de rencontre et ce, sans prétention de production de lien social, leurs finalités se révèlent par les usages du public avec toute l’indétermination et l’immatérialité que cela suppose.

IKHÉA©SERVICES : activation de l’IKH(S).n°6 Atelier H.S. Nous le réalisons pour vous
Mode d’emploi : atelier de destruction d’objets. L’objet apporté est détruit selon un rituel imaginé par son propriétaire. (plusieurs mises en pratiques de ce mode d’emploi à ce jour).

 

 

David Renaud | L'horizon absolu
du 28 janvier au 28 mai 2011

Mêlant habilement la rigueur de l’esprit scientifique à la liberté potentielle qu’offre le genre de l’anticipation, le travail de David Renaud se joue des codes pour explorer l’espace, éprouver sa perception et transformer sa représentation en une expérimentation aussi physique que mentale.
Évoquant tour à tour des éléments organiques (la cellule), des espaces géographiques (paysages, cartes et plans-reliefs) ou cosmiques (panoramas stellaires et architectures futuristes), les œuvres mises en relation perturbent les échelles, réduisent les distances et annulent toute notion de chronologie. Éprouvés dans leurs repères, les visiteurs de L’horizon absolu, seront invités à se projeter dans le paysage d’une utopie revisitée.

Depuis l’acquisition de Total Recall en 1992, suivie de la coédition du catalogue monographique paru en 2009 aux Éditions de l’Œil, le FRAC Poitou-Charentes affirme son intérêt pour cet artiste au travers de cette exposition. Les œuvres récentes exposées permettront la découverte d’orientations nouvelles et/ou méconnues dans la démarche de l’artiste.

David Renaud est représenté par la galerie Anne Barrault, Paris
Né en 1965 à Grenoble. Vit à Paris.

 

 

2010

Animal politique
du 22 juin au 4 décembre 2010 à Angoulême
du 23 juin au 27 août 2010 à Linazay

Olivier Babin | Biefer/Zgraggen | Michel Blazy | Mircea Cantor | Wim Delvoye | Jean Dieuzaide | Carsten Höller | Jean-Charles Hue | Pierre Joseph & Phillipe Parreno | Regine Kolle | Oleg Kulik | Natacha Lesueur | Claude Lévêque | Les Levine | Mario Merz | Jean-Michel Othoniel | Bojan Sarcevic | Alain Séchas | Bruno Serralongue | Jim Shaw | Ernest T. | Taroop & Glabel

Œuvres des collections du FRAC Poitou-Charentes, FRAC Pays de la Loire et FRAC Limousin, de la galerie Michel Rein (Paris), de Sémiose galerie-éditions (Paris) et de Michèle et Yves Di Folco.

Représentative de la grande diversité des mediums utilisés aujourd’hui par les artistes, esthétiquement éclectique, indifférente à tout académisme animalier, l’exposition Animal politique met en jeu des œuvres qui impliquent métaphoriquement la figure animale dans une pensée de l’humanité et de notre société.

Depuis les origines caverneuses de l’homme, l’observation, la représentation et la mystification de l’animal accompagnent son exploitation. Mangeant sa chair, utilisant ses tissus, gobant ses œufs, buvant son lait, s’adjoignant sa force physique, expérimentant ses réactions physiologiques, l’humanité prospère « sur son dos ». Mieux, par ses cosmogonies, mythes, croyances, rituels, légendes, contes, fables, l’humain n’a eu de cesse de recourir à cette figure symbolique pour édifier ses civilisations, générant ainsi, au fil des âges et au gré des régions, une gigantesque geste paradoxale où l’humain se définit aussi bien par la revendication de sa parenté à l’animal que par le marquage de sa différence. Tour à tour modèle et repoussoir, l’animal qualifie l’humain dans son individualité d’être vivant ou comme membre d’une communauté sociale.

Si pour Aristote, « la cité est au nombre des réalités qui existent naturellement et (…) l’homme est un animal politique », si Diogène le Cynique prône l’individualisme, l’insoumission aux us et coutumes et l’ascétisme qu’il reconnaît aux bêtes, les artistes dont les œuvres constituent l’exposition Animal politique, tour à tour, recourent à l’animal dans les allégories métaphysiques qu’ils proposent, insistent sur l’animalité de l’humain, et teignent de bestialité leurs propositions critiques.

Alexandre Bohn, mai 2010

 

Caractères
Du 22 janvier au 22 mai 2010

Jérôme Allavena | Glen Baxter | Édouard Boyer | Marcel Broodthaers | Victor Burgin | Marc Chevalier | Sammy Engramer | Jean-Louis Garnell | Thierry Girard | Mariusz Hermanowicz | Sara Holt | Pierre Huyghe | Philippe Mailhes | Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau | Philippe Perrin | The Plug | Allen Ruppersberg | Alain Séchas | Benjamin Swaim

Œuvres des artistes, de la collection du FRAC Poitou-Charentes, de la Galerie Claudine Papillon (Paris),
de la Galerie des Multiples (Paris), de la Galerie Traversée (Munich), de la Galerie Nosbaum & Reding Art Contemporain (Luxembourg).

Si la bande dessinée peut se définir généralement comme une suite de dessins dans lesquels est inséré du texte pour raconter une histoire, les œuvres présentées mettent en tension la relation texte-visuel et proposent souvent un questionnement voire la déconstruction d’une fonction narrative éventuellement attendue. Certaines convoquent des images par du texte, d’autres procèdent inversement, s’amusent des codes de la bande dessinée et de ceux de l’art contemporain, ajustent l’autorité de l’auteur et le libre-arbitre du regardeur-lecteur.
S’il ne s’agit pas ici d’explorer plus avant les correspondances culturelles avérées entre la bande
dessinée et l’art contemporain, Caractères propose en revanche une approche de formes et enjeux rendus stimulants tant par la bande dessinée que par l’art contemporain en termes de solutions d’organisation de ce qui est porté au regard et à l’entendement. Ainsi, l’album, la planche, la case, le dessin, l’image, le texte − aspects de la bande dessinée − ouvrent-ils, au gré des œuvres, sur la question du multiple, de l’édition, de la narration et de l’ellipse, de la composition en séries, en grilles et polyptiques, du devenir image du dessin, de la graphie entre écrit et dessin, des interactions entre texte et image, de la fécondité des jeux sémantiques entre texte et image, de la force suggestive, enfin, de l’un sans l’autre.
Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

 

 

 

2009

 

ATTRACTION (Voyage sentimental 6)
Du 24 octobre 2009 au 17 janvier 2010

Michel Blazy | Jordi Colomer | Simone Decker | Rémy Hysbergue | Urs Lüthi | Pierre Malphettes | Maria Marshall | Paul McCarthy | Bruno Petremann | Elisa Pône | David Renaud | Ugo Rondinone | Ernest T. | Taroop & Glabel | The Plug & Stépahnie Rollin

Voyage sentimental 6 s'inscrit dans la manifestation Collections d'automne, panorama des FRAC, organisée par Platform, regroupement des FRAC.
Oeuvres des collections des FRAC Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côtes-d'Azur, du FNAC et prêts des galeries Anne Barrault et Michel Rein.

« Un vaste espace en pleine campagne, une localisation que l’on peut qualifier de stratégique au bord des quatre voies d’une route nationale, une vocation d’accueil du public autour d’un thème avant réaffectation  : le site maintenant dévolu au FRAC Poitou-Charentes pour ses réserves et des espaces d’exposition a bien des chromosomes communs avec tout « parc d’attraction ».
Oisifs, curieux, menteurs, vains, ennuyés, forcés et contraints, innocents et malheureux, selon la typologie établie par Laurence Sterne, sont parmi les visiteurs bien peu sentimentaux de ces « wonderlands » qui prétendent, à grand renfort d’effets, offrir tant de voyages immobiles et de visions orientées du monde.
Autour de la monumentale Colonial Tea Cup de Paul McCarthy évoquant Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll au travers du filtre de Disney World, les œuvres d’Attraction (Voyage sentimental) questionnent des esthétiques du divertissement, de l’artifice, ainsi que la résistance de cet « autre côté du miroir » qui menace de nous laisser du côté d’une réalité en morceaux. »

Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

 

 

Rémy Hysbergue
D'ici on pourrait croire que la vue est imprenable
Du 25 septembre au 12 décembre 2009


Exposition monographique

« Rémy Hysbergue est strictement peintre. C’est par l’expérimentation picturale qu’il se confronte aux spécificités de ce médium, c’est de l’intérieur de la discipline qu’il en explore les possibles, c’est depuis son quotidien de peintre qu’il évalue les acquis de l’histoire de la peinture, et enfin, c’est par sa peinture virtuose qu’il sonde notre culture visuelle contemporaine, nos accoutumances esthétiques, nos soumissions aux effets et signes visuels issus de la société de consommation et de communication de masse.

Ravissement, Bluff, Cordialement, Pour l’instant, Circonstanciels, Irrévérences, Pour voir, Étendues… chaque série, chaque peinture de Rémy Hysbergue se propose comme résolution convaincante d’une équation à plusieurs inconnues : synthèse historienne de la peinture / aboutissement temporaire de la démarche de l’artiste / pertinence de l’œuvre dans son contexte d’émergence. Son travail questionne autant l’abstraction picturale que le médium photographique quant aux appareillages formels qui conditionnent l’apparition potentielle d’une image. »
Alexandre Bohn, commissaire de l’exposition, directeur du FRAC Poitou-Charentes

 

008. Collection, nouvelles connexions
Du 13 mars au 29 août 2009

Karen Andreassian | Davide Balula | Emily Bates | Anna Baumgart | Hervé Bezet | Sylvie Blocher | Édouard Boyer | Roe Ethridge | Vincent Ganivet | Marco Godinho | Alex Hubbard | Rémy Hysbergue | Ingrid Luche | Rabih Mroué | Eileen Quinlan | Kristina Solomoukha | The Plug | Heidi Wood | Akram Zaatari

Exposition des nouvelles acquisitions.
29 nouvelles œuvres de 19 artistes : après quatre ans d’interruption, le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes a pu, en 2008, poser les bases d’un nouveau programme d’acquisitions.

Autour d’Alexandre Bohn, directeur, le nouveau comité technique d’achat composé de Yann Chevallier, responsable arts visuels du Confort Moderne, Poitiers, Enrico Lunghi, directeur général du Musée d’Art Moderne Grand Duc Jean (MUDAM), Luxembourg, et Stephen Wright, théoricien de l’art, Paris, a porté un regard aigu sur la collection. Il a considéré que chaque nouvelle œuvre devait pouvoir générer de multiples nouvelles connexions avec le corpus éclectique de la collection.
C’est ce à quoi le FRAC Poitou-Charentes s’emploiera au fil de ses actions de diffusion et de médiation dans les mois et années à venir. Dans l’immédiat, nous sommes heureux de partager le plaisir simple de découvrir ces nouvelles œuvres réunies en une exposition et d’évaluer ainsi ce qui, déjà, peut se jouer entre elles.

008. Collection, nouvelles connexions met en évidence la grande diversité technique et formelle des œuvres acquises, l’extrême variété de leur ton et l’ouverture extra-occidentale de leur aire d’origine. Cet ensemble d’œuvres stimulant, à l’instar de la collection qu’il a rejoint, est représentatif de la création contemporaine. Les œuvres qui le constituent viennent enrichir, dans la collection, les ensembles constitués autour du travail sur la mémoire, l’archive et le document (Andreassian, Mroué, Zaatari) ; d’une vision poétique et métaphorique du monde (Balula, Godinho, The Plug) ; du portrait sociologique et psychologique (Bates) ; de l’image médiatique, fictionnelle et politique (Baumgart, Bezet, Solomoukha) ; de la question de l’inscription de l’individu dans la société contemporaine (Blocher) ; de la délégation du geste créatif, du protocole et de la règle du jeu (Boyer, Wood) ; de la transfiguration du trivial (Ethridge, Ganivet) ; de la peinture, son histoire et son expérimentation (Hubbard, Hysbergue, Quinlan) ; de l’architecture, du design et de leur incidence sur les comportements sociaux (Luche)…

 


2008

Pièces à vivre
Du 1er juillet au 5 octobre 2008

Avec les artistes de la collection :
Joseph Beuys | Michel Blazy | Angela Bulloch | Maurizio Cattelan & Philippe Parreno | Pascal Convert | Trisha Donnelly | Jim Isermann | Claude Lévêque | Mathieu Mercier * | Regina Möller | Romain Pellas | Georges Tony Stoll | Heidi Wood **

* Collection FRAC Nord-Pas de Calais
** Production de l'artiste, Courtesy Galerie Anne Barrault, Paris

Pièces à vivre, la première exposition proposée par le FRAC dans ses nouveaux murs à Angoulême, est très majoritairement fondée sur un choix d’œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes. Alors qu’il sera donné au FRAC, aux artistes, ainsi qu’au public, d’habiter de leurs rencontres cette nouvelle infrastructure, Pièces à vivre, par les œuvres présentées, croisera des propos d’artistes sur la relation de l’œuvre d’art au décorum domestique, sur une esthétique du quotidien, sur la prégnance des espaces architecturaux ou sur les conditions matérielles d’une convivialité. Les œuvres choisies jouent directement avec l’architecture du lieu, allant parfois jusqu’à requalifier la fonction d’un espace et offrir au visiteur une expérience au-delà du visuel.

29 juin : inauguration avec une cascade de domino-parpaing : performance de Vincent Ganivet
18 septembre : visite inédite de l'exposition par l'artiste Georges Tony Stoll et présentation de la saison 2008-2009

 

Larsen
Du 7 novembre 2008 au 7 février 2009

Avec les artistes de la collection :
Francis Baudevin | Édouard Boyer* | Marcel Duchamp| Éric Duyckaerts | Sammy Engramer | Franck Éon | Richard Fauguet | Hans-Peter Feldmann | Sylvie Fleury | Frédéric Fourcaud | Hallgrimur Helgason | Pierre Huyghe | Pierre Jahan | Bertrand Lavier | Les ready-mades appartiennent à tout le monde ® | Philippe Parreno | Martin Tupper | Jens Wolf

* production pour l’exposition

Larsen présente un ensemble d’œuvres de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes autour d’une de ses pièces maîtresses, une Boîte en valise de Marcel Duchamp, rarement montrée depuis son acquisition en 1988.

Marcel Duchamp, précurseur de l’art contemporain au début du 20ème siècle, réalise à partir de 1936 et jusqu’à sa mort en 1968 des boîtes à systèmes contenant des reproductions miniaturisées de ses œuvres les plus importantes. La Boîte en valise de la collection du FRAC Poitou-Charentes, produite en 1966, est une œuvre, image de l’œuvre ainsi presque accompli.

Le principe duchampien du ready-made ayant, dans un premier temps, contribué à imbriquer l’art et la vie, on peut estimer aussi qu’il a constitué le ressort de bien des apparentes tautologies modernes et postmodernes. La posture interdisciplinaire de Marcel Duchamp, son entreprise indisciplinée de dédain des dogmes et des manifestes, des styles et des écoles, sa validation appropriationniste d’éléments de la réalité extra artistique, ont enjoint, au fil des décennies, les artistes à faire œuvre de la (re)définition de leurs propres champs disciplinaires - peinture, sculpture, musique, danse, cinéma, littérature… - par l’introspection, l’expérimentation et l’exploration de leurs limites présupposées. La décennie d’après guerre est ainsi constitutive d’un Modernisme déjà tardif dont la finesse de Marcel Duchamp avait très largement anticipé la prise de distance par rapport aux utopies sociales et politiques.

A suivi le moment « hors limites » et protéiforme des années 1960 et 70 (Pop Art, Land Art, happening, Fluxus, performance, Body Art, Actionnisme Viennois, Nouveau Réalisme, Art Minimal, Art Conceptuel…) qui est celui de la véritable affirmation d’une spécificité de l’art contemporain redevable, elle aussi, des fulgurances duchampiennes. Cette période ouvrant sur le postmodernisme artistique des années 1980 et 90, est concomitante des premiers énoncés philosophiques de la postmodernité. Les artistes et les philosophes constatent de concert l’effondrement des idéologies, l’échec patent des utopies révolutionnaires, la fin des « grands récits ».

Bien des artistes émergeants dans les toutes dernières années du deuxième millénaire, tels de humbles antihéros, sondent les interstices de l’ordre et des formes établies ou mettent en lumière le nivellement des valeurs culturelles. Éprouvant l’idée de fin de l’Histoire ou, du moins, l’épuisement d’une conception linéaire de l’Histoire et de ses avant-gardes, d’autres valorisent des esthétiques, des champs culturels et des modes d’expression jusqu’ici méprisés ou relisent en se les appropriant, en les mêlant, en les manipulant, des œuvres du passé.

Pierre Jahan s’applique à documenter la circulation des œuvres pendant l’Occupation puis à la Libération. À des fins de composition picturale, Francis Baudevin pompe le graphisme commercial gonflé de références à l’abstraction géométrique. Jens Wolf préfère peindre de faux anciens tableaux que de faux tableaux anciens. Philippe Parreno active un personnage de manga. Édouard Boyer augmente la visibilité du style du dessinateur de presse Willem. Éric Duyckaerts fait œuvre d’une forme langagière professorale et de l’évocation d’un dispositif de médiation multimédia. Sammy Engramer soumet une narration à l’architecture de la page d’accueil d’un moteur de recherche Internet première génération. Bertrand Lavier recourt à la photographie pour faire d’un badigeon une peinture, par la socle questionne la captation muséographique de l’objet, fait un film d’une peinture de Kasimir Malevitch. Déconstruisant le cinéma, Pierre Huyghe met en images la fabrication invisible du doublage des voix. Franck Éon réplique en vidéo la peinture de John Currin. Richard Fauguet problématise sa figuration de « héros » par le recours à des matériaux improbables. La prolifération d’images tient lieu de projet à Hans-Peter Feldmann. Pif, Captain America, Bonaparte, Sigmund Freud, Bouddha, Frédéric Fourcaud offre en sculpture, un panthéon du tout-venant. Détournant les Brillo Boxes de Warhol, Sylvie Fleury corse son propos sur l’image de la femme. Hallgrimur Helgason peint une mise en abîme iconique et médiatique de l’individu clownesque. Philippe Thomas disparaît derrière le nom commercial d’une agence de publicité, Les ready-mades appartiennent à tout le monde®, qui lance un casting pour nourrir l’histoire de l’art. Martin Tupper est à la fois commissaire d’exposition, artiste, fiction et pseudonyme.

L’exposition Larsen propose l’hypothèse d’une qualité intrinsèque à la citation, de la plus-value de la copie et de la série, de la vertu de l’appropriation et du détournement.

Alexandre Bohn

Mise en ligne de l'œuvre L'Hôtel de l'Harpe de Sammy Engramer, conception numérique : David Foucher

31 janvier : performance de l’artiste Édouard Boyer. Dans le cadre du 36ème Festival International de la Bande Dessinée, l'artiste et le FRAC invitent le public à participer à la réactivation de son œuvre "Fortune", à livrer ses questions à Eve la cartomancienne, à les voir se transformer en motifs et en recouvrir les murs…
1er février : ouverture exceptionnelle de l'exposition Larsen dans le cadre du Festival International de la Bande Dessinée

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Expositions
hors les murs

 

2017

Union Patronale, Angoulême (16)
Code APE #2
9 mars - 28 juillet 2017

Francis Baudevin | César | Daniel Schlier

L’Union Patronale de la Charente et le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes sont conjointement convaincus de l’intérêt de sensibiliser les chefs d’entreprise et leurs équipes à la création contemporaine.
Considérant que de nombreux dirigeants d’entreprise fréquentent chaque semaine le siège de l’Union Patronale de la Charente, nous avons ainsi initié Code APE, un cycle d’expositions d’œuvres originales de la collection du FRAC Poitou-Charentes dans les espaces de l’UPC.
Ainsi, durant un an, se succèderont quatre ensembles de trois œuvres jouant avec les codes de l’entreprise, de l’économie, du commerce, de l’artisanat ou de l’industrie. 


Bangkok Art and Culture Centre, Thaïlande
What is not visible is not invisible
,
17 juin - 26 juillet

L’exposition « What is not visible is not invisible » invite à un parcours mental et sensoriel inédit, au coeur de l’éphémère et du sensible.
Le projet, conçu à partir de 34 oeuvres choisies parmi les collections des 23 FRAC (Fonds régionaux d'art contemporain), réunit 32 artistes français et internationaux dont le travail a inspiré le contenu de l’exposition.
De la lumière aux ténèbres, du rêve au subconscient, de la vision à la sensation, l'exposition est un cheminement dans l’esprit humain et une exploration de ses capacités de vision.
Cette expérience se veut progressive, elle rappelle notamment le processus de la « Dream Machine » de Bryan Gysin et Ian Sommerville (1958) ; elle prend pour point de départ la capacité de l’art à modifier le regard et à ouvrir les portes de la perception, d’un point de vue aussi bien intellectuel que physique.

avec les oeuvres issues de la collection du FRAC Poitou-Charentes :
Elisa Pône, I'm looking for something to believe in
Michel Blazy, sans titre (Toile d'araignée)

 

Collège Maurice Chastang, Saint-Genis de Saintonge (17)
Ouvrage
3 mai - 19 juin 2017

Jérémie Bennequin | Marcel Broodthaers | Candida Höfer
Joachim Mogarra | Jean-Pierre Pincemin

Synonyme de livre, ouvrage partage la même étymologie qu’œuvre. Ouvrage évoque aussi, à la fois, un travail et une ouverture. Plastique ou littéraire l’œuvre nait du travail de son auteur engagé dans une démarche artistique créative et s’ouvre, pour vivre, aux perceptions, appréciations, interprétations et commentaires intimes et publics qu’elle suscite. Les œuvres de cette exposition abordent librement le livre comme objet physique et symbolique.

 

Song Eun art space, Séoul, Corée du Sud
What is not visible is not invisible
,
24 mars - 20 mai

avec les oeuvres issues de la collection du FRAC Poitou-Charentes :
Elisa Pône, I'm looking for something to believe in
Michel Blazy, sans titre (Toile d'araignée)

L’exposition What is not visible is not invisible invite à un parcours mental et sensoriel inédit, au coeur de l’éphémère et du sensible. Le projet, conçu à partir de 34 oeuvres choisies parmi les collections des 23 FRAC (Fonds régionaux d'art contemporain), réunit 32 artistes français et internationaux dont le travail a inspiré le contenu de l’exposition.
De la lumière aux ténèbres, du rêve au subconscient, de la vision à la sensation, l'exposition est un cheminement dans l’esprit humain et une exploration de ses capacités de vision.
Cette expérience se veut progressive, elle rappelle notamment le processus de la « Dream Machine » de Bryan Gysin et Ian Sommerville (1958) ; elle prend pour point de départ la capacité de l’art à modifier le regard et à ouvrir les portes de la perception, d’un point de vue aussi bien intellectuel que physique.

 

Collège Pierre-Mendès France, La Rochelle (17)
Morphose

2 mai - 13 juin 2017

Emily Bates | Vava Dudu | Sylvie Fleury | Hallgrimur Helgason | Natacha Lesueur | Joachim Mogarra | Tania Mouraud | Zanele Muholi | Athi Patra Ruga | Olivier Zabat

Déplacée du champ mythologique vers celui des sociétés contemporaines, la notion de métamorphose pointe des traits de la vie quotidienne relatifs à l’apparence des individus et à leur image sociale, désigne des modes d’expression identitaire ou indexe des mutations culturelles assez prégnantes pour entrainer des modifications profondes des habitudes vestimentaires, de l’habitat, et du paysage. Les œuvres exposées traduisent ces métamorphoses ou, de manière plus autonome, jouent de l’écart entre l’image qu’elles proposent et le titre qui les qualifie.

 

Galeries Lafayette, Angoulême (16)
Allen Ruppersberg, Poster Objects

21 mars - 8 avril 2017

Du 20 mars au 8 avril 2017, les Galeries Lafayette Angoulême accueillent dans leurs vitrines Poster Objects, une série d’affiches de l’artiste américain Allen Ruppersberg. Cette installation proposée en écho à l’exposition Sommaire présentée au Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes jusqu’au 29 avril, interroge le rôle de l’artiste, comme générateur de questions. La notion de ‘message’ affiché, entre la ‘propagande’ politique et le message publicitaire est au coeur du travail d’Allen Ruppersberg. Ces Poster Objects jouent, eux aussi, sur l’ambiguïté. Les affiches, détournant les codes de la publicité et du slogan politique, sont sérigraphiées sur des matériaux surprenants (plomb, soie, verre, carton) et semblent, au travers de leur assertions souvent corrosives, questionner tout autant le spectateur que leur propre statut d’oeuvre d’art.
Le FRAC Poitou-Charentes et les Galeries Lafayette d’Angoulême partagent cette volonté de montrer le travail des artistes au plus grand nombre. L’une des missions des FRAC est la diffusion sur le territoire des collections publiques. Situées au coeur des villes, les Galeries Lafayette sont engagées dans l’espace public et participent ainsi à ces rencontres avec les artistes.

 

Epiphyte, Dirac (16)
TRAVELLING

7 mars - 5 avril 2017

Fayçal Baghriche | Paolo Codeluppi | Trisha Donnelly | Cyprien Gaillard | Bouchra Khalili | Lahouari Mohammed Bakir | Pierre Savatier

L’exposition TRAVELLING présentée à l’Epiphyte est constituée d’œuvres issues de la collection du FRAC Poitou-Charentes. Cette deuxième collaboration entre ces institutions suggère le voyage (travel = voyager en anglais), mais il s’effectue ici à la manière d’un mouvement arrière de caméra : du village au cosmos, il dévoile progressivement une vue de plus en plus large de notre monde.
En ces temps de réformes territoriales, la loi NOTRe* bouleverse les échelles administratives et politiques françaises (fusion des régions, des communautés de communes…). Des limites invisibles se trouvent ébranlées, pouvant perturber un instant le sentiment d’appartenance locale. Les frontières administratives participent donc a priori à la création de notre identité, mais sont-elles toujours compatibles avec l’expérience personnelle d’un territoire, qu’il soit vaste ou restreint ?
Dans un glissement poétique, les artistes de l’exposition tordent ces lignes administratives et cartographiques. Les territoires s’y interchangent, s’amalgament ou s’effacent pour coudoyer le politique et éprouver notre rapport individuel à la terre.
*Nouvelle Organisation Territoriale de la République.

 

 

2016

Musée National, Singapour
What is not visible is not invisible
7 octobre 2016 - 19 février 2017

avec les oeuvres issues de la collection du FRAC Poitou-Charentes :
Elisa Pône, I'm looking for something to believe in
Michel Blazy, sans titre (Toile d'araignée)

L’exposition What is not visible is not invisible invite à un parcours mental et sensoriel inédit, au coeur de l’éphémère et du sensible. Le projet, conçu à partir de 34 oeuvres choisies parmi les collections des 23 FRAC (Fonds régionaux d'art contemporain), réunit 32 artistes français et internationaux dont le travail a inspiré le contenu de l’exposition.
De la lumière aux ténèbres, du rêve au subconscient, de la vision à la sensation, l'exposition est un cheminement dans l’esprit humain et une exploration de ses capacités de vision.
Cette expérience se veut progressive, elle rappelle notamment le processus de la « Dream Machine » de Bryan Gysin et Ian Sommerville (1958) ; elle prend pour point de départ la capacité de l’art à modifier le regard et à ouvrir les portes de la perception, d’un point de vue aussi bien intellectuel que physique.

Union Patronale de la Charente, Angoulême (16)
Code APE
décembre 2016 - février 2017

Roe Ethridge | Ingrid Luche | Jean-Michel Othoniel

L’Union Patronale de la Charente et le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes sont conjointement convaincus de l’intérêt de sensibiliser les chefs d’entreprise et leurs équipes à la création contemporaine.
Considérant que de nombreux dirigeants d’entreprise fréquentent chaque semaine le siège de l’Union Patronale de la Charente, nous avons ainsi initié Code APE, un cycle d’expositions d’œuvres originales de la collection du FRAC Poitou-Charentes dans les espaces de l’UPC.
Ainsi, durant un an, se succèderont quatre ensembles de trois œuvres jouant avec les codes de l’entreprise, de l’économie, du commerce, de l’artisanat ou de l’industrie. 

 

Musée des beaux-arts, Tours (37)
Expérience n°10, Extraction
du 17 juin 2016 au 29 janvier 2017
commissariat : étudiant(e)s de Licence 2 en Histoire de l'art, Université de Tours

Emily Bates | Marcel Broodthaers | Sylvie Fleury | Raymond Hains | Jacob Kassay | Claude Lévêque | Stéphane Magnin | Joachim Mogarra | Hermann Pitz | Éric Poitevin

Cette exposition est la 10e édition du projet «Expérience» porté par le musée des Beaux-Arts et l’Université François-Rabelais de Tours et avec le soutien de la DRAC Région Centre-Val de Loire.
Mise en place en 2006, l’option Pratique(s) de l’exposition propose à un groupe d’étudiants de 2e année en Histoire de l’art de l’Université, d’organiser une exposition d’art contemporain au musée pendant six mois. Cette expérience contribue à valoriser leur formation universitaire en les confrontant directement aux missions professionnelles du commissariat d’exposition, depuis le choix des oeuvres jusqu’à la mise en place de visites guidées, en passant par la réalisation des supports de communication.
Expérience n°10, Extraction traite d'une thématique de la philosophie de l’art : voir l’art comme un soutien à la condition humaine.
Ainsi, les oeuvres sélectionnées pour cette exposition répondent à celles du musée des Beaux-Arts pour mettre l'accent sur l’une des fonctions de l’art - nous extraire de la réalité pour dépasser les épreuves de la vie et affronter les dictats de notre société. La recherche du beau, l’engagement, l’onirisme, l’expression d’une identité, la dérision ou l’utopie sont autant de moyens employés par l’artiste pour
échapper à sa condition d’homme. Les oeuvres constituant cette sélection témoignent de ces démarches, susceptibles de remodeler notre vision du monde.

 

La Sabline, Lussac-les-Châteaux (86)
Jérôme Allavena
10 novembre 2016 - 15 janvier 2017

L'exposition des oeuvres de Jérôme Allavena est le fruit d'une première collaboration entre La Sabline et le Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes. Le projet s'est inspiré de l'exceptionnelle collection de gravures datant du paléolithique conservée dans le musée de la préhistoire qu'abrite l'équipement culturel lussacois. Se caractérisant par leur réalisme et leur diversité, les motifs gravés se déclinent en formes géométriques, représentations animalières et figures humaines.
C'est en écho à ces manifestations originelles de la pratique du dessin que le FRAC a proposé d'exposer la démarche de Jérôme Allavena. De la même manière que les habitants de la préhistoire ont exploré les techniques d'apparition de formes, de lignes, de pleins et de vides, le jeune artiste, ancien étudiant de l'EESI (Angoulême), prospecte les potentialités du dessin, sonde son émergence et décrypte ses processus. Pour cela, il définit des règles de jeu, qu’il applique méthodiquement à divers supports (vidéo, animation numérique, gifs, pyrogravure, acrylique, sculpture, crayon sur papier, dessin mural au feutre…). Les dessins qui en découlent ne visent pas tant à représenter que de mettre en évidence les éléments qui déterminent l'apparition de l'image.

 

Collège Marc Jean-Jean, Matha (17)
Bouchra Khalili
21 novembre - 16 décembre

Bouchra Khalili porte son intérêt sur la Méditerranée comme zone de contact, comme territoire dédié au nomadisme et à l'errance. Son travail tend à traduire la dimension mentale des espaces au travers de la réalité de l'émigration et de ses récits. Elle propose une cartographie alternative à base de témoignages, d’expériences physiques et des errances individuelles de voyageurs clandestins.
Dans mapping journey, une série documentaire constituée dans son ensemble de 8 témoignages, ce qui frappe au premier abord, c’est la simplicité du dispositif vidéo face à la complexité du voyage. Il s’agit pour chaque récit d’un plan fixe sur une carte du territoire concerné, sur laquelle la main du voyageur vient dessiner au crayon le périple au fur et à mesure du récit de ses étapes. Chacun, dont seul le prénom est mentionné, relate les épreuves traversées avant d’arriver à la destination finale. La source de la voix reste hors-champ, la clandestinité ne permettant pas de montrer davantage que la main. On peut y voir un témoignage de l’invisibilité de celui qui n’a pas de situation, une mise en image de ce moment délicat du déplacement de l’identité.

 

Médiathèque de Marennes (17)
Leçon de choses
module d’œuvres en situation d’exposition
18 novembre - 14 décembre 2016

Delphine Coindet | Clarisse Doussot
Alex Hubbard | Dan Peterman | Paul McCarthy

Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement qui est jeté devant lui, la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets. Là où les leçons de choses, en pédagogie, avaient pour objectif d’éveiller les jeunes esprits en leur faisant découvrir les réalités de leur temps, il ne s’agit pas, ici, de regretter leur disparition mais plutôt d’aborder les réalités de notre époque, à travers l’expérience et l’étude des œuvres d’aujourd’hui.


Rochefort (17)
| Lycée Gilles Jamain
Terrain sensible
module d’œuvres en situation d’exposition
14 novembre - 12 décembre 2016

Piero Gilardi | François Méchain | Tania Mouraud
Kristina Solomoukha | Mitja Tusek | Gabriel Verger

Si tout un chacun est aujourd’hui en mesure d’envisager et d'apprécier un paysage, cela n’a pas été une évidence tout au long de l’histoire. En effet, le paysage est pure invention, une construction de l’esprit qui induit un point de vue, une prise de conscience des éléments, un ressenti personnel ou, encore, une charge symbolique. Cette construction vaut d'autant plus lorsqu'il s'agit de représenter un paysage.
En regard, lorsqu'on constate l'effort déployé pour sensibiliser les consciences à l’environnement, force est de penser qu'il n'est pas plus aisé de s'interroger à propos des conséquences des activités de l'homme sur la nature, qu'il s'agisse simplement du modelage de paysage (réseaux de transports, implantation de villes, agriculture…) ou plus gravement, de la mise en péril d’un écosystème.
Les œuvres ici rassemblées abordent ces différentes sensibilités. La fabrique du paysage peut s'envisager selon deux orientations : penser une représentation de la nature et/ou envisager les conséquences de nos actions sur celle-ci.

 

Angoulême (16) | Alpha et CAUE de la Charente
Dector & Dupuy, Le triangle de l’Houmeau
visite guidée performée
samedi 5 novembre à 14h
proposée par le FRAC Poitou-Charentes en collaboration avec l’Alpha et le CAUE de la Charente

C’est au travers d’une visite guidée performée que les artistes porteront un regard inattendu sur le quartier de L’Houmeau. Dans leurs visites guidées, les deux artistes pointent certaines configurations insolites, des matériaux, des formes etc. Donnant une large place à la fiction et à l’imagination, leur regard décalé prête à sourire et renouvelle notre regard sur un espace connu ou familier. La performance Le triangle de l’Houmeau est composée de trois temps. Elle propose trois manières d’envisager l’espace urbain, mêlant commentaires improvisés, paroles construites, transcription sonore et prises de vue photographiques.
Haïku coquillé (performance-poésie) Auditorium de l’Alpha
- En différé (photo-promenade) CAUE
- En direct (arrêts commentés) FRAC Poitou-Charentes

 

Angoulême (16) | Librairie Cosmopolite
Dector & Dupuy, De PER à SAR
installation, vitrine de la librairie, Galerie du Champ de Mars
du 30 septembre au 2 novembre 2016

Le principe de l’intervention de Dector & Dupuy consiste à transférer littéralement un morceau de la bibliothèque du centre de documentation du FRAC Poitou-Charentes dans la vitrine de la librairie.

 

Angoulême (16) | Musée
Plug-in I.3

du 7 juin au 28 août 2016

Nicolas Cilins | Kapwani Kiwanga | Zanele Muholi | Athi Patra Ruga

Alors que le cycle de conférences proposé par le Musée d'Angoulême et le GERMA, dédié cette année à l'art contemporain, s'achève par une séance consacrée à la scène africaine, le FRAC Poitou-Charentes propose en écho de découvrir quelques unes de ses oeuvres acquises récemment et dont les propos envisagent le continent Africain.
C'est également une occasion de mettre en relation des productions contemporaines avec la richesse des collections extra-européennes du Musée. Ce principe de mise en relation de collections, que le FRAC intitule Plug-in, en est à sa troisième activation au Musée d'Angoulême.
Les œuvres exposées ouvrent des problématiques autour des notions d'identité, de territoire et de post-colonialisme.

 

Vouillé (86) | Médiathèque municipale
La Disparition
du 11 mai au 29 juin 2016
exposition proposée en parallèle de l’atelier de pratique artistique mené auprès d’une classe de 4ème par Florian Cochet du 11 au 13 mai au collège La Chaume - La Salle.

Jérôme Allavena | Jérémie Bennequin | Florian Cochet | Paolo Codeluppi

Il est sans doute facile de céder à la tentation de faire référence à La Disparition, l’un des romans majeurs de la littérature française, pour nommer cette exposition. Non seulement celle-ci prend place dans une médiathèque mais, de plus, certains des artistes présentés font directement référence à l’écrit. Ce n’est pourtant pas ces aspects qui ont motivé le choix de titre. Il s’agit davantage d’attirer l’attention sur des créateurs qui appliquent une contrainte formelle, aussi simple soit-elle, comme puissant stimulant pour la création. Les oeuvres ici rassemblées ont pour point commun avec le roman de Georges Perec de subir des disparitions. Ce dernier avait supprimé une lettre, les artistes exposés agissent au travers d’autres gestes tout aussi simples et appliqués : gommer, estomper, recouvrir, étaler, épurer. Et de la même manière qu’ôter une lettre d’un récit ne le rend pas muet, les gestes produits par ces artistes n’interdisent pas la lecture des oeuvres, bien au contraire. Débarrassées du lisible et du superficiel, ces oeuvres se révèlent être de véritables surfaces sur lesquelles projeter son imaginaire et sa réflexion.

 

Poitiers (86) | Musée Sainte-Croix
AGRÉGATION#1 : L'imaginaire dans la réalité
exposition du 16 janvier au 22 mai 2016
commissariat : étudiants de l’Université de Poitiers

Dector & Dupuy | Clarisse Doussot | Régis Fabre | Anita Molinero | Dan Peterman | Niels Trannois

L’art contemporain dans le département d’archéologie du musée Sainte-Croix. S’agirait-il d’une erreur de classement des collections ? Parce que vingt siècles les séparent, des œuvres réalisées par des artistes vivants et des pièces découvertes à l’occasion de fouilles archéologiques menées en Poitou seraient-elles inconciliables ? Quel lien entre une statue romaine d’Athéna et une création faite à partir d’éléments d’un mobilier Ikéa ? Des fragments de stuc et une huile sur toile abstraite peuvent-ils être placés côte-à-côte ? Faut-il délibérément respecter les temporalités et éviter les collisions entre les siècles et les genres ?
C’est le défi qu’un groupe d’étudiants de l’Université de Poitiers de l’UFR Histoire de l’art a relevé en proposant de croiser les regards sur des vestiges de l’époque gallo-romaine et des créations contemporaines. Les rapprochements entre ces pièces reposent aussi bien sur des analogies formelles que sur des symboliques politiques ou des techniques de création.

 

Vivonne (86) | Collège Joliot-Curie
Portrait à Charge
Module d'oeuvres en situation d'exposition
du 9 mars au 11 avril 2016

Fabienne Audéoud | Sarah Jones| Zanele Muholi  | Alain Séchas | Ernest T. | Pierre Thoretton

L’an passé, le collège Joliot Curie accueillait Terrain sensible, une première exposition présentée dans le cadre d’un partenariat avec le FRAC Poitou-Charentes.
Après avoir abordé notre relation à la nature et au paysage, cette nouvelle exposition propose de réfléchir la notion de portrait, notamment lorsque les représentations ont trait au genre, à la famille et à la construction sociale.

Saint-Porchaire (17) | Collège Fontbruand
Duo d'oeuvres
exposition du 3 mars au 7 avril 2016

Brassaï | Philippe Amiel

 

Dirac (16) | Epiphyte, pôle artistique de la Vallée de l'Echelle
Street Hawkers

exposition du 2 au 31 mars 2016

Dector & Dupuy | François Dufrêne | Etcétera | Sieglinde Klupsch | Bruno Serralongue

L'exposition Street Hawkers est le fruit d'une première collaboration entre l'Épiphyte, pôle artistique de la Vallée de l'Échelle et le Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes. Son propos s'est construit à partir de la "marche", thématique annuelle de l'Épiphyte, Cette activité est ici envisagée comme un mode de revendication dans l'espace public qui croise des démarches artistiques agrégeant les manifestations d'expressions spontanées.
Le titre est emprunté à l'oeuvre de Bruno Serralongue, Street Hawkers, qui signifie "colporteur". Si le mot désignait à l'origine un vendeur ambulant en milieu rural, diffusant notamment des livres et journaux, il est désormais essentiellement associé à la notion de propagation d'idées.
Les oeuvres réunies témoignent de stratégies adoptées par les artistes pour révéler les humeurs de la cité glanées lors de son exploration. Elles relèvent les modalités d'apparitions des revendications, rapportent ce qui tient du lieu commun et optimisent leur visibilité par de nouveaux modes de diffusion.
Un parcours actif ou attentif des rues constituerait-il l'équivalent contemporain de l'agora ? Les oeuvres ici exposées, permettent de se poser la question.

 

Saint Genis de Saintonge (17) | Collège Maurice Chastang
Ici et maintenant

exposition du 6 janvier au 12 février 2016

Liz Deschenes | Grégory Durviaux | Pierre Tal Coat | Ian Wallace

Pour la sixième année consécutive depuis l’inauguration de sa salle d’exposition en 2011, le collège Maurice Chastang à Saint-Genis-de-Saintonge accueille dans ses murs une exposition d’œuvres issues de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes. L’exposition Ici et maintenant propose, à partir d’une sélection précise et économe de quatre œuvres, de faire l’expérience de la richesse des enjeux que soulèvent de «simples tableaux».

Quatre œuvres pour désigner l’équivocité des techniques (peinture, sérigraphie, photographie, impression ?). Quatre œuvres pour souligner la délicate définition de la nature d’une image. Quatre œuvres pour désigner la représentation, entre illusion et imaginaire. Quatre œuvres qui s’abordent comme surfaces, comme espaces, comme objets. Quatre œuvres pour soulever d’innombrables questions…

Lusignan (86) | Collège Jean Monnet
Portrait à Charge
Module d'oeuvres en situation d'exposition
du 11 janvier au 12 février 2016

Anna Baumgart | Hallgrimur Helgason | Sarah Morris | Elise Tak

Après une première exposition l’an passé, cette nouvelle présentation d’œuvres issues de la collection du FRAC Poitou-Charentes propose un second volet consacré au portrait. Ce projet s’inscrit dans le PEAC de la Communauté de communes du Pays Mélusin.

Cette nouvelle version du Module d’œuvres en situation d’exposition Portrait à charge se concentre sur la notion de personnage public, une préoccupation qui se développe concomitamment à la multiplication des réseaux et des plateformes de diffusion des images. Que raconte un portrait ? Quelles histoires et quels personnages induisent les mises en scène du moi ? Les œuvres exposées abordent la notion de la célébrité fortuite, la dimension symbolique, les canaux de diffusion et la fabrication de personnages.

 

 

2015

Musée des beaux-arts | Tours
Expérience n°9 : Exhibition
exposition du 6 juin 2015 au 4 janvier 2016

Serge Comte | Brice Dellsperger | Tania Mouraud | Jean-Michel Othoniel | Sam Samore | Ernest T. | Umbo

Mise en place en 2006, l'option « pratique(s) de l'exposition » propose à un groupe d'étudiants de deuxième année en Histoire de l'art de l'Université François-Rabelais, d'organiser une exposition d'art contemporain au musée des Beaux-Arts de Tours pendant six mois. Pour la quatrième année consécutive, les oeuvres choisies proviennent de la collection du FRAC (Fonds Régional d'Art Contemporain) Poitou-Charentes.
Cette expérience contribue à valoriser leur formation universitaire en les confrontant directement aux missions professionnelles du commissariat d'exposition, depuis le choix des oeuvres jusqu'à la mise en place de visites guidées, en passant par la réalisation des supports de communication.

Musée des Beaux-Arts de Tours
18 place François Sicard 37000 Tours
Tél : 02 47 05 68 73 / Fax : 02 47 05 38 91
musee-beauxarts@ville-tours.fr
www.mba.tours.fr

 

Lycée Professionnel Gilles Jamain | Rochefort (17)
Au coin de la rue, le vaste monde
exposition du 6 au 26 novembre 2015

Pierre Joseph | Thierry Mouillé | Bruno Serralongue | Kristina Solomoukha

Depuis la caravelle jusqu'au satellite, les moyens d'exploration du globe ont gagné une telle efficacité qu'il nous semble désormais possible d'appréhender le monde dans ses réalités les plus diverses et d'en communiquer les informations de manière immédiate. Au cœur de ces sociétés du tout accessible, est-il encore possible d'inscrire l'expérience individuelle du territoire ? Les données et représentations normées que génèrent science, économie, politique, géographie, météorologie, sociologie… sont-elles compatibles avec les réalités aléatoires du vécu ?
Ce Module d'œuvres en situation d'exposition rassemble des démarches qui semblent désigner des lacunes, voire des résistances lorsque l'on confronte connaissance et expérience. Certaines approches, davantage arrimées dans la subjectivité du sensible, dévoileraient des territoires inexplorés ou des réalités invisibles. L'art, les artistes et les institutions culturelles auraient-ils un rôle à jouer ?

 

Médiathèque municipale | Vouillé (86)
Thierry Mouillé, Le chant, abcdefghijklmnopqrstuvwxyz,;.:1234567890/+-x
exposition du 5 octobre au 18 novembre 2015
vernissage le vendredi 9 octobre à 18h30

C’est une nouvelle exposition conçue en partenariat avec le FRAC Poitou-Charentes que la médiathèque accueille cet automne. Après l’exposition des œuvres d’Erwan Venn l’an passé, ce rendez-vous se concentre à nouveau sur la démarche d’un seul artiste. Trouvant une résonance dans le lancement du service de musique en ligne récemment proposé par la médiathèque, les visiteurs découvriront une installation de Thierry Mouillé, une œuvre composée de 46 portes «musicales».

Envisageant l’extension de l’œuvre à la notion de territoire, Thierry Mouillé rassemble depuis 1988 son travail sous le terme de Fondation Mouvante. Nom paradoxal, il désigne avant tout un monde sans racine. À partir d’hypothèses fragiles et de chantiers à l’esprit minimal, l’artiste tente de bouleverser la géographie qui nous est familière, motivé par le fait d’aller dans le sens d’un monde plus humain. Son travail témoigne d’un «retrait du sol», entendant par là le dépassement des microcosmes et des entités nationales.

Au cours des années 1990, il s’est également consacré à la création de territoires émergeant de processus intellectuels, des espaces que l’on pouvait qualifier de mentaux. Désignés par l’appellation d’Espaces Comprimés, ceux-ci apparaissent en exposition sous la forme de portes closes. Le chant est l’un de ceux-ci. L’installation se constitue de 46 portes creuses transformées en caisses de résonance. Les visiteurs sont invités à venir pincer les cordes de piano intégrées aux portes afin d’inventer leurs propres chants.

«Dans Le chant le principe de l’espace comprimé est radicalisé : sur chaque porte se dessine en creux une lettre de l’alphabet, un chiffre, un signe de ponctuation, affectés chacun d’une corde de piano - l’espace se développe alors comme un clavier musical géant, capable, virtuellement, de faire vibrer tous les sens et d’enfanter tous les chants possibles, en tant qu’il peut combiner à volonté toutes lettres, sons, chiffres, signes de ponctuation.»

 

Van Abbemuseum | Eindhoven, Pays-Bas
A Republic of Art / Une République des arts
Les collections des FRAC, des années 80 à nos jours
exposition du 27 juin au 4 octobre 2015 - proposée par Platform, regroupement des FRAC
vernissage 27 juin

Peut-on commencer à dessiner une cartographie de l'histoire culturelle récente ? Comment associer l'histoire d'une nation avec le concept de globalisation ? Enfin, qu'est-ce-que les artistes et leurs œuvres peuvent exprimer sur leur époque et sur leur lieu ?

A Republic of Art / Une république d'Art est le volet international des 30 ans des Frac. Cette exposition est consacrée à la politique culturelle française dans le domaine de l'art contemporain. Elle s'intéresse spécifiquement aux Fonds régionaux d'art contemporain (Frac) constitués au début des années 80 dans le cadre de la décentralisation.
A Republic of Art / Une république d'Art rassemble de manière exceptionnelle les collections des Frac, depuis 1982 jusqu'aux acquisitions les plus récentes, pour tenter de retracer pour la première fois une histoire de la culture visuelle de ces 30 dernières années.
 
Ces 23 structures indépendantes, réparties dans toute la France et soutenues par l'Etat et les Régions ont rassemblé plus de 25 000 œuvres internationales depuis 30 ans. Influencées par leurs contextes locaux et incarnant une certaine vision française du monde, les Frac disposent de collections qui représentent un assemblage exhaustif de l'art de cette période. La moitié des œuvres acquises proviennent d'artistes français, l'autre moitié du monde entier. Ces collections exceptionnelles nous offrent une occasion unique d'élaborer une exposition réflexive; un regard sur le monde de l'art du point de vue d'une génération de collectionneurs et de commissaires issue d'Europe occidentale.
 
L'exposition occupera les dix galeries du bâtiment historique du Van Abbemuseum et présentera autant d'œuvres d'artistes aujourd'hui internationalement reconnus que des choix plus inattendus. Une sélection d'archives détaillera les relations établies par les Frac sur leurs territoires et relatera les histoires qui ont accompagné l'acquisition de certaines œuvres d'art. A Republic of Art / Une république d'Art proposera enfin une vaste et nouvelle chronologie, qui mettra en regard le développement d'une pratique esthétique avec une sélection d'événements concernant la société française et la politique internationale.

 

Abbaye de Trizay | Charente Maritime
Bon pour les yeux, bon pour la tête
11 juillet - 2 septembre 2015
vernissage le 10 juillet à 18h

Francis Baudevin | Anna Baumgart | Bernhard Johannes Blume | Liz Deschenes | John Hilliard | Martin Honert | Jean-Pierre Raynaud | Ernest T. | Patrick Tosani | Erwan Venn

« Si tu poses sur des charbons une petite partie du cœur, la fumée qui s’en exhale chasse toute espèce de démons, soit d’un homme, soit d’une femme, en sorte qu’ils ne peuvent plus s’en approcher. Et le fiel sert à oindre les yeux couverts d’une taie, et il les guérit. » (Ancien Testament, Livre de Tobie).
Ainsi, suivant les indications de l’Ange Raphaël, Tobie, à l’aide des viscères d’un poisson, soigna son père de la cécité qui l’affligeait et délivra de ses mortels démons Sara qu’il épousa.
Comme l’une des quatre fresques murales du grand dortoir de l’abbaye de Trizay évoque l’épopée initiatique du jeune Tobie soigneur des yeux et de l’esprit, les œuvres choisies dans la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes lient l’optique et le psychique. Dans le dortoir, royaume des paupières closes et des divagations oniriques, le prieur commendataire avait pris soin d’offrir aussi, sous la forme de peintures a fresco, des images à ses yeux ouverts.
Des images contemporaines leur sont adjointes. Dans le petit dortoir, sous les regards pénétrants des enfants télépathes de la série de dessins Le village des damnés d’Erwan VENN, Weronika AP, sculpture d’Anna BAUMGART, représentation lacunaire d’une femme blessée, visage masqué d’un linge, semble s’exposer à un rayonnement vigoureux. Sous la forme d’un tableau aussi ambigu qu’efficace, Francis BAUDEVIN, dans un élan justicier et pour une hygiène du regard, s’applique à réintroduire dans le champ de l’art, le graphisme d’emballages de médicaments inspirés de la peinture abstraite géométrique. Dans le grand dortoir, les impeccables flous photographiques de John HILLIARD, de Patrick TOSANI et de Bernhard Johannes BLUME mènent graduellement du trouble de la vision au trouble de la raison. Une œuvre de Jean-Pierre RAYNAUD, de sa série Psycho Objets, matérialise l’univers mental de l’artiste en initiant sa démarche de retrait du monde semblable à une vie monastique. Plus loin, les yeux sans regard des Messdiener, sculptures de Martin HONERT, évoqueraient aussi bien, sous leurs atours religieux, l’introspection –regard en soi– que la foi aveugle. Enfin, et comme en contre-point, la séduction ultime du monochrome rouge de Liz DESCHENES et les Voyeurs d’Ernest T posent le regard comme une pulsion qui demande à être satisfaite.

 

Collège Jean Rostand | Thouars (79)
Leçon de choses
Module d'oeuvres en situation d'exposition
12 mai - 29 juin 2015
finissage le 23 juin à 18h

Ben | Michel Blazy | Roman Signer

Décrit dans le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, le mot « objet » désigne, étymologiquement parlant, ce que l’on vise, soit pour l’atteindre, soit pour le connaître. Quant à la chose, elle renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu.
Si l’art moderne et contemporain est réputé produire des objets parfois indéterminés, Leçon de choses propose de questionner ce qui constitue le propre d’une œuvre lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.

 

Médiathèque municipale | Marennes (17)
Portrait à charge
Module d'oeuvres en situation d'exposition | 8 avril - 9 mai 2015

Anna Baumgart | Vincent Chhim | Marie Fagué | Sarah Jones | Alain Séchas

Qu’il soit ou non réaliste, le portrait est toujours chargé d’une certaine ambition : glorifier, commémorer, asseoir un pouvoir, incarner un symbole, idéaliser, ériger un modèle, caricaturer… l’histoire regorge de ce type de représentations élaborées à des fins de culte, de propagande ou de critique.
Si l’on se penche sur les portraits présents dans la collection du FRAC Poitou-Charentes, révèlent-ils des démarches similaires ou les artistes les chargent-ils d’autres propos sur nos sociétés ? Identité instable, image de la femme, témoignages sociétaux ou, encore, considération sur le statut de l’artiste, ces portraits tendent davantage à témoigner qu’à édifier.


Lycée Émile Combes | Pons (17)
Carine Klonowski
heures:minutes:secondes:images

14 - 27 mars 2015

Faisant suite à la résidence* de Carine Klonowski au lycée Émile Combes, cette exposition propose de découvrir une production créée dans ce cadre aux côtés d’autres œuvres de l’artiste qui ont récemment fait leur entrée dans la collection du FRAC Poitou-Charentes.

La démarche de Carine Klonowski, jeune artiste formée à l’EESI Angoulême, explore notre goût pour les représentations du paysage tout en désignant la banalisation dont il est victime. En effet, de manière assez paradoxale, plus ses représentations deviennent accessibles et se diversifient, plus le paysage semble perdre de sa capacité d’émerveillement et de son potentiel romantique mais malgré tout, la production d’images dont il est le sujet semble toujours exponentielle.
______________
* de novembre 2014 à janvier 2015 dans le cadre du dispositif mis en place par la Région Poitou-Charentes en concertation avec la Draaf, la Drac et le Rectorat


Collège Maurice Chastang | St-Genis de Saintonge (17)
Texto | Module d'oeuvres en situation d'exposition
11 mars - 7 avril 2015
finissage le 7 avril à 17h30

Glen Baxter | Pierre Buraglio | Marc Chevalier | Raymond Hains | Lily van der Stokker

Texto propose d’aborder les relations privilégiées qu’entretiennent le langage et l’art contemporain lorsque le mot devient une dimension de l’œuvre à part entière.

 

 

Lycée Professionnel Gilles Jamain | Rochefort (17)
Portrait à charge
Module d'oeuvres en situation d'exposition | 9 mars - 24 avril 2015

Brice Dellsperger | Jeanne Dunning | Sylvie Fleury | Sarah Jones | Ernest T.

Qu’il soit ou non réaliste, le portrait est toujours chargé d’une certaine ambition : glorifier, commémorer, asseoir un pouvoir, incarner un symbole, idéaliser, ériger un modèle, caricaturer… l’histoire regorge de ce type de représentations élaborées à des fins de culte, de propagande ou de critique.
Si l’on se penche sur les portraits présents dans la collection du FRAC Poitou-Charentes, révèlent-ils des démarches similaires ou les artistes les chargent-ils d’autres propos sur nos sociétés ? Identité instable, image de la femme, témoignages sociétaux ou, encore, considération sur le statut de l’artiste, ces portraits tendent davantage à témoigner qu’à édifier.

 

 

Collège Fabre d'Eglantine | La Rochelle (17)
Au coin de la rue, le vaste monde

Module d'oeuvres en situation d'exposition | 23 janvier - 18 février 2015
vernissage le 26 janvier à 17h

Karen Andreasian | Marcel Broodthaers | Pierre Joseph | Thierry Mouillé | Kristina Solomoukha

Depuis la caravelle jusqu’au satellite, les moyens d’exploration du globe ont gagné une telle efficacité qu’il nous semble désormais possible d’appréhender le monde dans ses réalités les plus diverses et d’en communiquer les informations de manière immédiate. Au cœur de ces sociétés du tout accessible, est-il encore possible d’inscrire l’expérience individuelle du territoire ?
Les données et représentations normées que génèrent science, économie, politique, géographie, météorologie, sociologie… sont-elles compatibles avec les réalités aléatoires du vécu ?
Ce Module d’œuvres en situation d’exposition rassemble des démarches qui semblent désigner des lacunes, voire des résistances lorsque l’on confronte connaissance et expérience. Certaines approches, davantage arrimées dans la subjectivité du sensible, dévoileraient des territoires inexplorés ou des réalités invisibles. L’art, les artistes et les institutions culturelles auraient-ils un rôle à jouer ?

 

Salle d'exposition temporaire, place du marché | Roumazières - Loubert (16)
Texto
Module d'oeuvres en situation d'exposition | 16 janvier - 23 février 2015

vernissage le 16 janvier à 18h
visite destinée aux personnes relais le 19 janvier

Saadâne Afif & Guillaume Janot | Glen Baxter | Pierre Buraglio
Marc Chevalier | Delphine Coindet | Dector & Dupuy
Raymond Hains | Lily van der Stokker



Ce module d’œuvres en situation d’exposition propose d’aborder les relations privilégiées qu’entretiennent le langage et l’art contemporain. Si on peut parfois constater une interdépendance entre l’œuvre et la notice qui l’accompagne, Texto envisage avant tout le langage et les signes qui le composent comme une dimension de l’œuvre à part entière. Par ailleurs, si on réduisait le langage à sa fonction de communication, on pourrait penser que son intégration aux arts visuels vise à faciliter l’échange entre regardeur et auteur. Le mot serait là pour restreindre la polysémie de l’œuvre qui deviendrait message. Les œuvres de ce module témoignent qu’il n’en est rien. Que le langage apparaisse comme énoncé ou séquence narrative, que le texte soit impliqué comme matière sujette à manipulations ou que la graphie soit, littéralement, prétexte à composition plastique, c’est bien l’abstraction propre au verbe que les artistes exploitent.

 


Collège Joliot-Curie | Vivonne (86)
Terrain sensible
Module d'oeuvres en situation d'exposition | 20 janvier - 16 février 2015
vernissage le 22 janvier à 18h

Piero Gilardi | Kirsten Mosher | Gabriel Verger | Glen Baxter | François Méchain | Mitja Tusek | Tania Mouraud

Si tout un chacun est aujourd’hui en mesure d’envisager et d’apprécier un paysage, cela n’a pas été une évidence tout au long de l’histoire. En effet, le paysage est pure invention, une construction de l’esprit qui induit un point de vue, une prise de conscience des éléments, un ressenti personnel ou, encore, une charge symbolique. Cette construction vaut d’autant plus lorsqu’il s’agit de représenter un paysage.
En regard, lorsqu’on constate l’effort déployé pour sensibiliser les consciences à l’environnement, force est de penser qu’il n’est pas plus aisé de s’interroger à propos des conséquences des activités de l’homme sur la nature, qu’il s’agisse simplement du modelage de paysage (réseaux de transports, implantation de villes, agriculture…) ou, plus gravement, de la mise en péril d’un écosystème.
Les œuvres ici rassemblées abordent ces différentes sensibilités. La fabrique du paysage peut s’envisager selon deux orientations : penser une représentation de la nature et/ou envisager les conséquences de nos actions sur celle-ci.

 

Collège Albert Micheneau | Villefagnan (16)
Aux armes, etc.
exposition | 13 janvier - 12 février 2015
finissage le 5 février à 18h
animation pédagogique (DSDEN 16) le 20 janvier à 17h

Eric Dessert | Régis Fabre | Pierre Jahan | Ilana Salama Ortar | Daniel Schlier

Les œuvres rassemblées proposent d’aborder le conflit sans le montrer.
On s’attarde sur ses répercussions et ses conséquences sur la société. Il est ici question de mémoire, de récupération, de monument - parfois involontaire, de symboles.

 

Collège Jean Monnet | Lusignan (86)
Portrait à charge
Module d'oeuvres en situation d'exposition | 9 janvier - 9 février 2015
vernissage le 13 janvier à 18h
visite destinée aux personnes relais le 12 janvier à 15h

Vincent Chhim | Sylvie Fleury | Regina Möller | Alain Séchas | Olivier Zabat

Qu’il soit ou non réaliste, le portrait est toujours chargé d’une certaine ambition : glorifier, commémorer, asseoir un pouvoir, incarner un symbole, idéaliser, ériger un modèle, caricaturer… l’histoire regorge de ce type de représentations élaborées à des fins de culte, de propagande ou de critique.
Si l’on se penche sur les portraits présents dans la collection du FRAC Poitou-Charentes, révèlent-ils des démarches similaires ou les artistes les chargent-ils d’autres propos sur nos sociétés ? Identité instable, image de la femme, témoignages sociétaux ou, encore, considération sur le statut de l’artiste, ces portraits tendent davantage à témoigner qu’à édifier.


 

2014

Médiathèque municipale | Vouillé (86)
Faith - Erwan Venn
exposition 17 octobre - 26 novembre 2014
vernissage le 17 octobre à 18h30

Cette exposition prolonge le partenariat mené depuis plusieurs années entre la Médiathèque de Vouillé et le FRAC Poitou-Charentes.Il s’enrichit cette année de son inscription dans le Pass’Art, dispositif de la Communauté de communes du Vouglaisien pour favoriser l’accès des élèves du territoire à la culture. Grâce au Pass’Art et avec la complicité du FRAC Poitou-Charentes, les élèves du collège de La Chaume à Vouillé ont ainsi bénéficié d’un atelier de 3 jours mené par Erwan Venn en mai dernier. Guidés par l’artiste, et en relation avec sa démarche artistique, les élèves ont travaillé sur les fantômes. Leurs productions sont également à découvrir à l’occasion de cette exposition des œuvres d’Erwan Venn.
La démarche d’Erwan Venn (né en 1967, vit à Châtellerault) vise à extraire de nos référents culturels les mécanismes latents qui banalisent ou généralisent une idéologie. Son exploration n’épargne aucun domaine et trouve autant ses sources dans la culture savante que parmi les références populaires ou les histoires individuelles. De la même manière que les processus qu’il révèle se cachent souvent sous des atours séduisants, son esprit frondeur se dissimule la plupart du temps sous des aspects ludiques. Pour exemple, un papier peint ultra coloré des années 70 devient le sujet d’une vidéo relativement hystérique dans laquelle les motifs géométriques s’animent au son d’un chant scout entêtant ; ou comment soulever les désillusions de l’âge adulte sur une enfance et son cadre… Plus récemment, Erwan Venn découvrait une part sombre dans son histoire familiale, une activité de collaborateur sous l’Occupation dévoilée peu de temps après avoir retrouvé les portraits photographiques de l’aïeul concerné. Utilisant ces clichés, opérant à un effacement systématique des visages et des mains, l’artiste en ôte la part individuelle pour exporter la pratique de dissimulation à l’échelle de l’histoire. 
Cette démarche de mise en doute de la fiabilité de l’image et de sa capacité à transmettre rencontre le projet annuel mené par la professeur d’arts plastiques au collège de La Chaume qui travaille sur les relations entretenues entre l’image et le réel et, plus largement, sur la place de l’image dans la société. L’artiste a plus précisément abordé durant l’atelier des notions d’apparition et d’illusion.
Présent dans sa collection depuis 2012, Erwan Venn avait déjà collaboré avec le FRAC Poitou-Charentes à l’occasion d’une résidence en 2006 au collège André Brouillet à Couhé
Médiathèque municipale de Vouillé
2 ter Basses Rues | 86190 Vouillé

 

Collège Maurice Genevoix | Châteauneuf sur Charente (16)
Exposition Aux armes, etc. du 14 mai au 16 juin 2014
vernissage 15 mai à 18h
visites enseignants 15 mai à 13h

Anna Baumgart | Vincent Chhim | Éric Dessert | Régis Fabre | Thierry Girard | Pierre Jahan | Kirsten Mosher | Ilana Salama Ortar | Éric Poitevin | Daniel Schlier | Paola Yacoub & Michel Lasserre

Coïncidant avec l’année de commémoration des 100 ans de la première guerre mondiale, cette exposition d’œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes s’inscrit dans le projet pédagogique de l’établissement autour de la thématique du conflit inscrite au programme d’histoire des arts de la classe de 3ème. Les œuvres rassemblées à cette occasion permettent d’appréhender la représentation du conflit et de ses conséquences, souvent de manière indirecte : témoignages, traces, récupérations, monuments involontaires ou encore, devoir de mémoire.
L’ensemble de l’équipe pédagogique est investi dans ce projet, le premier associant le collège et le FRAC, visant à lutter contre l’exclusion culturelle. Ce projet participe à l’illustration de l’enseignement de l’histoire des arts au collège, et de la thématique du conflit. Des liens sont tissés entre les matières ainsi qu’avec les écoles du secteur du collège. Cette sélection d’œuvres a ainsi fait l’objet d’une animation pédagogique départementale proposée par la DSDEN 16 (Direction des services départementaux de l’éducation nationale Charente), département art visuel. D’une durée de 6 heures, elle s’adressait aux professeurs du premier degré de la circonscription de Cognac et aux professeurs du collège.
Collège Maurice Genevoix
Bd de la Corderie | 16120 Châteauneuf sur Charente

 

 

Chapelle Saint-Louis | Poitiers (86)
exposition Ça cache quelque chose... du 27 juin au 24 août 2014


Saâdane Afif & Guillaume Janot | Anna Baumgart | Michel Blazy | Maurizio Cattelan & Philippe Parreno | Roe Ethridge | Théodore Fivel | Lothar Hempel | Niek van de Steeg | Blake Rayne | Ernest T.

Dans le cadre du dispositif Les Ateliers de l'exposition, les Beaux-arts, école d'arts plastiques de Poitiers ; en partenariat avec le FRAC Poitou-Charentes, proposent de découvrir l'exposition Ça cache quelque chose : exposer la dissimulation.
Le thème de l'exposition s’est imposé de lui-même à la suite de la visite de la chapelle et de l’observation du patrimoine religieux qui la compose. En s’appropriant cet espace chargé d’une symbolique très forte, les apprentis commissaires proposeront aux visiteurs sculptures, installations, photographies et dessins à travers un curieux parcours.
Les Ateliers de l'exposition est un projet pédagogique innovant à la découverte du commissariat d’exposition, rôle encore très méconnu du grand public. En effet, ce dispositif permet à des amateurs de créer entièrement une exposition à partir d’œuvres contemporaines issues de la collection du FRAC Poitou-Charentes : de la définition du propos à la scénographie en passant par le choix des œuvres et les actions de médiation.

 

 

Musée d'Art et d'Histoire | Cognac | Charente
Exposition Plug-in III.3 du 18 mai 2013 à mai 2014

Trisha Donnelly | Sammy Engramer | Yann Grolleau
Bertrand Lavier | Ugo Rondinone | John Tremblay

Pour la troisème année consécutive, à la manière d'un Plug in(1) plusieurs oeuvres provenant de la collection du Fonds Régional d'Art Contemporain Poitou-Charentes s'associent aux oeuvres du musée.
Cette sélection d'oeuvres autour de la culture musicale, s'inscrit dans la programmation du Musée qui accompagne les 20 ans du festival Cognac Blues Passions.
(1) Clin d'oeil à l'informatique, Plug In fait allusion à ces modules d'extension qui complètent un logiciel pour lui donner de nouvelles fonctionnalités.
Musée d'Art et d'Histoire - Tél. 05 45 32 07 25
48 bd Denfert-Rochereau | 16100 Cognac

 

Collège Maurice Chastang | Saint-Genis de Saintonge (17)
exposition Lumen du 19 mars au 18 avril 2014

Hermann Pitz | Mariano Fortuny | Sara Holt

Le collège Maurice Chastang renouvelle son partenariat avec le FRAC Poitou-Charentes à l’occasion d’une exposition d’œuvres de sa collection réunies autour du dénominateur commun : la lumière, élément immatériel qui a occupé une place importante dans l’histoire de l’art et que l’on retrouve dans la création contemporaine.
L’histoire de la peinture est ponctuée d’artistes qui se sont attachés à reproduire ses effets à l’aide de couleurs : clair-obscur, ambiances climatiques de l’impressionnisme…
L’intérêt des artistes ne se limitait pas à cette seule reproduction, ils l’utilisaient également comme moyen. Ancêtre de l’appareil photo, la camera obscura (chambre noire) est un instrument optique datant du 16ème siècle qui permet de capter un point de vue et de le projeter sur une surface plane. Grâce à cet appareil, et avant que l’on sache fixer les images sur du papier photo, les artistes pouvaient aisément produire des images en suivant les contours de cette projection lumineuse. Depuis, la lumière reste une condition essentielle à l’apparition de l’image.
La lumière est donc considérée pour ses effets, exploitée comme moyen et, enfin, utilisée par les artistes contemporains comme matériau de l’œuvre elle-même. Composition utilisant des néons ou installations lumineuses qui génèrent des volumes ou structurent des espaces, la lumière est devenue art dans la création contemporaine.
Collège Maurice Chastang
10 - 12 rue de la Terrière | 17240 Saint-Genis de Saintong
e | Tél. 05 46 49 83 36

 

Collège Albert Micheneau | Villefagnan (16)
Trait pour trait
Module d'oeuvres en situation d'exposition du 26 mars au 17 avril 2014

Jérôme Allavena | Étienne Bossut | Fabrice Hybert | Sol LeWitt
Paul McCarthy | Moolinex | Antonio Saura | Niels Trannois

Après Terrain sensible en 2011 et Face à face en 2013, le Collège Albert Micheneau à Villefagnan accueille de nouveau un Module d’œuvres en situation d’exposition dans ses locaux.
Un Module est un ensemble d’œuvres de la collection du FRAC constitué autour d’une approche, sensibilité, pratique, thématique… commune. Trait pour trait, le Module exposé, rassemble des œuvres qui permettent d’approcher certaines pratiques contemporaines du dessin.
Collège Albert Micheneau
route de Chef Boutonne | 16240 Villefagnan
|Tél. 05 45 31 61 67

 

Ensemble scolaire Fénelon Notre-Dame | La Rochelle (17)
Leçon de choses
Module d'oeuvres en situation d'exposition du 28 mars au 16 avril 2014

Ben | Clarisse Doussot | Alex Hubbard | Dan Peterman
Daniel Schlier | Roman Signer | Jean-Luc Vilmouth

À l’occasion de cette première collaboration avec l’ensemble scolaire Fénelon Notre-Dame, le FRAC Poitou-Charentes s’inscrit dans le projet de l’établissement intitulé « La Ruée vers l’art». S’adressant aux élèves de filières générales et professionnelles depuis la sixième jusqu’en terminale, ce projet ambitionne de sensibiliser ce jeune public à l’art contemporain.

Échange en classe autour d’une oeuvre (une heure / une oeuvre) au mois de décembre, visite de l’exposition Une tradition matérielle au FRAC en janvier et maintenant, accueil de l’exposition Leçon de choses dans la salle pastorale du collège : c’est tout au long de l’année que les élèves ont travaillé à partir de la collection du FRAC Poitou-Charentes.
Cette exposition dans l’établissement offre aux élèves l’opportunité d’endosser de nouveaux rôles en plus de celui de visiteurs afin d’accompagner l’ensemble du processus : réalisation des visuels de communication (invitation et affiche), préparation des petits fours pour le vernissage, l’accompagnement en visites commentées pour les élèves du primaire, la rédaction d’articles pour le journal interne, la création d’une pièce de théâtre sur le thème de la leçon de choses...
Ensemble scolaire Fénelon Notre-Dame | Collège - salle pastorale
36 rue Massiou | La Rochelle

 

Lectoure_Centre d'art et de photographie (32)
Le meilleur profil, un fil rouge dans la collection du FRAC Poitou-Charentes du 9 novembre 2013 au 23 mars 2014

Olivier Babin, Emily Bates, Anna Baumgart, Henry Bond & Liam Gillick, Vincent Chhim, Serge Comte, Roe Ethridge, Gérard Gasiorowski, Jochen Gerz, Hallgrimur Helgason, Mariusz Hermanovicz, John Hilliard, Candida Höfer, Sara Holt, Rémy Hysbergue, Pierre Jahan, Sarah Jones, Jacob Kassay, Peter Klasen, Sieglinde Klupsch, Sam Samore, Daniel Schlier, Bruno Serralongue, Bernard Voïta.

La représentation dans toutes ses déclinaisons est un axe structurant de la collection du Frac Poitou-Charentes. L’exposition Le meilleur profil tire ce fil rouge en confrontant sur cette
question photographies, peintures et sculpture.
Une partie des oeuvres se présente en alternative aux médias pour rendre compte autrement de l’état du monde, en s’attaquant aux clichés et stéréotypes (Serge Comte) ou en révélant les procédures de production, de diffusion et de circulation des actualités (Serralongue, Bond & Gillick). Certains artistes, comme Rémy Hysbergue, Vincent Chhim ou John Hilliard, inscrivent la spécificité de leur médium dans le champ de la culture visuelle contemporaine. D’autres, à l’instar de Roe Ethridge, actualisent des fondamentaux de la réflexion sur l’image moderne tels que la perte de l’aura.
L’exposition montre aussi comment des artistes introduisent dans la peinture et la sculpture les codes de la photographie (Baumgart, Gasiorowski, Klasen), du cinéma (Samore), de la bande dessinée (Helgason), comment ils matérialisent les images et en scrutent la nature, la génèse et les pouvoirs ou révèlent les tensions entre les mots et les images (Gerz).
Le réalisme des oeuvres est un réalisme critique, où « l'image touche à un réel que la réalité même nous voilait » (Didi-Huberman). Dans ses photographies, Klupsch rend perceptible l’écart entre représentation et réalité, tandis que Bernard Voïta propose des images à reconstruire mentalement. Les artistes dans leur ensemble nous invitent à assumer la responsabilité de notre regard.
François Saint-Pierre
Centre d’art et photographie de Lectoure, Association Arrêt sur images
8 Cours Gambetta | 32700 Lectoure | 05 62 68 83 72 | contact@centre-photo-lectoure.fr
www.centre-photo-lectoure.fr

 

Château de La Mercerie | Magnac-Lavalette_Villars (16)
Vincent Ganivet |
Moucharabieh
juillet 2013 - Mars 2014

Lorsque les frères Réthoré ont tenté de transformer le château de La Mercerie en "Petit Versailles charentais", on peut se demander s'ils n'escomptaient pas réaliser là un tour de magie. Car en effet, après de nombreuses années de chantier, force leur a été de constater qu'ils n'avaient pas les moyens de cette petite folie d'architecture de type renaissant. Abandonné dans les années 1970, il reste de ce projet une gigantesque façade de 220 mètres de piliers et d'arcatures qui traverse le paysage. Alors quand la commune de Magnac-Lavalette-Villars a fait part au FRAC Poitou-Charentes de son ambition d'inscrire de l'art contemporain dans son programme, l'idée est venue de faire appel à un artiste bâtisseur dont la virtuosité se confond parfois, elle aussi, avec de la prestidigitation.
Vincent Ganivet (né en 1976 - vit à L'île Saint-Denis) s'est distingué ces dernières années par des sculptures de parpaings, qui par des jeux de tension, forment des arches en tout genres. Chenilles, roues, croisées d'ogives et autres, quelles que soient les formes déclinées, la virtuosité des équilibres précaires est toujours de mise. Son matériau de prédilection, le bloc de béton, lui offre l'opportunité d'une matière première peu onéreuse et à la manipulation aisée. Normalement conçu pour monter des murs droits et être masqué, l'artiste le détourne à partir de savoir-faire inspirés de l'architecture, de l'ingénierie et des mathématiques (il use, pour calculer ses courbes, de la figure de la chaînette). Cependant, n'étant pas un expert de ces domaines, c'est avant tout l'empirisme du jeu de l'expérimentation qui dicte l'évolution des formes. "Ce qui m'intéresse c'est la mise-en-oeuvre. J'aime détourner les objets quotidiens de leur fonction initiale, les mettre de travers. Émerveiller, mais avec souci d'accessibilité, d'efficacité."* Majestueuses et tutoyant le gigantisme, les courbes et torsions des sculptures semblent en même temps extrêmement fragiles. Face à elles, l'apparent risque d'effondrement nous nargue en permanence.
Pour le château de La Mercerie, Vincent Ganivet a conçu le projet de graciles arcades de parpaings qui viennent briser le rythme des baies de la façade qui, inachevée, paraît elle aussi précaire. Deux générations de projets virtuoses se trouvent ici réunis au travers d'un ensemble aussi spectaculaire que dérisoire.

*Vincent Ganivet, Paris : éd. Yvon Lambert, 2011, non paginé

Projet porté par l'association Saint-Etienne Patrimoine en partenariat avec le FRAC Poitou-Charentes avec le soutien de la DRAC Poitou-Charentes, de la Région Poitou-Charentes et du Conseil général de la Charente.

Château de la Mercerie | Association Saint-Etienne Patrimoine
Mairie - Le Bourg 16320 Magnac-Lavalette-Villars
05 45 64 92 54 | www.chateaudelamercerie.fr

 

 

Cité scolaire Jean Moulin | Montmorillon (86)
Leçon de choses

Module d'oeuvres en situation d'exposition du 17 janvier au 12 février 2014

Clarisse Doussot | Alex Hubbard | Paul McCarthy
Dan Peterman | Jean-Luc Vilmouth


Décrit dans le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, le mot « objet » désigne, étymologiquement parlant, ce que l’on vise, soit pour l’atteindre, soit pour le connaître. Quant à la chose, elle renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé produire des objets parfois indéterminés, Leçon de choses propose de questionner ce qui constitue le propre d’une œuvre lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.
Une publication accompagne cette exposition :
Leçon de choses, co-édition CRDP Poitou-Charentes / FRAC Poitou-Charentes, 2010, 48 pages, ill. couleur, ISBN : 978-2-8142-0166-8, 10 euros

Cité scolaire Jean Moulin | avenue Jean Moulin | 86500 Montmorillon | 05 49 91 00 02

 

2013

Gare d'Angoulême (16)
Exposition Les gares portes des arts du 23 septembre 2013 à janvier 2014
30 ans des FRAC avec Gares & Connexions

Michel Blazy et Heidi Wood

À l'occasion des 30 ans des FRAC les gares ouvrent leurs portes à l'art contemporain.
Gares & Connexions, la 5ème branche SNCF, en charge des gares, s’associe avec les FRAC à l’événement national célébrant leurs 30 ans d’existence. Près de 60 oeuvres d’art contemporain seront exposées dans plus de 30 gares de France. Après les gares de Bourgogne, Bretagne, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur, c’est au tour des gares des régions de Poitou-Charentes et d’Aquitaine d’accueillir des oeuvres d’art, avec respectivement Angoulême et Bordeaux Saint-Jean. Ce partenariat inédit, qui a commencé mi-mai 2013, s’étendra jusqu’à début janvier 2014.
Le FRAC en gare de Poitou-Charentes
À partir du 23 septembre, 4 baies de la gare d’Angoulême seront dédiées au travail de l’artiste Heidi Wood, qui signe cette année la programmation de l’exposition pour les 30 ans du FRAC Poitou-Charentes. Dans ces pictogrammes caractéristiques de l’ensemble de son travail, l’artiste évoque et réunit d’autres oeuvres de la collection du FRAC, représentatives d’une tendance, d’un thème, ou simplement d’une sensibilité commune.
Dans la vitrine côté quai, une étrange toile d’araignée attend le voyageur qui saura y prêter attention. Réalisée in situ au pistolet à colle, cette oeuvre du plasticien Michel Blazy, aussi ingénieuse que poétique, traduit la beauté et la fragilité du vivant.
Gare d'Angoulême | 15 place de la gare | 16000 Angoulême

 

Les Abattoirs, FRAC Midi-Pyrénées | Toulouse (31)
Exposition Les Pléiades du 28 septembre 2013 au 5 janvier 2014
30 ans des FRAC

À l’occasion des 30 ans des Fonds régionaux d’art contemporain, en plus des cartes blanches offertes à des créateurs en région, les 23 FRAC proposent une exposition collective aux Abattoirs de Toulouse, la première depuis la création des FRAC.
Répartie sur les 4 niveaux des Abattoirs à Toulouse, l'exposition Les Pléiades réunit les 23 propositions développées depuis le début de cette année 2013 par chacun des Fonds régionaux d'art contemporain sur son territoire. En adoptant le titre de cette manifestation anniversaire, Les Pléiades, l'exposition se situe comme un prolongement et une cristallisation d’une expérience inédite car il s’agit du premier projet en France à associer tous les FRAC. Les Pléiades réunissent en effet 23 extraits de collections sous le regard d'autant d'artistes, suite à une étape pendant laquelle chaque FRAC a donné une carte blanche à un ou plusieurs créateurs sur sa collection.
À la fois exposition d’expositions et de collections, Les Pléiades prennent pour motif fondateur la variation, comme une boucle infinie qui relie collection et exposition pour en exprimer l’interdépendance – tel un ruban de Moebius - dans l’activité quotidienne de ces institutions. Ainsi, le visiteur découvrira que l’exposition présentée par chaque FRAC dans sa région devient, à Toulouse, une exposition qui n'est, à chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, selon une variation chère à Verlaine. Amplifiée par la subjectivité des créateurs invités, tous réunis en un même lieu, la singularité de chaque institution dessine des voies distinctes dans l'art de ces trente dernières années, autant de parcours ouverts et promus par les politiques d’acquisition et de soutien à la création de chacun.
FRAC Midi-Pyrénées - Les Abattoirs | 76 allées Charles-de-Fitte | 31 000 Toulouse

 

École municipale des beaux-arts de Poitiers | site de Buxerolles(86)
partenariat pédagogique L'atelier de l'exposition 1 du 4 novembre au 18 décembre 2013

Jean-Louis Garnell | Romain Pellas | Émilie Perotto

"Le principe en est le suivant : mettre en relation étroite les élèves de l’Ecole des beaux-arts avec des oeuvres modernes et contemporaines issues des collections des Fonds régionaux d’art contemporain situés dans une proximité géographique avec Poitiers. A tout seigneur tout honneur, la première année est consacrée à la collection du Frac Poitou-Charentes.
Il s’agit d’abord de mettre en lumière la richesse de ces collections publiques en contribuant à les faire découvrir ou redécouvrir.
Il s’agit enfin de construire une partie de la pédagogie des ateliers de pratique à partir et autour de plusieurs sélections annuelles d’oeuvres exposées dans un espace nouvellement aménagé à cet effet : « la Grande galerie de Buxerolles ».
Ces « accrochages » ont pour ambition également de mener une réflexion sur la pratique de l’exposition en entrainant les amateurs inscrits à l’Ecole des beaux-arts vers une relation active et vivante avec les oeuvres et les artistes. Si la première exposition à l’automne 2013, est conçue par les directeurs de l’école et du Frac, la seconde édition, en février-mars 2014, le sera par deux enseignants de l'école en lien avec leurs élèves et la troisième, au printemps, par un groupe d'amateurs qui expérimenteront une situation de « commissaires » d'exposition, ce que ne connaissent habituellement pas les visiteurs des lieux d’art contemporain." JL Dorchies
École des beaux-arts de Poitiers | impasse Eric Tabarly | Buxerolles

 

Collège François Rabelais | Niort (79)
Trait pour trait
Module d'oeuvres en situation d'exposition du 8 novembre au 10 décembre 2013
vernissage le 19 novembre à 18h

Jérôme Allavena | Étienne Bossut | Pascal Convert | Paul McCarthy
Thierry Mouillé | Moolinex | Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau
Antonio Saura | Franck Scurti | Lily van der Stokker | Niels Trannois


Au printemps dernier, le collège François Rabelais s’associait aux 30 ans du FRAC Poitou-Charentes en accueillant dans ses murs des œuvres de sa collection mises en scène par l’artiste Heidi Wood.
La collaboration se renouvelle cette année avec un Module d’œuvres en situation d’exposition. Un Module est un ensemble d’œuvres de la collection du FRAC constitué autour d’une approche, sensibilité, pratique, thématique… commune. Trait pour trait, le Module exposé, rassemble des œuvres qui permettent d’approcher certaines pratiques contemporaines du dessin.
L’exposition propose des démarches qui évoquent le dessin en tant qu’outil technique. Chez Pascal Convert, cela prend la forme de relevés architecturaux qui tentent de combler le vide créé par la destruction de villas. Dans l’œuvre de Thierry Mouillé, la table d’architecte laisse sortir un son. Le bruit de souffle, un air qui ferait trembler le papier millimétré, évoque l’illusion de vouloir parvenir à construire un monde ordonné. Véritable témoignage de la naissance d’une œuvre, l’esquisse préparatoire de la sculpture Colonial Tea Cup de Paul McCarthy est un exemple de l’évolution d’un projet : pensée blanche, la tasse géante sera finalement rose. Étienne Bossut, lui, propose des esquisses qui n’en sont pas. En effet, ces dessins sont les répliques de photographies des œuvres exposées. Artiste pratiquant la copie (ses sculptures sont des moulages d’objets), il multiplie ainsi les effets de distance vis à vis des objets originaux pour une réflexion sur l’écart qui réside entre présentation et représentation.
D’autres artistes pratiquent le détournement. Franck Scurti s’approprie le célèbre dessin-animé La Linea et déplace le personnage depuis les petits tracas du quotidien vers un contexte économique de crash boursier. Du café et du tabac dissous dans les grilles de jeux déformées : la série Supplémenment de Moolinex, qui s’inspire des pages loisirs des magazines, offre la vision d’un temps libre à la dérive.
À l’exemple de Moolinex, le support du papier offre aux artistes l’opportunité d’un espace où laisser libre cours à la création et aux visions personnelles. Chez Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau, cela prend la forme d’objets et de situations du quotidien qui, associés en dehors de toute logique, témoignent d’une culture visuelle en perpétuelle mutation. Les dessins d’apparences naïves de Lily van der Stokker, soulignent au travers l’ambiguité de couleurs et motifs enfantins, les angoisses et les difficultés ressenties par un artiste face à la création.
Les mains qui semblent ouvrir une brèche dans le tableau de Niels Trannois évoquent une autre forme de liberté que l’on trouve aussi déclinée : celle du geste. Datant de 1956, le dessin d’Antonio Saura éprouve avec une grande vivacité la rigueur du dessin académique qui se devait d’être réaliste. Dans la vidéo de Jérôme Allavena, le geste est souligné par la présence de la main en action. Mais au fil de l’action, le propos s’étend proportionnellement à la tache qui grandit sur la feuille. Il ne s’agit pas seulement du geste, le dessin est également un rapport au temps et à l’espace.
Collège François Rabelais | 107 route de Coulonges | 79000 Niort

 

Médiathèque municipale | Vouillé (86)
Exposition L’épreuve de l’abstraction du 14 octobre au 7 décembre 2013
vernissage le 18 octobre à 18h30

Liz Deschenes | Sammy Engramer et David Foucher | Florence Henri
Sara Holt | Tania Mouraud | Eileen Quinlan | Pierre Savatier
Cette exposition, sixième collaboration consécutive entre le FRAC Poitou-Charentes et la Médiathèque municipale de Vouillé, propose des œuvres photographiques issues de la collection du FRAC qui, alors qu’on attend de la photographie qu’elle représente (fidèlement) quelque chose, font paradoxalement l’expérience de l’abstraction.
Médiathèque municipale | 2 ter Basses rues | 86190 Vouillé

 

Musée d'Angoulême (16)
Exposition Plug-in I.2 du 10 septembre au 13 octobre 2013
exposition prolongée jusqu'au 1er décembre

Ben | Marc Chevalier | Alex Hubbard | Piero Gilardi | Jacques Lizène | Vincent Shine
Il y a trois ans, le FRAC Poitou-Charentes inaugurait avec le Musée d’Angoulême un nouveau dispositif intitulé Plug-in (Plug-in pour « logiciel qui complète un logiciel hôte pour lui apporter de nouvelles fonctionnalités ») : un choix d’oeuvres d’art contemporain exposées aux côtés des oeuvres et objets des collections muséales. Ces connexions anachroniques visaient à générer des activations réciproques inédites.Ce principe fécond a, depuis, été diversement décliné par le FRAC Poitou-Charentes avec les musées de l’Île d’Oléron, de Cognac, de Niort, de Poitiers, de Tours…
A l’invite du Musée d’Angoulême, Plug-in I.2 se concentre sur le département Beaux-Arts. Comme prémices à la prochaine exposition au FRAC Poitou-Charentes qui présentera à Angoulême des oeuvres de sa collection questionnant cet objet spécifique qu’est le tableau (Une tradition matérielle, 11 octobre 2013 – 8 février 2014), Plug-in I.2 immisce des tableaux sans peinture dans l’accrochage permanent des oeuvres picturales du musée.
Le Musée d'Angoulême | 1 rue Friedland | 16000 Angoulême | 05 45 95 79 88


 

12 lieux partenaires en région Poitou-Charentes
Expositions Apparitions collectives un dispositif de Heidi Wood conçu à partir de la collection du FRAC Poitou-Charentes dans le cadre des Pléiades, 30 ans des FRAC

À l’occasion de leurs 30 ans, l’ensemble des FRAC élabore un projet commun autour de leurs collections. Pour ce projet, chaque FRAC a donné carte blanche à un créateur qui choisit des œuvres parmi sa collection et invente un dispositif original pour les présenter. Heidi Wood est l’artiste invitée par le FRAC Poitou-Charentes.
Après étude de la collection, l’artiste a défini des thématiques subjectives autour de certaines œuvres. Pour chaque thème, une œuvre de la collection est exposée et les autres sont schématiquement représentées en peintures murales. Ainsi, chaque dispositif d’Apparitions collectives présente physiquement une œuvre qui prend place devant l’évocation fantomatique d’autres œuvres de la collection.
La proposition de Heidi Wood intègre les actions de diffusion régionale du FRAC. Protocolaires, ces dispositifs sont accueillis et réalisés par les 11 partenaires régionaux associés au projet (écoles d’arts plastiques, collèges, lycées, musées, espaces d’art contemporain). Ils seront ensuite réactivés lors de l’exposition au FRAC Poitou-Charentes (12 avril - 7 septembre 2013), accompagnés des photographies des présentations précédentes. Une sélection de dispositifs intègrera, enfin, une exposition commune à tous les FRAC à Toulouse, aux Abattoirs (28 septembre 2013 - 5 janvier 2014).

> Espace Art Contemporain | La Rochelle
26 janvier - 2 mars 2013
vernissage vendredi 25 janvier à 18h

Apparitions collectives,
mises en scène par Heidi Wood des oeuvres de
- Delphine Coindet, Rocher (2000) devant la représentation schématisée d'une oeuvre de Xavier Veilhan
- Sylvie Fleury, Slim Fast (1993) devant les représentations schématisées des oeuvres de Sarah Jones
- Didier Marcel, Black, Silver and Gold (2001) devant les représentations schématisées des oeuvres de Pierre Malphettes et de Maurizio Cattelan & Philippe Parreno

> École d’arts plastiques du Grand-Angoulême | Angoulême
31 janvier - 1er mars 2013
vernissage mercredi 30 janvier à 18h
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood de l'oeuvre de Cindy Bernard, Two Roads (1991) devant ses représentations schématisées des oeuvres de Franck Scurti et de Kirsten Mosher

> Musée des Arts du Cognac | Cognac
1er février - 17 mars 2013
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood de l'oeuvre de Jens Wolf, sans titre (2003) devant ses représentations schématisées des oeuvres de Thomas Demand et de Clarisse Doussot

> Musée Sainte-Croix | Poitiers
8 février - 31 mars 2013
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood de l'oeuvre de Francis Baudevin, sans titre (1996) devant ses représentations schématisées des oeuvres de Jens Wolf et de Heidi Wood

> Lycée Émile Combes | Pons
4 mars - 8 avril 2013
vernissage le jeudi 7 mars à 19h
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood de l'œuvre de Ilana Salama Ortar, Terres (2003) devant ses schématisations des œuvres de Bruno Peinado et Paul McCarthy

> Collège François Rabelais | Niort
5 - 22 mars 2013
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood des oeuvres de Kristina Solomoukha, Paysage 1 et Paysage 2 (2008) devant ses représentations schématisées des oeuvres de Jim Isermann et de Benjamin Swaim

> Collège Val de Charente | Ruffec
6 mars - 10 avril 2013
vernissage le jeudi 14 mars à 18h
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood de l'œuvre de Jeanne Dunning, Sans titre (1998) devant sa schématisation de l'œuvre de Frédéric Fourcaud

> Collège Joliot-Curie | Tonnay-Charente
12 - 29 mars 2013
vernissage le 18 mars à 17h30
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood de l'œuvre de Ingrid Luche, Blue Bell Knoll (2006) devant les schématisations des œuvres de Mark Handforth et Mariano Fortuny

> École des beaux-arts de Poitiers | Buxerolles
13 - 28 mars 2013
vernissage le 12 mars à 18h
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood de l'œuvre de Jeanne Dunning, Sans titre (1998) devant sa schématisation de l'œuvre de Frédéric Fourcaud

> Centre d'art contemporain | Châtellerault
20 mars - 5 avril 2013
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood de l'œuvre de J. Duplo devant les schématisations des œuvres de Nathalie Talec et de Vincent Ganivet

> Vitrine, Galeries Lafayette | Angoulême
12 avril - 7 septembre 2013
inauguration le 11 avril à 17h

Apparitions collectives,

mise en scène par Heidi Wood de l'œuvre de Sylvie Fleury Slim Fast (1993) devant les schématisations des œuvres de Sarah Jones

> Collège Maurice Chastang | Saint-Genis de Saintonge
30 avril - 13 juin 2013
vernissage le 14 mai à 18h
Apparitions collectives,
mise en scène par Heidi Wood de l'œuvre de Véronique Joumard, Sans titre (1990) devant les schématisations des œuvres de Slimane Raïs et Pierre Joseph

 

Musée d'Art et d'Histoire | Cognac | Charente
Exposition Plug-in III.2 du mai 2012 - mai 2013

Patrick Faigenbaum | Sarah Jones | Natacha Lesueur | Fred Lonidier | Sarah Morris | Sam Samore
Pour la seconde année consécutive, à la manière d’un Plug in(1) plusieurs œuvres provenant de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes s’associent aux œuvres du musée. Cette sélection d’œuvres d’artistes contemporains propose différentes approches de la représentation de la femme. Elle offre un autre point de vue sur les collections du musée d’art et d’histoire où le thème du portrait est très présent, particulièrement dans sa version féminine.
Musée d'Art et d'Histoire - 05 45 32 07 25 | 48 bd Denfert-Rochereau | 16100 Cognac

 

 

Collège de La Couronne | La Couronne | Charente
Module d’œuvres en situation d’exposition Intuition mathématique
06 mars -11 avril 2013

Glen Baxter | Pascal Convert | Vera Molnar | Jean-Pierre Pincemin
Un module d'oeuvres en situation d'exposition qui permet d'explorer les liens entre art et mathématiques, ou quand la rigueur des calculs et des systèmes rencontre la liberté de la création plastique.
Collège de La Couronne
| 28 rue du stade | La Couronne

 

Collège Albert Micheneau | Villefagnan | Charente
Module d’œuvres en situation d’exposition Face à face
18 mars - 12 avril 2013

Anna Baumgart | Marie Fagué | Patrick Faigenbaum | Éric Poitevin | Regina Möller | Pierre Thoretton | Julia Wachtel | Olivier Zabat
Ce Module d’œuvres en situation d’exposition explore un genre qui, s’il est familier, se caractérise par la grande diversité des formes qu’il peut emprunter.
Représentation physique ou psychologique d’une personne, le portrait constitua l’un des genres majeurs de la peinture. Lors de l’Antiquité romaine, le masque funéraire que constituait l’imago, un portrait le plus fidèle possible du défunt visant à combler son absence, ancra historiquement ce genre dans le mimétisme. Peu à peu libéré de cette exigence ainsi que de ses seules finalités de culte ou de propagande, le portrait, en se diversifiant esthétiquement, a soulevé questionnements et difficultés qui lui étaient inhérents. Duplicité, métaphore, mythologie personnelle, codes sociaux... Les œuvres de ce module permettent d’en explorer quelques enjeux. Celles-ci prennent pour postulat une identité multiple ou instable et intègrent le mensonge de la représentation comme principe constitutif. Se jouant des échelles, des plans ou des genres, elles produisent une sensation de trouble, symptomatique de leur relativité.

 

École Départementale de Musique | Charente
exposition du 1er mars au 3 avril 2013

Frédéric Fourcaud, sans titre, 1994-95, collection FRAC Poitou-Charentes
Dans le cadre d'un partenariat pédagogique avec le FRAC Poitou-Charentes, deux professeurs de flûte et un professeur d’orgue de l'École Départementale de Musique (Charente) ont choisi des oeuvres dans la collection pour lesquelles ils percevaient un travail musical possible.
En 2012-2013 les deux œuvres choisies seront exposées dans des lieux culturels du département où les élèves auront leur cours de pratique instrumentale. Confrontés à une oeuvre plastique, les élèves seront chargés d’improviser, de composer ou de puiser dans un répertoire des pièces musicales qu’ils joueront ensuite dans le cadre d’une audition auprès d’un public et des familles.
Le prêt des œuvres est accompagné de séances de médiation assurées par le FRAC, auprès des personnels des lieux culturels, des enseignants et personnes relais et des familles.
Restitution (diffusion de la création musicale) le samedi 9 mars à 16h00

Espace d'Architecture Romane | Abbaye | Saint-Amant de Boixe

 

 

CRDP Poitou-Charentes | Poitiers | Vienne
Module d’œuvres en situation d’exposition Intuition mathématique
15 janvier - 15 mars 2013

Marie Bourget | Pascal Convert | François Ristori | Jean-Luc Vilmouth
Un module d'oeuvres en situation d'exposition qui permet d'explorer les liens entre art et mathématiques, ou quand la rigueur des calculs et des systèmes rencontre la liberté de la création plastique.
CRDP Poitou-Charentes | 6 rue Sainte-Catherine | Poitiers | 05 49 60 67 00


 

2012

Les Carmes | La Rochefoucauld | Charente
Exposition du 13 novembre au 29 novembre 2012

Hermann Pitz
Dans le cadre d'un partenariat pédagogique avec le FRAC Poitou-Charentes, deux professeurs de flûte et un professeur d’orgue de l'École Départementale de Musique (Charente) ont choisi des oeuvres dans la collection pour lesquelles ils percevaient un travail musical possible.
En 2012-2013 les deux œuvres choisies seront exposées dans des lieux culturels du département où les élèves auront leur cours de pratique instrumentale. Confrontés à une oeuvre plastique, les élèves seront chargés d’improviser, de composer ou de puiser dans un répertoire des pièces musicales qu’ils joueront ensuite dans le cadre d’une audition auprès d’un public et des familles.
Le prêt des œuvres est accompagné de séances de médiation assurées par le FRAC, auprès des personnels des lieux culturels, des enseignants et personnes relais et des familles.
Restitution (diffusion de la création musicale) le samedi 17 novembre
Les Carmes | 39 rue des Halles | La Rochefoucauld


Médiathèque municipale | Vouillé | Vienne
Exposition Texto du 2 octobre au 28 novembre 2012
Vernissage vendredi 5 octobre à 18h30

Glen Baxter | Thierry Girard | Les Levine
Texto est la cinquième exposition d’œuvres du FRAC Poitou-Charentes à la Médiathèque de Vouillé. Elle propose d’aborder les relations privilégiées qu’entretiennent le langage et l’art contemporain lorsque le langage est devenu une dimension de l’œuvre à part entière et que le mot participe pleinement de la polysémie de l’œuvre.
Chez Glen Baxter, la relation du mot au dessin, dans un procédé formel évoquant la bande-dessinée, renforce l’absurdité des situations proposées. Thierry Girard associe l’image photographique à l’énoncé : les phrases requalifient le visuel, les mots et les images comblent leurs ellipses réciproques ou, au contraire, accusent leurs manques et absences. Les Levine base son travail sur les capacités de signification du langage et joue sur l’équivocité des slogans et de l’iconographie associée.
Médiathèque municipale - Tél 05 49 54 43 86 | 2ter Basses Rues | Vouillé

 

Lycée du Bois d'Amour | Poitiers | Vienne
Exposition L'extérieur en intérieur du 18 avril au 30 mai 2012
Vernissage mercredi 18 avril à 18h30

Glen Baxter | Marc Deneyer | Marie Fagué | Bernard Faucon | Piero Gilardi | Sara Holt
Regine Kolle | Kirsten Mosher | Daniel Schlier | Kristina Solomoukha | Nathalie Talec | Mitja Tusek
« On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans », écrivit Arthur Rimbaud évoquant le printemps du désir amoureux en une promenade elliptique et initiatique de la ville à la campagne et retour. De Poitiers à Linazay, du lycée aux réserves du FRAC Poitou-Charentes et retour, du choix des œuvres aux actions de médiation, des élèves de dix-sept ans ont été accompagnés dans le processus de conception et réalisation d’une exposition d’œuvres de la collection. Au-delà des plaisirs de la découverte et des émois esthétiques, il leur a bien fallu être un peu sérieux pour présenter au Bois d’Amour L’extérieur en intérieur, exposition dont les œuvres choisies envisagent le paysage comme rencontre problématique de l’Homme et de la Nature.
Lycée du Bois d'Amour - Tél. 05 49 57 05 05 | 9 rue de la garenne | 86034 Poitiers cedex

 

 

Lycée Jean Hyppolite | Jonzac | Charentes-Maritime
Exposition Face à face du 29 mars au 22 mai 2012
Vernissage lundi 16 avril à 18h

Anna Baumgart l Hervé Bezet | Brice Dellsperger | Jeanne Dunning | Marie Fagué
Patrick Faigenbaum | Éric Poitevin | Ernest T | Pierre Thoretton | Julia Wachtel | Olivier Zabat

Ce Module d’œuvres en situation d’exposition explore un genre qui, s’il est familier, se caractérise par la grande diversité des formes qu’il peut emprunter.
Représentation physique ou psychologique d’une personne, le portrait constitua l’un des genres majeurs de la peinture. Lors de l’Antiquité romaine, le masque funéraire que constituait l’imago, un portrait le plus fidèle possible du défunt visant à combler son absence, ancra historiquement ce genre dans le mimétisme. Peu à peu libéré de cette exigence ainsi que de ses seules finalités de culte ou de propagande, le portrait, en se diversifiant esthétiquement, a soulevé questionnements et difficultés qui lui étaient inhérents. Duplicité, métaphore, mythologie personnelle, codes sociaux... Les œuvres de ce module permettent d’en explorer quelques enjeux. Celles-ci prennent pour postulat une identité multiple ou instable et intègrent le mensonge de la représentation comme principe constitutif. Se jouant des échelles, des plans ou des genres, elles produisent une sensation de trouble, symptomatique de leur relativité.
Lycée Jean Hyppolite - Tél. 05 46 86 56 00 | place Saint-Exupéry | 17500 Jonzac


Musée d'Art et d'Histoire | Cognac | Charente
Exposition Plug-in III du 14 mai 2011 au 14 mai 2012

Ingrid Luche | Tania Mouraud | Marie Vindy
Pour ce Plug-in, le FRAC propose en collaboration avec le musée d'Art et d'Histoire de Cognac un nouveau dialogue d'oeuvres d'art contemporain avec les collections d'un musée de la région. À l'occasion de l'accrochage du tableau récemment restauré de Louis-Auguste Auguin (chef de file de l'école des paysagistes saintongeais au XIXème siècle) qui représente un paysage de littoral évoluant vers l'impressionnisme, le FRAC s'associe au musée pour questionner ce genre académique
Musée d'Art et d'Histoire - Tél. 05 45 32 07 25 | 48 bd Denfert-Rochereau | 16100 Cognac

 

Médiathèque | Lycée Émile Combes | Pons | Charentes-Maritime
Exposition Intuition mathématique du 17 mars au 19 avril 2012
Vernissage samedi 17 mars à 11h45

Glen Baxter | Marie Bourget | Pascal Convert | Vera Molnar | Jean-Pierre Pincemin | François Ristori

Une imagination débridée, la plus grande subjectivité, une liberté sans ombre, et l’inspiration dans ce qu’elle peut avoir de plus transcendantal, qualifieraient souvent la création artistique dans l’imaginaire collectif alors qu’une stricte rigueur, un impératif d’objectivité, une grande discipline, un pragmatisme scrupuleux s’y appliqueraient aux sciences en général et aux mathématiques en particulier.
Rêveurs insensés d’un côté et supercalculateurs de l’autre ? Artistes et scientifiques vivent, en fait, en la recherche, une semblable réalité. Les uns comme les autres œuvrent à l’élaboration de systèmes novateurs offerts à l’appréhension évolutive du monde.
Rien d’étonnant à ce que des artistes recourent à des systèmes pour reconsidérer leur propre place dans le processus créatif, conçoivent des protocoles pour évaluer les limites de leur discipline et aborder les autres champs de la société, articulent leurs œuvres en des logiques critiques car alternatives.
Rien d’étonnant, non plus, à ce que de nombreuses découvertes scientifiques procèdent de la confirmation d’une intuition, à ce que l’établissement de grandes théories soit conditionné par la possible contestation des systèmes précédents, à ce que, enfin, un mathématicien puisse voir de la beauté dans un calcul résolvant un problème avec une remarquable efficacité. Médiathèque, Lycée Émile Combes - Tél. 05 46 91 86 00 | rue du lycée | 17800 Pons

 

Cité scolaire Jean Moulin | Montmorillon | Vienne
Exposition Texto du 16 février au 28 mars 2012
Finissage samedi 24 mars à 12h

Saâdane Afif & Guillaume Janot | Glen Baxter | Ben | Pierre Buraglio | Victor Burgin | Marc Chevalier | Dector & Dupuy | Thierry Girard | Raymond Hains | Alain Séchas | Lily van der Stokker

Ce module d’œuvres en situation d’exposition propose d’aborder les relations privilégiées qu’entretiennent le langage et l’art contemporain. Si on peut parfois constater une interdépendance entre l’œuvre et la notice qui l’accompagne, Texto envisage avant tout le langage et les signes qui le composent comme une dimension de l’œuvre à part entière. Par ailleurs, si on réduisait le langage à sa fonction de communication, on pourrait penser que son intégration aux arts visuels vise à faciliter l’échange entre regardeur et auteur. Le mot serait là pour restreindre la polysémie de l’œuvre qui deviendrait message. Les œuvres de ce module témoignent qu’il n’en est rien. Que le langage apparaisse comme énoncé ou séquence narrative, que le texte soit impliqué comme matière sujette à manipulations ou que la graphie soit, littéralement, prétexte à composition plastique, c’est bien l’abstraction propre au verbe que les artistes exploitent.
Cité scolaire Jean Moulin - Tél. 05 49 91 00 02 | av Jean Moulin | 86500 Montmorillon

 

Collège Joliot-Curie |Tonnay-Charente | Charente-Maritime
Exposition Cadrage en couleur du 11 janvier au 22 février 2012
à l'occasion de l'atelier de pratique artistique assuré par Clarisse Doussot au collège du 18 au 20 janvier
Vernissage vendredi 20 janvier à 16h30 en présence de Clarisse Doussot

Clarisse Doussot | Candida Höfer | Sara Holt | Joachim Mogarra | Jean-Luc Moulène
Inaugurant un nouveau partenariat en région, le FRAC Poitou-Charentes accompagne le collège Joliot-Curie (Tonnay-Charente) dans son projet d’accueil d’un artiste plasticien et d’une exposition au sein de l’établissement.
Clarisse Doussot, l’artiste invitée, est présente dans la collection du FRAC Poitou-Charentes depuis 1998. Son travail photographique prend notamment l’objet (souvent le plus insignifiant qui soit : emballages, composants électroniques, cartons…) comme sujet. Celui-ci est décontextualisé, presque transfiguré. Ses caractéristiques fonctionnelles sont occultées au profit de ses qualités esthétiques.
Cette capacité de la photographie à s’extraire de la perception convenue du quotidien, constituera une préoccupation centrale de l’atelier de pratique artistique mené par l’artiste du 18 au 20 janvier. Afin d’étayer la réflexion des élèves, Clarisse Doussot a procédé à une sélection parmi ses propres œuvres et celles de la collection du FRAC Poitou-Charentes pour constituer l’exposition Cadrage en couleur. Qu’il s’agisse de donner à voir (Jean-Luc Moulène), de mettre en scène (Joachim Mogarra), de saisir l’insaisissable (Sara Holt), de rendre visible l’irreprésentable (Candida Höfer) ou de transfigurer le trivial (Clarisse Doussot), les élèves pourront à leur tour expérimenter les possibles de la photographie. Les travaux des collégiens seront visibles au terme de l’atelier.
Ce projet a reçu le soutien de la DRAC Poitou-Charentes.
Collège Joliot-Curie - Tél. 05 46 88 72 07 | rue Joliot-Curie| 17430 Tonnay-Charente

 

 

2011

Collège Maurice Chastang | Saint-Genis de Saintonge | Charente-Maritime
Exposition Trait pour trait du 9 novembre 2011 au 24 janvier 2012
Vernissage vendredi 2 décembre à 17h
Visite enseignants, éducateurs et personnes relais lundi 14 novembre à 16h

Étienne Bossut | Fabrice Hybert | Thierry Mouillé | Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau | Antonio Saura | Lily van der Stokker
Pratique ancienne, le dessin a pu se voir confiné au rôle secondaire d’objet d’étude (esquisse préparatoire ou technique) ou d’expression de l’intime réservée au secret de l’artiste et de quelques initiés. Plus récemment, il fût perçu par les artistes du modernisme comme étant résolument archaïque dans son rôle de représentation du monde, artisanal dans son exigence d’habilité manuelle et abordé dès lors d’un point de vue formaliste (la forme plutôt que le fond, la recherche des qualités du médium). Cependant, on constate aujourd’hui une grande vitalité du dessin dans l’art contemporain. Désormais affirmé comme une pratique à part entière, libéré des exigences esthétiques de la modernité, le dessin démontre l’amplitude des formes, moyens, supports et sujets qu’il peut emprunter ou aborder.
Dans une approche moderniste, Antonio Saura pratique en 1956 un dessin informel qui se préoccupe de la liberté du geste. Cette liberté se retrouve sous une autre approche chez Fabrice Hybert, Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau ou Lily van der Stokker, plus prolifique ou immédiate, leurs champs d’investigation ne semblant pas connaître de limite, tant dans leur appréhension du monde contemporain que dans l’étendue de leurs supports (de la feuille de papier, au mur ou à l’animation vidéo…). Reflet de la spontanéité de l’esprit pour certains, le dessin est aussi pour d’autres une façon d’appréhender le réel en tentant de le reproduire. Thierry Mouillé et Étienne Bossut soulignent, non sans un certain humour, la difficulté ou le décalage qu’engendre la représentation.
Collège Maurice Chastang - Tél. 05 46 49 83 36 | 10 - 12 rue de la Terrière | 17240 Saint-Genis de Saintonge

 

L'Art cella, CRDP Poitou-Charentes | Poitiers | Vienne
Exposition Face à face du 17 octobre au 17 décembre 2011
Vernissage lundi 17 octobre à 18h

Anna Baumgart | Vincent Chhim | Brice Dellsperger | Gérard Gasiorowski | Olivier Zabat
Ce quatrième Module d’œuvres en situation d’exposition (des ensembles d’œuvres puisées dans la collection du FRAC Poitou-Charentes) présenté au CRDP Poitou-Charentes explore un genre qui, s’il est familier, se caractérise par la grande diversité des formes qu’il peut emprunter.
Représentation physique ou psychologique d’une personne, le portrait constitua l’un des genres majeurs de la peinture. Lors de l’Antiquité romaine, le masque funéraire que constituait l’imago, un portrait le plus fidèle possible du défunt visant à combler son absence, ancra historiquement ce genre dans le mimétisme. Peu à peu libéré de cette exigence ainsi que de ses seules finalités de culte ou de propagande, le portrait, en se diversifiant esthétiquement, a soulevé questionnements et difficultés qui lui étaient inhérents. Duplicité, métaphore, mythologie personnelle, codes sociaux... Les œuvres de ce module permettent d’en explorer quelques enjeux. Celles-ci prennent pour postulat une identité multiple ou instable et intègrent le mensonge de la représentation comme principe constitutif. Se jouant des échelles, des plans ou des genres, elles produisent une sensation de trouble, symptomatique de leur relativité.
L'Art cella | CRDP Poitou-Charentes - Tél. 05 49 60 67 03 | 6 rue Sainte-Catherine | 86000 Poitiers

 

Collège Val de Charente | Ruffec | Vienne
Exposition Intuition mathématique du 3 novembre au 16 décembre 2011
Vernissage mardi 8 novembre à 18h

Glen Baxter | Marie Bourget | Pascal Convert | Vera Molnar | Jean-Pierre Pincemin | François Ristori | Jean-Luc Vilmouth
Pour permettre aux élèves de rencontrer des œuvres réelles, un module d’œuvres en situation d’exposition a été créé depuis la collection du FRAC Poitou-Charentes dans un partenariat avec l’Education nationale (équipes de circonscriptions Angoulême Nord et Confolens et la Conseillère Pédagogique en Arts visuels de Charente).
Le travail lié à la visite de l’exposition s’inscrit dans un dispositif de formation continue inter-secteurs et inter-degrés porté par l’inspection académique de la Charente en partenariat avec le FRAC. Ce dispositif de formation s’articule en empans temporels qui croisent les apports de connaissances artistiques, mathématiques et langagières, les nouvelles situations d’apprentissage induites par la rencontre avec l’art contemporain et la mutualisation des pratiques. Ainsi les enseignants peuvent préparer leurs élèves à la lecture d’œuvres en construisant avec eux des connaissances qui s’appuient sur une culture commune.
Une imagination débridée, la plus grande subjectivité, une liberté sans ombre, et l’inspiration dans ce qu’elle peut avoir de plus transcendantal, qualifieraient souvent la création artistique dans l’imaginaire collectif alors qu’une stricte rigueur, un impératif d’objectivité, une grande discipline, un pragmatisme scrupuleux s’y appliqueraient aux sciences en général et aux mathématiques en particulier.
Rêveurs insensés d’un côté et supercalculateurs de l’autre ? Artistes et scientifiques vivent, en fait, en la recherche, une semblable réalité. Les uns comme les autres oeuvrent à l’élaboration de systèmes novateurs offerts à l’appréhension évolutive du monde.
Collège Val de Charente- Tél. 05 45 31 02 53 | rue Villebois-Mareuil | 16700 Ruffec

 

Médiathèque municipale | Vouillé | Vienne
Exposition Un rien précieux du 3 octobre au 23 novembre 2011
Vernissage vendredi 7 octobre à 18h30

Michel Blazy | Jacob Kassay | Patrick Tosani
Après humanitas, en 2008 pour l’inauguration de la médiathèque, avec des œuvres de Piero Gilardi, Candida Höfer et Thierry Mouillé, Leçon de choses, en 2009 avec des œuvres de Delphine Coindet, Clarisse Doussot, Paul McCarthy et Ernest T., puis Défense d’afficher, en 2010 avec des œuvres de Dector & Dupuy, Raymond Hains et Jacques Villeglé, le FRAC Poitou-Charentes est heureux de poursuivre en 2011 sa collaboration avec la médiathèque de Vouillé par la présentation d’une nouvelle exposition d’œuvres de la collection. Ce nouvel ensemble n’a pas été composé selon une approche strictement thématique mais plutôt dans un esprit de relations sensibles entre les œuvres et avec le lieu d’exposition.
Michel Blazy, transgressant allègrement les catégories sculpturales, picturales et graphiques traditionnelles, recourt régulièrement à des matériaux instables aux propriétés changeantes générant des formes parfois évolutives.
Jacob Kassay explore depuis quelques années certaines limites de la peinture, sa pratique et son résultat, en soumettant la toile et le châssis à un processus électrochimique industriel. Quasi tableau et presque miroir, son œuvre hésite entre monochrome figé et image fugace.
Patrick Tosani envisage « ce que peut la photographie » et donne, ce faisant, à éprouver au spectateur la différence d’expérience de l’image par rapport à ce que serait celle, directe, de l’objet qu’il a photographié.
Ainsi, les œuvres de Michel Blazy, Jacob Kassay et Patrick Tosani forment un ensemble diaphane qui, occupant pourtant toutes les dimensions de l’espace d’exposition, apparait si délicatement qu’il requiert une attention particulière du spectateur. Ces œuvres, déclinant un même esprit minimaliste, placent le visiteur à la croisée de divers changements d’échelle. Entre apparition et disparition, elles alimentent une pensée des processus générant les formes et peuvent s’envisager comme des vanités contemporaines.
Alexandre Bohn, septembre 2011
Médiathèque municipale - Tél. 05 49 54 43 86 | 2 ter Basses Rues | 86190 Vouillé

 

Collège Maurice Chastang | Charente Maritime
Exposition Cadre de vue du 5 mai au 1er juillet 2011
Vernissage le jeudi 19 mai à 18h

Glen Baxter | Sara Holt | Chrystèle Lerisse | Kirsten Mosher | Mitja Tusek | Gabriel Verger

En projet depuis l’année dernière, le vœu du collège Maurice Chastang d’accueillir la création contemporaine se concrétise par l’inauguration d’une salle entièrement dédiée à cet effet (réhabilitée grâce au concours du Conseil Général de Charente-Maritime) et le vernissage d’une exposition réalisée en partenariat avec le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes. Conçue à partir d’œuvres de la collection du FRAC et d’après une thématique définie avec l’équipe enseignante, l’exposition Cadre de vue explore différents possibles du genre paysage.
Si tout un chacun est aujourd’hui en mesure d’envisager et apprécier un paysage, cela n’a pas été une évidence tout au long de l’histoire. En effet, le paysage est une invention, une construction de l’esprit qui induit un point de vue, une prise de conscience des différents plans et un ressenti personnel. Cette disposition n’étant pas innée, une entremise fût nécessaire : les arts endossèrent ce rôle. L’épisode, au 14ème siècle, de l’ascension du Mont Ventoux par Pétrarque initia cette disposition de l’esprit : l’érudit choisit volontairement et consciemment un point de vue élevé afin d’appréhender le panorama et relata par écrit les émotions et pensées qui en découlèrent.
L’exposition Cadre du vue, tout en soulignant la permanence de ce genre traditionnel dans la création contemporaine, permet d’envisager la construction des images de paysage, les autres formes que celui-ci peut emprunter et les propos qui y sont éventuellement véhiculés.
Les œuvres de Gabriel Verger, Mitja Tusek et Glen Baxter insistent, par le biais d’un dispositif proche de la démonstration didactique pour l’un et par le ton de l’humour pour les autres, sur le processus de représentation d’un paysage : choisir un point de vue, extraire une image d’un tout par le cadrage et en gérer la succession de plans.
En regard, les photographies de Chrystèle Lerisse et Sara Holt prolongent la démonstration du côté du ressenti. Chez ces deux artistes, l’usage de la photographie permet de saisir et partager des perceptions sensibles et manifestations fugaces difficilement perceptibles à l’œil nu.
Moins académiques par leurs formes, les œuvres de Kirsten Mosher et Fabrice Hybert procèdent par évocation. Un miroir de surveillance chez l’un et un séquoia plié par la contrainte chez l’autre fonctionnent comme des mises en garde des effets de l’activité humaine sur la nature, l’un des sujets premiers du paysage.
Collège Maurice Chastang - Tél. 05 46 49 83 36 | 10 - 12 rue de La Terrière | 17240 Saint-Genis de Saintonge

 

Musée de l'île d'Oléron | Charente Maritime
Exposition Plug-in II du 12 février au 29 mai 2011
Vernissage le vendredi 11 février à 18h

Saâdane Afif & Guillaume Janot | Joseph Beuys | Michel Blazy | César | Trisha Donnelly | Frédéric Fourcaud | Thierry Girard | Jim Isermann | Frédéric Lormeau | Anita Molinero | Regina Möller | Tania Mouraud | Vladimir Nikolic | Romain Pellas| Émilie Perotto | Roman Signer | Julia Wachtel
Avec l’exposition Un tout petit monde, se concrétisait, à la même époque l’an dernier, le premier temps du partenariat entre le Musée de l’Île d’Oléron et le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes. De Karen Andreassian à Akram Zaatari en passant par Trisha Donnelly ou Bruno Peinado, un choix d’œuvres du FRAC venait questionner au musée les notions de territoire, d’identité et de culture.
Si cette première expérience nous a permis de mettre en jeu des œuvres d’art contemporain autour de thèmes induits fondamentalement par un musée de civilisation locale, les réactions encourageantes des visiteurs nous incitent à aller plus loin en envisageant un croisement de nos collections respectives.
Le parcours muséographique dans les collections permanentes, prolongé dans les réserves du musée, révèle des ensembles d’objets autour de notions telles la prégnance de l’Histoire sur un territoire, le monde du travail et ses métiers, le cadre domestique. Le fait muséal introduit en outre, transversalement et intrinsèquement, la question de la collection, de la conservation et de la restauration.
Ainsi, tel ces logiciels venant compléter un logiciel hôte en lui apportant de nouvelles fonctionnalités, l’exposition Plug-in II articule des œuvres de Saâdane Afif et Guillaume Janot, Joseph Beuys, Michel Blazy, César, Trisha Donnelly, Frédéric Fourcaud, Thierry Girard, Jim Isermann, Frédéric Lormeau, Anita Molinero, Regina Möller, Tania Mouraud, Vladimir Nikolic, Romain Pellas, Emilie Perotto, Roman Signer, Julia Wachtel avec un drapeau de la Résistance, des herminettes de tonnellerie, des costumes d’enfants, une coiffe féminine restaurée dans sa boîte de polypropylène neutre et bien d’autres objets majoritairement sortis des réserves à cette occasion.
Les connexions opérées se déploient dans tous les espaces du musée. Elles visent des activations réciproques inédites et fécondes entre œuvres d’art contemporain et objets patrimoniaux. Elles offrent leurs potentialités et leur polysémie à la sagacité de chaque visiteur.
Le Musée de l’île d’Oléron - Tél. 05 46 75 05 16 | 9 place Gambetta | 17310 Saint-Pierre d’Oléron
www.oleron-nature-culture.com

 

Collégiale Sainte-Croix | Loudun | Vienne
Exposition Élémentaires du 12 mars au 22 mai 2011
Vernissage le vendredi 11 mars à 19h

Saâdane Afif | Davide Balula | Michel Blazy | Delphine Coindet | Vincent Ganivet | Piero Gilardi | Thierry Mouillé | Bernard Pagès | Émilie Perotto | Nathalie Talec
La Collégiale Sainte-Croix de Loudun s’associe au Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes pour présenter l’exposition Élémentaires. L’édifice religieux, fleuron de l’art roman, avec ses vitraux transparents, sa charpente métallique anachronique et ses fresques romanes, dévoile un espace épuré dont il reste les principes constructifs. Le FRAC s’est inspiré de cette puissante architecture pour y faire cohabiter les œuvres de Saâdane Afif, Davide Balula, Michel Blazy, Delphine Coindet, Vincent Ganivet, Piero Gilardi, Thierry Mouillé, Bernard Pagès, Émilie Perotto et Nathalie Talec. Des œuvres qui semblent élémentaires, qui évoquent l’eau, l’air, la terre et le feu. Elles procèdent de principes constructifs aussi simples et efficaces que la voûte en plein cintre ou le dallage en terre cuite, mettant sans détour leur matérialité en jeu avec l’espace architectural qui les accueille.
Collégiale Sainte-Croix | Place Sainte-Croix | 86200 Loudun
mairie@ville-loudun.fr

 

Lycée Augustin Charles Coulomb | Angoulême | Charentes
Exposition Liberté conditionnelle du 17 mars au 15 avril 2011
Vernissage le jeudi 17 mars à 13h

Claude Lévêque | The Plug & Stéphanie Rollin
Après une première exposition en 2009 (eXotica), le FRAC Poitou-Charentes renouvelle son partenariat avec le lycée Charles Augustin Coulomb et propose Liberté conditionnelle, une sélection d’œuvres issues de sa collection. Ce projet implique pleinement les élèves en 1ère année du BTS Design d’espace qui ont participé au choix des œuvres et assurent la médiation.
Convoquant des grilles et une barrière, les œuvres de Claude Lévêque et de The Plug & Stéphanie Rollin définissent les frontières de territoires contraints, tant physiquement que mentalement.
Constituée de quatre grilles garde-corps, la cage fermée (Sans titre) de Claude Lévêque comprend un ventilateur faisant vibrer la structure métallique et les ceintures de cuir qui y sont suspendues. Inquiétante, la définition de sa finalité dépend de chacun, questionnant nos ambivalences, pulsions, refoulements les plus intimes... On peut aussi y entrevoir le symbole d’un cadre social autoritaire, un contexte également évoqué dans l’œuvre de The Plug & Stéphanie Rollin. Leur barrière de sécurité (Untitled (20 Reasons)), évocation d’une ligne de démarcation entre le permis et l’interdit, est ici franchie par une nuée de confettis. Un élan malgré tout réfréné dont témoignent le rigoureux alignement et le strict classement dans lequel ils se trouvent finalement disposés.
Une invitation faite aux élèves et aux visiteurs à s’interroger sur leurs positions au sens propre (le corps dans un espace) comme au figuré (le corps social).
Lycée Augustin Charles Coulomb | Allée Joachim du Bellay | 16016 Angoulême
05 45 61 83 00

 

 

CDDP des Deux-Sèvres | Niort | Deux-Sèvres
Exposition Stand PLV du 16 mars au 8 avril 2011
Finissage le jeudi 7 avril à 18h

Jean Dewasne | J. Duplo | Jim Isermann | Claude Lantier | Bertrand Lavier | Stéphane Magnin | Victoria Principes
L'exposition construite à partir du module d’œuvres intitulé Stand PLV - soit « Stand de Publicité sur le Lieu de Vente » - met en jeu les modes et les stratégies de présentation, de décoration et d’exposition qui nous entourent : que l’on soit au musée, à la maison ou dans les rayons d’un supermarché.
Les œuvres jouent toutes de leur impact visuel, plastique, graphique et coloré, déniant toute autorité à une hiérarchie supposée qui départagerait peinture et décoration, sculpture et mobilier, musée et living room. Leur statut lui-même est mis en débat, interrogeant l’objet et sa représentation, le produit et sa présentation, l’œuvre et son exposition.

CDDP des Deux-Sèvres | 4 rue Camille Desmoulins | 79000 Niort

 

Lycée Émile Combes | Pons | Charente-Maritime
Exposition Mémoires obliques du 10 mars au 14 avril 2011
Vernissage le samedi 12 mars à 11h30

Trisha Donnelly | Marco Godinho*| Candida Höfer | Pierre Joseph | Jacob Kassay | Bojan Sarcevic
Carte blanche à Marco Godinho, artiste en résidence au lycée du 14 au 18 mars
*courtesy de l'artiste et de la galerie Hervé Bize, Nancy
Dans le cadre de sa mission de diffusion régionale, le FRAC Poitou-Charentes coordonne la résidence de Marco Godinho (artiste présent dans la collection depuis 2008) au lycée Émile Combes du 14 au 18 mars 2011.
À cette occasion, et afin d’éclairer les élèves sur sa démarche, il a été proposé à l’artiste d’opérer une sélection d’œuvres dans la collection du FRAC et de les placer en regard de sa propre production.
Exposition Mémoires obliques, une proposition de Marco Godinho:
«La mémoire est devenue pour certains artistes une source d’inspiration propice à la création et offre surtout une matière infinie et variable de la représentation de notre monde individuel et collectif. Elle enregistre, retient des expériences, conserve et rappelle des sentiments éprouvés. Lorsqu’on utilise par exemple l’expression ‘‘de mémoire’’ on introduit un doute supplémentaire dans l’énoncé qui paraît encore plus incertain. Une sorte d’interprétation subjective qui se construit et se redéfinit sans cesse. Une interprétation libre qui dessine des lignes de conduite plutôt dispersées et inclinées à travers les temps.
L’exposition Mémoires obliques questionne cette notion de rappel, d’oubli, d’effacement, de répétition, d’attente, de déplacement physique et mental qui transparaît à travers la mémoire lorsqu’on essaie de lui faire confiance. Un territoire flottant où diverses temporalités se croisent pour dessiner une multitude de perspectives et de croisements de sens.» Marco Godinho
«Le travail de Marco Godinho (1978) s’établit autour des rapports constants que nous entretenons face au temps et à l’espace : les notions de territoire, de déplacement, d’identité, de communautés locale et globale sont constamment présentes dans sa démarche. Godinho opère un transfert permanent des codes et des mémoires qui définissent nos habitudes au quotidien : il mêle différentes techniques (sculpture, photographie, vidéo, installation, dessin, peinture, typographie, design graphique, textes), partant toujours de la conception des idées et tenant compte à chaque fois de la nécessité de leur représentation.»
(Galerie Art Attitude Hervé Bize : www.galerieartattitudehervebize.com)
Lycée Émile Combes - Tél. 05 46 91 86 00 | Rue du lycée| 17800 Pons

 

Lycée Marguerite de Valois | Angoulême | Charente
Exposition Arrêt sur image du 8 mars au 13 avril 2011
Vernissage le mardi 8 mars à 18h15

Anna Baumgart | Hallgrimur Helgason | Rabih Mroué | Bruno Serralongue
Dans le cadre de la diffusion de sa collection en région, le FRAC Poitou-Charentes poursuit le partenariat engagé depuis plusieurs années avec le lycée Marguerite de Valois. Entre temps (2008), À bas l’espace ! (2010) et Arrêt sur image (2011), chacune des expositions accueillies par l’établissement a la particularité d’impliquer des élèves lors de sa conception. À chaque étape (rédaction de notices, conception de supports de communication, médiation), ceux-ci bénéficient de l’accompagnement de leurs enseignants et des services du FRAC. Cette année, les œuvres retenues par les élèves des enseignements Patrimoines, Histoire des arts et du BTS communication, interrogent, par une pédagogie basée sur la rencontre avec la création, la suprématie de l’image dans notre société.
«La prééminence des images semble bien être la marque de notre société contemporaine. Qu’elle soit peinture, photographie, vidéo ou numérique, l’image connaît actuellement une diffusion jamais égalée. L’image parle d’elle-même. Elle frappe, elle choque. Elle dit plus vite que le discours et s’immisce dans tous les champs de notre vie, y compris les plus privés. D’où lui vient cet étrange pouvoir ? Pour quelles raisons nous fascine-t-elle tant ?
Suite au développement des techniques d’impression, de diffusion et de reproduction, l’image envahit notre monde et modifie notre culture, voire notre identité. En particulier parce qu’elle se prête à toutes les manipulations, l’image numérique est souvent accusée de fausser le lien entre le réel et sa représentation. Notre vision du monde passe désormais par le filtre des médias. L’image est là, comme une évidence, et nous avons tendance à l’accepter sans l’interroger. Mais faut-il la croire ? Nous montre-t-elle vraiment la réalité ou bien serait-elle un leurre dont il faudrait se méfier, à l’instar de Platon devant les peintures de son époque ?
(...) Tout le propos de cette exposition consiste à interroger l’image médiatique et à réfléchir sur ce qui la distingue de l’image artistique. De nous permettre de faire un « arrêt sur image ». D’appuyer sur « pause » afin de mettre entre parenthèses pour un court instant le défilement du flux incessant d’images qui peuplent notre quotidien et de réfléchir à ce qui se joue derrière la représentation. A travers des supports variés (peinture, sculpture, photographie, vidéo) les artistes présents ici se font sémiologues en acte, en utilisant les images elles-mêmes afin de les mettre face à leur vérité profonde.»
Anne Amsallem
Lycée Marguerite de Valois - Tél. 05 45 97 45 00 | Rue Louise Lériget | 16000 Angoulême

 

CRDP de Poitou-Charentes | Poitiers | Vienne
Exposition Texto du 7 février au 15 avril 2011
Vernissage le lundi 7 février à 18h

Glen Baxter | Sammy Engramer | Raymond Hains | Mariusz Hermanowicz
Troisième volet du partenariat entre le CRDP et le FRAC Poitou-Charentes, ce Module d’œuvres en situation d’exposition s’accompagnera, à l’instar des deux précédents, de l’édition d’un fascicule.
Texto, c’est, dans le texte, l’idée que le langage est une dimension ou un sujet privilégié de l’art d’aujourd’hui. Dans l’art moderne et contemporain, la lettre, le mot, le verbe, l’énoncé, le textuel intègrent le registre du visuel de différentes façons. Les œuvres regroupées ici renvoient pour certaines, à l’étymologie du terme « graphique », qui lie étroitement dessin, écriture, trace, et pour d’autres, aux spécificités scientifiquement décrites du langage, que ce soit sur un plan logique ou linguistique.
L'Art Cella | CRDP Poitou-Charentes - Tél. 05 49 60 67 01 | 6 rue Sainte-Catherine | 86000 Poitiers

 

Collège Albert Micheneau | Villefagnan | Charente
Exposition Terrain sensible du 5 janvier au 17 février 2011
Vernissage le jeudi 3 février à 18h

Katinka Bock | Michel de Broin | Piero Gilardi | Fabrice Hybert | François Méchain | Kirsten Mosher | Tania Mouraud
Cette exposition au collège Albert Micheneau permet au FRAC Poitou-Charentes de définir et d’inaugurer un nouveau Module d’œuvres en situation d’expostion autour des notions de paysage et de développement durable.
Au travers de leurs évocations poétiques du paysage, de leurs désignations parfois humoristiques du rapport de l’homme à la nature ou, encore, de leurs procédés relevant de l’alerte, les œuvres de ce module affichent toutes une relation à l’environnement, quand elles ne l’aménagent pas elles-mêmes.
Collège Albert Micheneau - Tél. 05 45 31 61 67 | 2 rue du 14 Juillet | 16240 Villefagnan

 

 

2010

Musée d’Angoulême | Charente
Exposition Plug-in I du 18 décembre 2010 au 16 janvier 2011
Des œuvres du FRAC Poitou-Charentes dans les collections du musée

Trisha Donnelly | Patrick Faigenbaum | Patrick Tosani | Daniel Schlier
La diffusion de leur collection à l’échelle d’une région est l’une des spécificités des FRAC. Cette ligne de conduite se concrétise grâce à des partenariats féconds. Ainsi, le Musée d’Angoulême et le FRAC Poitou-Charentes sont-ils heureux de proposer Plug-in I.
Alors que l’expressionnisme abstrait et l’art minimaliste avaient requis, après guerre, des espaces d’exposition radicalement épurés –le white cube et ses murs immaculés– bien des démarches artistiques ont, depuis, réouvert la voie à des dispositifs d’exposition assumant les contextes les plus divers.
Si un musée est évidemment un lieu d’exposition légitime et, en un sens, conventionnel, l’accueil d’œuvres d’art contemporain dans des salles d’archéologie, d’arts d’Afrique et d’Océanie ou de peinture ancienne n’est pas anodin et vise l’apparition d’activations réciproques inédites..
(Plug-in pour « logiciel qui complète un logiciel hôte pour lui apporter de nouvelles fonctionnalités ».)
Musée d’Angoulême | 1 rue de Friedland | 16000 Angoulême | Tél. 05 45 95 79 88

 

CRDP de Poitou-Charentes à Poitiers | Vienne
Exposition Leçon de choses du 14 octobre au 15 décembre 2010

Ben | Clarisse Doussot | Alex Hubbard | Dan Peterman | Daniel Schlier | Roman Signer
Décrit dans le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, le mot « objet » désigne, étymologiquement parlant, ce que l’on vise, soit pour l’atteindre, soit pour le connaître. Quant à la chose, elle renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé produire des objets parfois indéterminés, Leçon de choses propose de questionner ce qui constitue le propre d’une œuvre lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.
En pédagogie, les leçons de choses avaient pour objectif d’éveiller les jeunes esprits en leur faisant découvrir les réalités du monde. Mobilisant les sens, il s’agissait de provoquer de manière intuitive l’apparition d’idées abstraites, de concepts, au contact d’objets concrets… une posture qui peut être assimilée à celle du spectateur face à l’objet d’art. Sans vouloir éveiller ici de nostalgie vis à vis de ce mode d’enseignement empirique, les œuvres de ce module invitent à adopter une disposition propice à l’exploration. Leur matérialité parfois ambiguë et les procédés déployés par les artistes, attisent la curiosité et l’esprit critique.
Cette deuxième présentation du cycle d'expositions consacrées aux Modules d'œuvres de la collection du FRAC, dans le cadre d'une collaboration nouée en 2010 avec le CRDP de Poitou-Charentes, s'enrichit de la publication d'éditions intitulées "Modules pour l'art contemporain".
Nouvel espace L'Art Cella - Tél. 05 49 60 67 03
CRDP de Poitou-Charentes
| 6 rue Sainte-Catherine | 86000 Poitiers

 

Médiathèque municipale de Vouillé | Vienne
Exposition Défense d'afficher du 28 septembre au 24 novembre 2010

Dector & Dupuy | Raymond Hains | Jacques Villeglé
Après humanitas, en 2008 pour l’inauguration de la médiathèque, avec des œuvres de Piero Gilardi, Candida Höfer et Thierry Mouillé puis Leçon de choses, en 2009 avec des œuvres de Delphine Coindet, Clarisse Doussot, Paul McCarthy et Ernest T., le FRAC Poitou-Charentes poursuit en 2010 sa collaboration avec la médiathèque de Vouillé par la présentation d’une nouvelle exposition d’œuvres de la collection.Défense d’afficher rassemble, à la mesure de l’espace d’exposition, des œuvres qui, toutes, procèdent d’une attention portée par les artistes aux mots, slogans, textes, placardés ou inscrits sur les murs de la ville.
Si la médiathèque est l’institution publique de la lecture et de la consultation des supports d’information, la rue est l’espace public de la rencontre immédiate et fortuite du passant-lecteur et du message mural qu’il soit commercial ou qu’il exprime une opinion.
Éléments de palissade inscrits, affiches, slogans… Raymond Hains, Jacques Villeglé, Dector & Dupuy ont fait œuvre de leur pratique de la collecte littérale ou littéraire de ces indices de leur époque. Les choix qui président à leurs appropriations et déterminent leurs formalisations fondent l’esprit de leurs œuvres : malicieusement poétique pour Hains, sociologique et picturale pour Villeglé, documentaire et distanciée pour Dector & Dupuy.
Stimulantes pour l’œil et l’esprit, les œuvres présentées, qu’elles soient patrimoniales et relevant du Nouveau Réalisme ou plus récentes et représentatives d’une démarche aussi rigoureuse que singulière, affirment la lecture, le décryptage et les jeux auxquels se prêtent le mot et l’écrit, comme vecteurs fondamentaux d’appréhension du monde. Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes
Médiathèque municipale de Vouillé - Tél. 05 49 54 43 86 | 2 ter Basses Rues | 86190 Vouillé

 

Musée de l'île d'Oléron | Charente Maritime
Exposition Un tout petit monde du 6 février au 30 mai 2010

Karen Andreassian | Fayçal Baghriche | Trisha Donnelly | Jean-Charles Hue | Claude Lévêque | Ilana Salama Ortar | Bruno Peinado | Éric Poitevin | Alain Séchas | Bruno Serralongue | Akram Zaatari
Le Musée de l’île d’Oléron et le Fonds Régional d’Art contemporain Poitou-Charentes ont simultanément mené à bien leur restructuration au cours de ces dernières années. Le musée de civilisation et de culture locale insulaire, d’une part, et le promoteur régional de l’art contemporain par sa collection, d’autre part, bénéficient aujourd’hui d’infrastructures les rendant mieux à même d’accomplir leurs missions réciproques. Ainsi, le Musée de l’île d’Oléron, outre la présentation permanente de ses collections, s’est-il engagé dans une programmation d’expositions temporaires alors que le FRAC Poitou-Charentes s’applique à développer des partenariats visant une diffusion territoriale pertinente de sa collection.
La collaboration inédite entre le Musée de l’île d’Oléron et le FRAC Poitou-Charentes, dont l’exposition Un tout petit monde est le premier fruit, résulte de la volonté du musée de proposer à son public un accès à l’art contemporain tout en enrichissant, par les œuvres, des problématiques qui lui sont propres. Répondant avec enthousiasme à cette sollicitation, le FRAC a confronté sa collection à l’axe thématique retenu et opéré un choix d’œuvres de sa collection constitué aussi bien de pièces emblématiques que d’œuvres de jeunes artistes tout récemment acquises.
Peinture, photographie, sculpture, installation, vidéo, son, et site Internet, les œuvres présentées témoignent de la grande diversité technique et formelle de l’art contemporain et interrogent de manière croisée les notions de territoire, de culture et d’identité.
Qu’elles nous transportent en Arménie avec Karen Andreassian ou à la frontière Israélo-Libanaise avec Ilana Salama Ortar, qu’elles nous campent dans notre hic et nunc comme le son de la cloche de Trisha Donnelly ou nous donnent à danser avec l’étrange étranger rencontré par Jean-Charles Hue, qu’elles nous parlent de transmission et de filiation comme l’attendrissant portrait de famille d’Alain Séchas, les anciens combattants d’Eric Poitevin ou les promenades filmées d’Akram Zaatari, qu’elles évoquent l’oppression et la revendication des peuples tibétain avec Bruno Serralongue ou afro-caribéen avec Bruno Peinado, qu’elles rêvent d’une Terre sans nation et de sociétés plus respectueuses des individus avec Fayçal Baghriche et Claude Lévêque, les œuvres relient chacun d’entre nous à cette humanité intemporelle qui partage tant bien que mal un tout petit monde.
Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

Le Musée de l’île d’Oléron
- Tél. 05 46 75 05 16 | 9 place Gambetta | 17310 Saint-Pierre d’Oléron
www.oleron-nature-culture.com

 

 

CRDP de Poitou-Charentes à Poitiers | Vienne
Exposition Stand PLV du 15 février au 15 mai 2010

Francis Baudevin |Jean Dewasne | Jim Isermann | Bertrand Lavier | Claude Lantier
L'exposition construite à partir du module d’œuvres intitulé Stand P.L.V. - soit « Stand de Publicité sur le Lieu de Vente » - met en jeu les modes et les stratégies de présentation, de décoration et d’exposition qui nous entourent : que l’on soit au musée, à la maison ou dans les rayons d’un supermarché.
Les œuvres jouent toutes de leur impact visuel, plastique, graphique et coloré, déniant toute autorité à une hiérarchie supposée qui départagerait peinture et décoration, sculpture et mobilier, musée et living room. Leur statut lui-même est mis en débat, interrogeant l’objet et sa représentation, le produit et sa présentation, l’œuvre et son exposition.
Cette première présentation du cycle d'expositions consacrées aux Modules d'œuvres de la collection du FRAC, dans le cadre d'une collaboration nouée cette année avec le CRDP de Poitou-Charentes, s'enrichira de la publication d'éditions intitulées "Modules pour l'art contemporain".

Nouvel espace L'Art Cella - Tél. 05 49 60 67 03
CRDP de Poitou-Charentes
| 6 rue Sainte-Catherine | 86000 Poitiers

 

 

Lycée Émile Combes à Pons | Charente-Maritime
Exposition Leçon de choses du 27 février au 1er avril 2010

Clarisse Doussot | Alex Hubbard | Paul McCarthy | Dan Peterman | Mimmo Rotella | Daniel Schlier | Roman Signer | Jean-Luc Vilmouth
À travers l'invitation du Lycée Émile Combes, il s’agit pour le FRAC Poitou-Charentes de donner à voir et de partager, dans un souci de proximité et d’éducation artistique, un ensemble d’œuvres remarquables, choisies dans sa collection.
L’inscription de cette exposition au sein du lycée, met aussi en avant le souhait qu’il a de contribuer à l’appréhension de l’art et de la culture d’aujourd’hui par la diffusion de sa collection sur le territoire régional, dans une attention portée tout particulièrement aux jeunes et au public de proximité.
Leçon de choses
Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, qui est jeté devant lui, la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets. Là où les leçons de choses, en pédagogie, avaient pour objectif d’éveiller les jeunes esprits en leur faisant découvrir les réalités de leur temps, il ne s’agit pas, ici, de regretter leur disparition, mais plutôt d’aborder les réalités de notre époque, à travers l’expérience des œuvres d’aujourd’hui.
Médiathèque - Tél. 05 46 91 86 00
Lycée Émile Combes | Rue du Lycée | 17800 PONS | www.lycee-pons.org

 

Lycée Marguerite de Valois à Angoulême| Charente
Exposition À bas l'espace ! du 13 au 31 mars 2010

Marie Bourget | Candida Höfer | Pierre Joseph | Thierry Mouillé | Bojan Sarcevic
À bas l’espace ! ou l’expérience de lycéens qui, devenus commissaires, s’interrogent sur la mise en espace des œuvres qu’impose une exposition. Un exercice grandeur nature à partir de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes dont est née une mise en abîme : contraindre dans un espace restreint des oeuvres qui l’expérimentent, le questionnent dans sa matérialité ou sa symbolique. Une approche tautologique visant non pas à enfermer le visiteur, mais à solliciter sa capacité à s’en extraire physiquement et produire une projection mentale.
Entre les représentations subjectives subissant les aléas de la mémoire (Pierre Joseph, Mon plan du plan de Métro de Paris, 2000) ou des basculements inattendus (Marie Bourget, Point de vue, 1983/84), les évocations symboliques d'architectures matérialisant le savoir (Candida Höfer, Deutsche Bücherei Leipzig IV, 1997 - Bibliothek Salamanca I, 1998) ou devenues réceptacles de paraboles humanistes (Bojan Sarcevic, Il semble que l'animal est dans le monde comme l'eau dans l'eau, 1999) et enfin, les velléités structurelles et formelles mises en doute par un simple souffle (Thierry Mouillé, Le plan, 1994), la sélection opérée par ces élèves tend à déjouer une définition trop matérialiste de l'espace.
L’exposition À bas l’espace ! a été conçue par Julien Badier, Farah Bouchet-Lambert, Jason Jouannet, Kilian Costa et Asma Maoulida, en collaboration avec Renaud Lambert, professeur d’arts plastiques au lycée Marguerite de Valois et Céline Redonnet, médiatrice au FRAC Poitou-Charentes. "Pendant un mois, nous avons passé tous nos lundis après-midi à travailler au FRAC Poitou-Charentes pour concevoir et préparer cette exposition. À travers ce projet, nous avons découvert et approfondi nos connaissances sur le monde de la communication, de l’art, des artistes, de la médiation et des commissaires d’exposition."
Par cette collaboration avec le lycée Marguerite de Valois, il s’agit pour le FRAC Poitou-Charentes de donner à voir et de partager, dans un souci de proximité et d’éducation artistique, un ensemble d’œuvres remarquables, choisies dans sa collection.
L’inscription de cette exposition au sein du lycée, met aussi en avant le souhait qu’il a de contribuer à l’appréhension de l’art et de la culture d’aujourd’hui par la diffusion de sa collection sur le territoire régional, dans une attention portée tout particulièrement aux jeunes et au public de proximité.
Lycée Marguerite de Valois | Tél. 05 45 97 45 00 | Rue Louise Lériget | 16000 Angoulême
www.lyceevalois.com

 

2009

 

Médiathèque municipale de Vouillé | Vienne
Exposition Leçon de choses du 6 janvier au 25 février 2009

Delphine Coindet | Clarisse Doussot | Paul McCarthy | Ernest T.
Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, « jeté devant lui », la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.
Médiathèque Municipale | 2 ter Basses Rues | 86190 Vouillé


Espace d’Arts, Galerie du Lycée Valin, La Rochelle | Charente-Maritime
Exposition Texto du 8 janvier au 17 février 2009

Michel Dector / Michel Dupuy | Sara Holt | Les Levine | Patrick Tosani
« Texto », c’est, dans le texte, l’idée que le langage est une dimension ou un sujet privilégié de l’art d’aujourd’hui. Dans l’art moderne et contemporain, la lettre, le mot, le verbe, l’énoncé, le textuel intègrent le registre du visuel de différentes façons. Les œuvres regroupées ici renvoient pour certaines, à l’étymologie du terme « graphique », qui lie étroitement dessin, écriture, trace, et pour d’autres, aux spécificités scientifiquement décrites du langage, que ce soit sur un plan logique ou linguistique.
Espace d’Arts Galerie du Lycée René-Josué Valin | Rue Henri Barbusse | 17000 LA ROCHELLE


Château de Bressuire | Deux-Sèvres
Exposition Puissance & Gloire du 17 janvier au 22 février 2009

Glen Baxter | BAZILEBUSTAMANTE| Trisha Donnelly | Marie Fagué | Patrick Faigenbaum | Henri Foucault | Carsten Höller | Sarah Jones | Claude Lévêque | Thierry Mouillé | Jean-Luc Moulène | Alain Séchas | Bruno Serralongue | Roman Signer | Elmar Trenkwalder | Olivier Zabat
Dans le cadre de sa mission de diffusion en région, le FRAC Poitou-Charentes a conçu cette exposition spécifiquement pour le Château de Bressuire, en relation avec son histoire. Elle rassemble 17 artistes (parmi lesquels - pour n'en citer que quelques uns - Glen Baxter, Claude Lévêque, Alain Séchas ou Carsten Höller) et présente 29 œuvres remarquables de la collection du FRAC tous médiums confondus (sculpture, dessin, photographie et installation).
Les œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes choisies pour cette exposition font écho à une certaine ambivalence du château, hésitant au fil des siècles entre puissance belliqueuse et affichage glorieux. Elles questionnent les signes du pouvoir, leur transmission sociale, la prégnance de la famille, de la lignée, de la descendance. Elles placent l’enfant, l’adolescent, dans le champ des jeux de pouvoir de leurs parents. Elles pointent des formes de violence faites à l’individu par les clivages sociaux et envisagent la dégradation d’un ordre établi.
Cette première manifestation augure d’un heureux partenariat entre le FRAC et la Ville de Bressuire, les œuvres de sa collection trouvant naturellement leur place au sein cette institution patrimoniale publique à vocation culturelle.
Elle reçoit le soutien de l'Éducation Nationale : l'Inspection académique des Deux-Sèvres étant particulièrement engagée dans l'accompagnement pédagogique de l'exposition auprès des écoles.
Château de Bressuire | 79300 Bressuire


 

Collège André Brouillet de Couhé | Vienne
XIème Rencontre collégienne d'art contemporain
Exposition Leçon de choses du 17 mars au 15 avril 2009

Clarisse Doussot | Alex Hubbard | Paul McCarthy | Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau | Dan Peterman | Ernest T. | Jean-Luc Vilmouth
Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, « jeté devant lui », la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.
Collège André Brouillet | 2 rue de Swaffham | 86700 Couhé


Lycée Professionnel Charles Augustin Coulomb à Angoulême | Charente
Exposition eXotica du 19 mars au 19 avril 2009

Delphine Coindet | Philippe Parreno
"Quelque part en dehors du monde… elle n’est pas un fantôme, simplement une coquille vide."
L’histoire d’Annlee, héroïne virtuelle, croise celle d’un anonyme, un certain «X» et son ombre noire…
Issue d’une collaboration étroite entre le Fonds Régional d’Art Contemporain et le Lycée Charles Augustin Coulomb, l’exposition « eXotica » est née du désir d’accueillir au sein de l’établissement deux œuvres contemporaines de la collection du FRAC, des deux artistes reconnus que sont Delphine Coindet et Philippe Parreno. Une sculpture et une installation vidéo qui mettent en jeu des problématiques liées à l’image, à l’objet, aux technologies, au « faire sens » du « faire » et du « savoir-faire ».
Au-delà de leur intérêt artistique, la découverte de ces œuvres offre l’opportunité de solliciter, de développer un intérêt élargi, un regard critique vis à vis d’un environnement social, politique, technique ou médiatique avec lequel elles entrent inévitablement en résonance.
Dans un établissement scolaire comme le nôtre, qui voit se cotoyer des élèves et des étudiants aux centres d’intérêt multiples, la présence d’oeuvres d’art peut certainement devenir le prétexte à de nouveaux échanges et débats, l’occasion d’autres formes de transmission, elle peut renouveler les rapports entre élèves, étudiants, et peut-être aussi entre membres adultes de la communauté éducative. Elle peut enfin contribuer à réinventer ou poétiser les espaces investis (une salle de cours ou un atelier). »
Pierre Bourdareau, Sophie Coudray, Gérard Duhamel, Jean-Jacques Marvielle
Lycée Ch. A. Coulomb | Allée Joachim du Bellay | BP 1369 | 16000 Angoulême Cedex


 

2008

 

Lycée professionnel agricole de Grand-Pont | 86300 Chasseneuil du Poitou
Du 21 avril au 23 mai 2008

Stand P.L.V.
Œuvres de la collection :
Francis Baudevin | Jean Dewasne | Jim Isermann
Claude Lantier
| Stéphane Magnin | Didier Marcel

Dans la perspective de sa migration vers le Lycée Kyoto, le Lycée professionnel agricole de Grand-Pont a souhaité accueillir pour la dernière fois dans ses locaux de Chasseneuil du Poitou, une exposition d’oeuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes.
Ouverte à la population environnante et accessible aux élèves des établissements voisins, cette exposition intitulée Stand P.L.V. - soit « Stand de Publicité sur le Lieu de Vente» - s’inscrit dans le travail de réflexion sur l’identité et l’image du futur Lycée Kyoto.
Les oeuvres des artistes réunis à cette occasion interrogent les modes et les stratégies de présentation, de communication, de décoration et d’exposition qui nous entourent.
Les oeuvres jouent toutes de leur impact visuel, plastique, graphique et coloré, déniant toute autorité à une hiérarchie supposée qui départagerait peinture et décoration, sculpture et mobilier, musée et living room.

L’Art Moderne, le Bauhaus, l’Abstraction et parallèlement le développement du graphisme et du design ont fait sortir l’art de son cadre comme ils l’ont fait descendre de son socle pour venir habiter les lieux quelqu’ils soient : espaces publics ou espaces domestiques. Jean Dewasne, qui représente ici la figure tutellaire et le seul artiste véritablement abstrait de l’exposition, se qualifie dès le début des années 1950 (dans la lignée de Fernand Léger) de « peintre de l’âge industriel ». Très tôt il utilise des techniques novatrices qui lui permettent d’élargir le champ de la peinture et d’inscrire l’art dans la ville par de grands décors publics.
Cinquante ans après, le design, le graphisme et l’art affichent réciproquement leurs porosités, à tel point parfois que l’on ne sait plus si l’on est au musée ou au supermarché, si une chaise est une oeuvre d’art où si l’on peut s’asseoir dessus.
Les artistes en jouent ici, avec humour et irrévérence ; mais attention il serait trop simple de n’y voir qu’allusions ou détournements. S’il est avéré qu’une pile de magazines de Flash-Art peinte par Claude Lantier, nous fait penser à un Frank Stella, tandis que Stéphane Magnin torpille la cote de l’art américain avec ses drippings mécaniques, que Jim Isermann joue la déco tendance avec un motif de napperon, que Francis Baudevin singe le mobilier urbain et le graphisme publicitaire, tandis que Didier Marcel décline ses « podiums » mobiles tels des produits de luxe ; il n’en est pas moins certain que les choix esthétiques d’efficacité des formes, des couleurs, des matériaux qui prévalent ici sont le fait d’artistes et non de chefs de pub ou d’agences de communication. Les leurres s’affichent en tant que tels, le spectateur n’est pas la cible si ce n’est celle de la réflexion à porter sur l’environnement qui nous entoure et qui détermine aussi quotidiennement nos choix et nos comportements.

 

 

EPLEFPA Lycée professionnel agricole Georges Desclaudes | 17100 Saintes
Du 9 octobre au 7 novembre 2008

Leçon de choses
Œuvres de la collection :
Delphine Coindet
| Clarisse Doussot | Paul McCarthy
Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau
| Ernest T.

Le Lycée Georges Desclaude fête son Centenaire et invite le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes pour une première exposition de sa collection intitulée Leçon de choses.
À travers cette première collaboration, il s’agit pour le FRAC Poitou-Charentes de donner à voir et de partager, dans un souci de proximité et d’éducation artistique, un ensemble d’oeuvres remarquables, choisies dans sa collection.
L’inscription de cette exposition au sein du lycée professionnel agricole, met aussi en avant le souhait qu’il a de contribuer à l’appréhension de l’art et de la culture d’aujourd’hui par la diffusion de sa collection sur le territoire régional, dans une attention portée tout particulièrement aux jeunes et au public de proximité.

Leçon de choses
Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, qui est jeté devant lui, la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une oeuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets. Là où les leçons de choses, en pédagogie, avaient pour objectif d’éveiller les jeunes esprits en leur faisant découvrir les réalités de leur temps, il ne s’agit pas, ici, de regretter leur disparition, mais plutôt d’aborder les réalités de notre époque, à travers l’expérience des oeuvres d’aujourd’hui.

 

 

Église de Saint-Martin d’Entraigues | 79100
Du 10 au 21 octobre 2008

Didier Marcel
Black, Silver and Gold

2001
Collection FRAC Poitou-Charentes

Dans le cadre de la diffusion de sa collection en région, le Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) Poitou-Charentes présente l’exposition de l’oeuvre de Didier Marcel : Black, Silver and Gold, à l’occasion du lancement de la souscription publique pour la création des vitraux de l’Église de Saint-Martin d’Entraigues (commune de Fontenille Saint-Martin d’Entraigues dans les Deux-Sèvres).
Artiste français reconnu, Didier Marcel est né en 1961 à Besançon. Il vit et travaille à Dijon où il enseigne. Il fait partie des quatre artistes nommés pour le Prix Marcel Duchamp 2008.
Les sculptures de Didier Marcel sont issues du vocabulaire formel de l’architecture et du design : le module ou la maquette qui viennent préfigurer l’espace urbain, le présentoir ou la tête de gondole qu’élaborent stratégiquement l’architecte d’intérieur ou le scénographe. Black, Silver and Gold s’apparente à la fois à la sculpture sérielle (entre socle et module minimaliste), à l’architecture high-tech voire avant-gardiste et au mobilier design (comme une sorte de podium mobile). La déclinaison de la gamme de couleurs - « noir », « argent » et « or » - joue sur plusieurs registres : constamment utilisée dans les produits de luxe pour sa correspondance aux métaux précieux, elle est aussi considérée comme particulièrement kitsch quand elle touche aux produits de consommation courante.
Le travail de l’artiste interroge les modes et les stratégies de présentation, de décoration qui sont à l’oeuvre aujourd’hui, aussi bien dans notre environnement domestique, que dans un espace d’exposition : un musée, une galerie ou une église. La modernité convoquée dans le travail de Didier Marcel a, elle aussi, édifié ses rites et ses pratiques qui entrent ici en résonance avec le contexte religieux du lieu d’exposition.

 
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