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63 Bd Besson Bey | 16000 Angoulême
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Expositions au FRAC Poitou-Charentes


2011

Renouveau Réalisme
1er juillet - 4 décembre 2011

Artistes présentés à Angoulême
Michel de Broin | Jacques Charlier | Dector & Dupuy | François Dufrêne | Etcétera | Fabrice Hybert | IKHÉA©SERVICES | Pierre Joseph | Fred Lonidier | Ilana Salama Ortar | Slimane Raïs | Franck Scurti | Bruno Serralongue | Niek van de Steeg

Artistes présentés à Linazay
Fayçal Baghriche | Ben | Henry Bond & Liam Gillick | Alain Declercq | Martin Kippenberger | Regina Möller | Les Ready-Made appartiennent à tout le monde® | Allen Ruppersberg | Daniel Schlier | Tatiana Trouvé | Martin Tupper | Xavier Veilhan | Paola Yacoub et Michel Lasserre

L’exposition Renouveau Réalisme présente des œuvres de la collection qui dérogent, avec des moyens certes renouvelés, aux formes traditionnelles des Beaux-Arts pour mieux dépeindre leur temps. Images ou objets mettant en tension leur statut même d’œuvre d’art, ces pièces posent aussi la question des stratégies artistiques et des modalités d’appartenance des artistes à leur siècle.

Présentant pour l’occasion des acquisitions récentes, cette exposition, par une mise en perspective avec des œuvres plus anciennes, révèlera des enjeux et problématiques historiquement présents dans la collection.

Parallèlement, le FRAC propose à Linazay la découverte d’autres œuvres de la collection qui prolongent la réflexion initiée par l’exposition présentée à Angoulême.

Programme

Patrick Bernier et Olive Martin et/avec Sébastien Canevet et Sylvia Preusse-Laussinotte
X. et Y. c/ Préfet de … Plaidoirie pour une jurisprudence
Performance, 2007, environ 45 min, entrée libre.
Cette performance adopte la forme d’un procès ouvert au débat.
Deux avocats représentent et défendent un immigrant (X) menacé d’expulsion. Leurs arguments ne convoquent pas seulement le droit des étrangers mais invoquent le droit d’auteur. En effet, X est auteur d’un work in progress crée en collaboration avec un artiste européen (Y). Cette œuvre étant mise en péril s’il quitte le territoire, X serait dès lors susceptible de bénéficier des lois de protection des biens culturels immatériels. Dans ce procès, les «deux avocats s’arment de l’hospitalité du droit d’auteur pour forcer l’hostilité du droit des étrangers».

Dector & Dupuy
L'oreiller de Saint-Cybard. Visite performance.
Le duo d’artistes pose un regard singulier sur la ville et le partage lors de cette visite. Objets abandonnés, graffitis, traces dans le ciment, repères de crues, plaques commémoratives oubliées... La ville ne se révèle plus au travers du patrimoine balisé mais par les traces de la vie urbaine.

Rencontre avec Bruno Serralongue
Adoptant la position d’un usager lambda de la presse, Bruno Serralongue traque dans les sources d’informations disponibles, les sujets de ses séries photographiques aux points de vue atypiques. Considérés dans leur ensemble, les événements retenus constituent un répertoire d’actions collectives à l’échelle mondiale. Parallèlement, ils offrent à l’artiste l’opportunité de questionner les conditions de production et la diffusion des images d’information

Présentation d’IKHÉA©SERVICES par Jean-Baptiste Farkas avant activation de l’Atelier H.S.
«IKHÉA est une entreprise fondée en 1998 par un geste d’usurpation symbolique. Née de l’étonnement que tout, dans notre société, fonctionne si bien et ne pose pas plus problème, IKHÉA se pense comme « L’entreprise de la faute » : elle puise ses forces dans le désordre, sème des embûches et revendique la complexité. Pour la plupart immatériels et soumis à des règles strictes, les IKHÉA©SERVICES privilégient l’expérience et cherchent à faire un croche-pied à la routine. À l’œuvre-marchandise limitée mais rentable, ils tentent d’opposer le principe ouvert et évolutif des prestations, méthode de travail à plusieurs bâtie sur un imprévu radical.» J-B F.

Rencontre avec Slimane Raïs
Bien que matériels, les dispositifs de Slimane Raïs ne se résument pas à leurs formes. Créant des espaces de rencontre et ce, sans prétention de production de lien social, leurs finalités se révèlent par les usages du public avec toute l’indétermination et l’immatérialité que cela suppose.

IKHÉA©SERVICES : activation de l’IKH(S).n°6 Atelier H.S. Nous le réalisons pour vous
Mode d’emploi : atelier de destruction d’objets. L’objet apporté est détruit selon un rituel imaginé par son propriétaire. (plusieurs mises en pratiques de ce mode d’emploi à ce jour).

 

 

David Renaud | L'horizon absolu
du 28 janvier au 28 mai 2011

Mêlant habilement la rigueur de l’esprit scientifique à la liberté potentielle qu’offre le genre de l’anticipation, le travail de David Renaud se joue des codes pour explorer l’espace, éprouver sa perception et transformer sa représentation en une expérimentation aussi physique que mentale.
Évoquant tour à tour des éléments organiques (la cellule), des espaces géographiques (paysages, cartes et plans-reliefs) ou cosmiques (panoramas stellaires et architectures futuristes), les œuvres mises en relation perturbent les échelles, réduisent les distances et annulent toute notion de chronologie. Éprouvés dans leurs repères, les visiteurs de L’horizon absolu, seront invités à se projeter dans le paysage d’une utopie revisitée.

Depuis l’acquisition de Total Recall en 1992, suivie de la coédition du catalogue monographique paru en 2009 aux Éditions de l’Œil, le FRAC Poitou-Charentes affirme son intérêt pour cet artiste au travers de cette exposition. Les œuvres récentes exposées permettront la découverte d’orientations nouvelles et/ou méconnues dans la démarche de l’artiste.

David Renaud est représenté par la galerie Anne Barrault, Paris
Né en 1965 à Grenoble. Vit à Paris.

 

 

2010

Animal politique
du 22 juin au 4 décembre 2010 à Angoulême
du 23 juin au 27 août 2010 à Linazay

Olivier Babin | Biefer/Zgraggen | Michel Blazy | Mircea Cantor | Wim Delvoye | Jean Dieuzaide | Carsten Höller | Jean-Charles Hue | Pierre Joseph & Phillipe Parreno | Regine Kolle | Oleg Kulik | Natacha Lesueur | Claude Lévêque | Les Levine | Mario Merz | Jean-Michel Othoniel | Bojan Sarcevic | Alain Séchas | Bruno Serralongue | Jim Shaw | Ernest T. | Taroop & Glabel

Œuvres des collections du FRAC Poitou-Charentes, FRAC Pays de la Loire et FRAC Limousin, de la galerie Michel Rein (Paris), de Sémiose galerie-éditions (Paris) et de Michèle et Yves Di Folco.

Représentative de la grande diversité des mediums utilisés aujourd’hui par les artistes, esthétiquement éclectique, indifférente à tout académisme animalier, l’exposition Animal politique met en jeu des œuvres qui impliquent métaphoriquement la figure animale dans une pensée de l’humanité et de notre société.

Depuis les origines caverneuses de l’homme, l’observation, la représentation et la mystification de l’animal accompagnent son exploitation. Mangeant sa chair, utilisant ses tissus, gobant ses œufs, buvant son lait, s’adjoignant sa force physique, expérimentant ses réactions physiologiques, l’humanité prospère « sur son dos ». Mieux, par ses cosmogonies, mythes, croyances, rituels, légendes, contes, fables, l’humain n’a eu de cesse de recourir à cette figure symbolique pour édifier ses civilisations, générant ainsi, au fil des âges et au gré des régions, une gigantesque geste paradoxale où l’humain se définit aussi bien par la revendication de sa parenté à l’animal que par le marquage de sa différence. Tour à tour modèle et repoussoir, l’animal qualifie l’humain dans son individualité d’être vivant ou comme membre d’une communauté sociale.

Si pour Aristote, « la cité est au nombre des réalités qui existent naturellement et (…) l’homme est un animal politique », si Diogène le Cynique prône l’individualisme, l’insoumission aux us et coutumes et l’ascétisme qu’il reconnaît aux bêtes, les artistes dont les œuvres constituent l’exposition Animal politique, tour à tour, recourent à l’animal dans les allégories métaphysiques qu’ils proposent, insistent sur l’animalité de l’humain, et teignent de bestialité leurs propositions critiques.

Alexandre Bohn, mai 2010

 

Caractères
Du 22 janvier au 22 mai 2010

Jérôme Allavena | Glen Baxter | Édouard Boyer | Marcel Broodthaers | Victor Burgin | Marc Chevalier | Sammy Engramer | Jean-Louis Garnell | Thierry Girard | Mariusz Hermanowicz | Sara Holt | Pierre Huyghe | Philippe Mailhes | Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau | Philippe Perrin | The Plug | Allen Ruppersberg | Alain Séchas | Benjamin Swaim

Œuvres des artistes, de la collection du FRAC Poitou-Charentes, de la Galerie Claudine Papillon (Paris),
de la Galerie des Multiples (Paris), de la Galerie Traversée (Munich), de la Galerie Nosbaum & Reding Art Contemporain (Luxembourg).

Si la bande dessinée peut se définir généralement comme une suite de dessins dans lesquels est inséré du texte pour raconter une histoire, les œuvres présentées mettent en tension la relation texte-visuel et proposent souvent un questionnement voire la déconstruction d’une fonction narrative éventuellement attendue. Certaines convoquent des images par du texte, d’autres procèdent inversement, s’amusent des codes de la bande dessinée et de ceux de l’art contemporain, ajustent l’autorité de l’auteur et le libre-arbitre du regardeur-lecteur.
S’il ne s’agit pas ici d’explorer plus avant les correspondances culturelles avérées entre la bande
dessinée et l’art contemporain, Caractères propose en revanche une approche de formes et enjeux rendus stimulants tant par la bande dessinée que par l’art contemporain en termes de solutions d’organisation de ce qui est porté au regard et à l’entendement. Ainsi, l’album, la planche, la case, le dessin, l’image, le texte − aspects de la bande dessinée − ouvrent-ils, au gré des œuvres, sur la question du multiple, de l’édition, de la narration et de l’ellipse, de la composition en séries, en grilles et polyptiques, du devenir image du dessin, de la graphie entre écrit et dessin, des interactions entre texte et image, de la fécondité des jeux sémantiques entre texte et image, de la force suggestive, enfin, de l’un sans l’autre.
Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

 

 

 

2009

 

ATTRACTION (Voyage sentimental 6)
Du 24 octobre 2009 au 17 janvier 2010

Michel Blazy | Jordi Colomer | Simone Decker | Rémy Hysbergue | Urs Lüthi | Pierre Malphettes | Maria Marshall | Paul McCarthy | Bruno Petremann | Elisa Pône | David Renaud | Ugo Rondinone | Ernest T. | Taroop & Glabel | The Plug & Stépahnie Rollin

Voyage sentimental 6 s'inscrit dans la manifestation Collections d'automne, panorama des FRAC, organisée par Platform, regroupement des FRAC.
Oeuvres des collections des FRAC Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côtes-d'Azur, du FNAC et prêts des galeries Anne Barrault et Michel Rein.

« Un vaste espace en pleine campagne, une localisation que l’on peut qualifier de stratégique au bord des quatre voies d’une route nationale, une vocation d’accueil du public autour d’un thème avant réaffectation  : le site maintenant dévolu au FRAC Poitou-Charentes pour ses réserves et des espaces d’exposition a bien des chromosomes communs avec tout « parc d’attraction ».
Oisifs, curieux, menteurs, vains, ennuyés, forcés et contraints, innocents et malheureux, selon la typologie établie par Laurence Sterne, sont parmi les visiteurs bien peu sentimentaux de ces « wonderlands » qui prétendent, à grand renfort d’effets, offrir tant de voyages immobiles et de visions orientées du monde.
Autour de la monumentale Colonial Tea Cup de Paul McCarthy évoquant Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll au travers du filtre de Disney World, les œuvres d’Attraction (Voyage sentimental) questionnent des esthétiques du divertissement, de l’artifice, ainsi que la résistance de cet « autre côté du miroir » qui menace de nous laisser du côté d’une réalité en morceaux. »

Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

 

 

Rémy Hysbergue
D'ici on pourrait croire que la vue est imprenable
Du 25 septembre au 12 décembre 2009


Exposition monographique

« Rémy Hysbergue est strictement peintre. C’est par l’expérimentation picturale qu’il se confronte aux spécificités de ce médium, c’est de l’intérieur de la discipline qu’il en explore les possibles, c’est depuis son quotidien de peintre qu’il évalue les acquis de l’histoire de la peinture, et enfin, c’est par sa peinture virtuose qu’il sonde notre culture visuelle contemporaine, nos accoutumances esthétiques, nos soumissions aux effets et signes visuels issus de la société de consommation et de communication de masse.

Ravissement, Bluff, Cordialement, Pour l’instant, Circonstanciels, Irrévérences, Pour voir, Étendues… chaque série, chaque peinture de Rémy Hysbergue se propose comme résolution convaincante d’une équation à plusieurs inconnues : synthèse historienne de la peinture / aboutissement temporaire de la démarche de l’artiste / pertinence de l’œuvre dans son contexte d’émergence. Son travail questionne autant l’abstraction picturale que le médium photographique quant aux appareillages formels qui conditionnent l’apparition potentielle d’une image. »
Alexandre Bohn, commissaire de l’exposition, directeur du FRAC Poitou-Charentes

 

008. Collection, nouvelles connexions
Du 13 mars au 29 août 2009

Karen Andreassian | Davide Balula | Emily Bates | Anna Baumgart | Hervé Bezet | Sylvie Blocher | Édouard Boyer | Roe Ethridge | Vincent Ganivet | Marco Godinho | Alex Hubbard | Rémy Hysbergue | Ingrid Luche | Rabih Mroué | Eileen Quinlan | Kristina Solomoukha | The Plug | Heidi Wood | Akram Zaatari

Exposition des nouvelles acquisitions.
29 nouvelles œuvres de 19 artistes : après quatre ans d’interruption, le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes a pu, en 2008, poser les bases d’un nouveau programme d’acquisitions.

Autour d’Alexandre Bohn, directeur, le nouveau comité technique d’achat composé de Yann Chevallier, responsable arts visuels du Confort Moderne, Poitiers, Enrico Lunghi, directeur général du Musée d’Art Moderne Grand Duc Jean (MUDAM), Luxembourg, et Stephen Wright, théoricien de l’art, Paris, a porté un regard aigu sur la collection. Il a considéré que chaque nouvelle œuvre devait pouvoir générer de multiples nouvelles connexions avec le corpus éclectique de la collection.
C’est ce à quoi le FRAC Poitou-Charentes s’emploiera au fil de ses actions de diffusion et de médiation dans les mois et années à venir. Dans l’immédiat, nous sommes heureux de partager le plaisir simple de découvrir ces nouvelles œuvres réunies en une exposition et d’évaluer ainsi ce qui, déjà, peut se jouer entre elles.

008. Collection, nouvelles connexions met en évidence la grande diversité technique et formelle des œuvres acquises, l’extrême variété de leur ton et l’ouverture extra-occidentale de leur aire d’origine. Cet ensemble d’œuvres stimulant, à l’instar de la collection qu’il a rejoint, est représentatif de la création contemporaine. Les œuvres qui le constituent viennent enrichir, dans la collection, les ensembles constitués autour du travail sur la mémoire, l’archive et le document (Andreassian, Mroué, Zaatari) ; d’une vision poétique et métaphorique du monde (Balula, Godinho, The Plug) ; du portrait sociologique et psychologique (Bates) ; de l’image médiatique, fictionnelle et politique (Baumgart, Bezet, Solomoukha) ; de la question de l’inscription de l’individu dans la société contemporaine (Blocher) ; de la délégation du geste créatif, du protocole et de la règle du jeu (Boyer, Wood) ; de la transfiguration du trivial (Ethridge, Ganivet) ; de la peinture, son histoire et son expérimentation (Hubbard, Hysbergue, Quinlan) ; de l’architecture, du design et de leur incidence sur les comportements sociaux (Luche)…

 


2008

Pièces à vivre
Du 1er juillet au 5 octobre 2008

Avec les artistes de la collection :
Joseph Beuys | Michel Blazy | Angela Bulloch | Maurizio Cattelan & Philippe Parreno | Pascal Convert | Trisha Donnelly | Jim Isermann | Claude Lévêque | Mathieu Mercier * | Regina Möller | Romain Pellas | Georges Tony Stoll | Heidi Wood **

* Collection FRAC Nord-Pas de Calais
** Production de l'artiste, Courtesy Galerie Anne Barrault, Paris

Pièces à vivre, la première exposition proposée par le FRAC dans ses nouveaux murs à Angoulême, est très majoritairement fondée sur un choix d’œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes. Alors qu’il sera donné au FRAC, aux artistes, ainsi qu’au public, d’habiter de leurs rencontres cette nouvelle infrastructure, Pièces à vivre, par les œuvres présentées, croisera des propos d’artistes sur la relation de l’œuvre d’art au décorum domestique, sur une esthétique du quotidien, sur la prégnance des espaces architecturaux ou sur les conditions matérielles d’une convivialité. Les œuvres choisies jouent directement avec l’architecture du lieu, allant parfois jusqu’à requalifier la fonction d’un espace et offrir au visiteur une expérience au-delà du visuel.

29 juin : inauguration avec une cascade de domino-parpaing : performance de Vincent Ganivet
18 septembre : visite inédite de l'exposition par l'artiste Georges Tony Stoll et présentation de la saison 2008-2009

 

Larsen
Du 7 novembre 2008 au 7 février 2009

Avec les artistes de la collection :
Francis Baudevin | Édouard Boyer* | Marcel Duchamp| Éric Duyckaerts | Sammy Engramer | Franck Éon | Richard Fauguet | Hans-Peter Feldmann | Sylvie Fleury | Frédéric Fourcaud | Hallgrimur Helgason | Pierre Huyghe | Pierre Jahan | Bertrand Lavier | Les ready-mades appartiennent à tout le monde ® | Philippe Parreno | Martin Tupper | Jens Wolf

* production pour l’exposition

Larsen présente un ensemble d’œuvres de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes autour d’une de ses pièces maîtresses, une Boîte en valise de Marcel Duchamp, rarement montrée depuis son acquisition en 1988.

Marcel Duchamp, précurseur de l’art contemporain au début du 20ème siècle, réalise à partir de 1936 et jusqu’à sa mort en 1968 des boîtes à systèmes contenant des reproductions miniaturisées de ses œuvres les plus importantes. La Boîte en valise de la collection du FRAC Poitou-Charentes, produite en 1966, est une œuvre, image de l’œuvre ainsi presque accompli.

Le principe duchampien du ready-made ayant, dans un premier temps, contribué à imbriquer l’art et la vie, on peut estimer aussi qu’il a constitué le ressort de bien des apparentes tautologies modernes et postmodernes. La posture interdisciplinaire de Marcel Duchamp, son entreprise indisciplinée de dédain des dogmes et des manifestes, des styles et des écoles, sa validation appropriationniste d’éléments de la réalité extra artistique, ont enjoint, au fil des décennies, les artistes à faire œuvre de la (re)définition de leurs propres champs disciplinaires - peinture, sculpture, musique, danse, cinéma, littérature… - par l’introspection, l’expérimentation et l’exploration de leurs limites présupposées. La décennie d’après guerre est ainsi constitutive d’un Modernisme déjà tardif dont la finesse de Marcel Duchamp avait très largement anticipé la prise de distance par rapport aux utopies sociales et politiques.

A suivi le moment « hors limites » et protéiforme des années 1960 et 70 (Pop Art, Land Art, happening, Fluxus, performance, Body Art, Actionnisme Viennois, Nouveau Réalisme, Art Minimal, Art Conceptuel…) qui est celui de la véritable affirmation d’une spécificité de l’art contemporain redevable, elle aussi, des fulgurances duchampiennes. Cette période ouvrant sur le postmodernisme artistique des années 1980 et 90, est concomitante des premiers énoncés philosophiques de la postmodernité. Les artistes et les philosophes constatent de concert l’effondrement des idéologies, l’échec patent des utopies révolutionnaires, la fin des « grands récits ».

Bien des artistes émergeants dans les toutes dernières années du deuxième millénaire, tels de humbles antihéros, sondent les interstices de l’ordre et des formes établies ou mettent en lumière le nivellement des valeurs culturelles. Éprouvant l’idée de fin de l’Histoire ou, du moins, l’épuisement d’une conception linéaire de l’Histoire et de ses avant-gardes, d’autres valorisent des esthétiques, des champs culturels et des modes d’expression jusqu’ici méprisés ou relisent en se les appropriant, en les mêlant, en les manipulant, des œuvres du passé.

Pierre Jahan s’applique à documenter la circulation des œuvres pendant l’Occupation puis à la Libération. À des fins de composition picturale, Francis Baudevin pompe le graphisme commercial gonflé de références à l’abstraction géométrique. Jens Wolf préfère peindre de faux anciens tableaux que de faux tableaux anciens. Philippe Parreno active un personnage de manga. Édouard Boyer augmente la visibilité du style du dessinateur de presse Willem. Éric Duyckaerts fait œuvre d’une forme langagière professorale et de l’évocation d’un dispositif de médiation multimédia. Sammy Engramer soumet une narration à l’architecture de la page d’accueil d’un moteur de recherche Internet première génération. Bertrand Lavier recourt à la photographie pour faire d’un badigeon une peinture, par la socle questionne la captation muséographique de l’objet, fait un film d’une peinture de Kasimir Malevitch. Déconstruisant le cinéma, Pierre Huyghe met en images la fabrication invisible du doublage des voix. Franck Éon réplique en vidéo la peinture de John Currin. Richard Fauguet problématise sa figuration de « héros » par le recours à des matériaux improbables. La prolifération d’images tient lieu de projet à Hans-Peter Feldmann. Pif, Captain America, Bonaparte, Sigmund Freud, Bouddha, Frédéric Fourcaud offre en sculpture, un panthéon du tout-venant. Détournant les Brillo Boxes de Warhol, Sylvie Fleury corse son propos sur l’image de la femme. Hallgrimur Helgason peint une mise en abîme iconique et médiatique de l’individu clownesque. Philippe Thomas disparaît derrière le nom commercial d’une agence de publicité, Les ready-mades appartiennent à tout le monde®, qui lance un casting pour nourrir l’histoire de l’art. Martin Tupper est à la fois commissaire d’exposition, artiste, fiction et pseudonyme.

L’exposition Larsen propose l’hypothèse d’une qualité intrinsèque à la citation, de la plus-value de la copie et de la série, de la vertu de l’appropriation et du détournement.

Alexandre Bohn

Mise en ligne de l'œuvre L'Hôtel de l'Harpe de Sammy Engramer, conception numérique : David Foucher

31 janvier : performance de l’artiste Édouard Boyer. Dans le cadre du 36ème Festival International de la Bande Dessinée, l'artiste et le FRAC invitent le public à participer à la réactivation de son œuvre "Fortune", à livrer ses questions à Eve la cartomancienne, à les voir se transformer en motifs et en recouvrir les murs…
1er février : ouverture exceptionnelle de l'exposition Larsen dans le cadre du Festival International de la Bande Dessinée

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Expositions hors les murs


2011

Collège Maurice Chastang | Saint-Genis de Saintonge | Charente-Maritime
Exposition Trait pour trait du 9 novembre 2011 au 24 janvier 2012

Vernissage vendredi 2 décembre à 17h
Visite enseignants, éducateurs et personnes relais lundi 14 novembre à 16h

Étienne Bossut | Fabrice Hybert | Thierry Mouillé | Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau | Antonio Saura | Lily van der Stokker

Pratique ancienne, le dessin a pu se voir confiné au rôle secondaire d’objet d’étude (esquisse préparatoire ou technique) ou d’expression de l’intime réservée au secret de l’artiste et de quelques initiés. Plus récemment, il fût perçu par les artistes du modernisme comme étant résolument archaïque dans son rôle de représentation du monde, artisanal dans son exigence d’habilité manuelle et abordé dès lors d’un point de vue formaliste (la forme plutôt que le fond, la recherche des qualités du médium). Cependant, on constate aujourd’hui une grande vitalité du dessin dans l’art contemporain. Désormais affirmé comme une pratique à part entière, libéré des exigences esthétiques de la modernité, le dessin démontre l’amplitude des formes, moyens, supports et sujets qu’il peut emprunter ou aborder.
Dans une approche moderniste, Antonio Saura pratique en 1956 un dessin informel qui se préoccupe de la liberté du geste. Cette liberté se retrouve sous une autre approche chez Fabrice Hybert, Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau ou Lily van der Stokker, plus prolifique ou immédiate, leurs champs d’investigation ne semblant pas connaître de limite, tant dans leur appréhension du monde contemporain que dans l’étendue de leurs supports (de la feuille de papier, au mur ou à l’animation vidéo…). Reflet de la spontanéité de l’esprit pour certains, le dessin est aussi pour d’autres une façon d’appréhender le réel en tentant de le reproduire. Thierry Mouillé et Étienne Bossut soulignent, non sans un certain humour, la difficulté ou le décalage qu’engendre la représentation.

Collège Maurice Chastang - Tél. 05 46 49 83 36
10 - 12 rue de la Terrière | 17240 Saint-Genis de Saintonge

 

L'Art cella, CRDP Poitou-Charentes | Poitiers | Vienne
Exposition Face à face du 17 octobre au 17 décembre 2011

Vernissage lundi 17 octobre à 18h

Anna Baumgart | Vincent Chhim | Brice Dellsperger | Gérard Gasiorowski | Olivier Zabat

Ce quatrième Module d’œuvres en situation d’exposition (des ensembles d’œuvres puisées dans la collection du FRAC Poitou-Charentes) présenté au CRDP Poitou-Charentes explore un genre qui, s’il est familier, se caractérise par la grande diversité des formes qu’il peut emprunter.
Représentation physique ou psychologique d’une personne, le portrait constitua l’un des genres majeurs de la peinture. Lors de l’Antiquité romaine, le masque funéraire que constituait l’imago, un portrait le plus fidèle possible du défunt visant à combler son absence, ancra historiquement ce genre dans le mimétisme. Peu à peu libéré de cette exigence ainsi que de ses seules finalités de culte ou de propagande, le portrait, en se diversifiant esthétiquement, a soulevé questionnements et difficultés qui lui étaient inhérents. Duplicité, métaphore, mythologie personnelle, codes sociaux... Les œuvres de ce module permettent d’en explorer quelques enjeux. Celles-ci prennent pour postulat une identité multiple ou instable et intègrent le mensonge de la représentation comme principe constitutif. Se jouant des échelles, des plans ou des genres, elles produisent une sensation de trouble, symptomatique de leur relativité.

L'Art cella | CRDP Poitou-Charentes - Tél. 05 49 60 67 03
6 rue Sainte-Catherine | 86000 Poitiers

 

Collège Val de Charente | Ruffec | Vienne
Exposition Intuition mathématique du 3 novembre au 16 décembre 2011

Vernissage mardi 8 novembre à 18h

Glen Baxter | Marie Bourget | Pascal Convert | Vera Molnar | Jean-Pierre Pincemin | François Ristori | Jean-Luc Vilmouth

Pour permettre aux élèves de rencontrer des œuvres réelles, un module d’œuvres en situation d’exposition a été créé depuis la collection du FRAC Poitou-Charentes dans un partenariat avec l’Education nationale (équipes de circonscriptions Angoulême Nord et Confolens et la Conseillère Pédagogique en Arts visuels de Charente).
Le travail lié à la visite de l’exposition s’inscrit dans un dispositif de formation continue inter-secteurs et inter-degrés porté par l’inspection académique de la Charente en partenariat avec le FRAC. Ce dispositif de formation s’articule en empans temporels qui croisent les apports de connaissances artistiques, mathématiques et langagières, les nouvelles situations d’apprentissage induites par la rencontre avec l’art contemporain et la mutualisation des pratiques. Ainsi les enseignants peuvent préparer leurs élèves à la lecture d’œuvres en construisant avec eux des connaissances qui s’appuient sur une culture commune.

Une imagination débridée, la plus grande subjectivité, une liberté sans ombre, et l’inspiration dans ce qu’elle peut avoir de plus transcendantal, qualifieraient souvent la création artistique dans l’imaginaire collectif alors qu’une stricte rigueur, un impératif d’objectivité, une grande discipline, un pragmatisme scrupuleux s’y appliqueraient aux sciences en général et aux mathématiques en particulier.
Rêveurs insensés d’un côté et supercalculateurs de l’autre ? Artistes et scientifiques vivent, en fait, en la recherche, une semblable réalité. Les uns comme les autres oeuvrent à l’élaboration de systèmes novateurs offerts à l’appréhension évolutive du monde.
Rien d’étonnant à ce que des artistes recourent à des systèmes pour reconsidérer leur propre place dans le processus créatif, conçoivent des protocoles pour évaluer les limites de leur discipline et aborder les autres champs de la société, articulent leurs œuvres en des logiques critiques car alternatives.
Rien d’étonnant, non plus, à ce que de nombreuses découvertes scientifiques procèdent de la confirmation d’une intuition, à ce que l’établissement de grandes théories soit conditionné par la possible contestation des systèmes précédents, à ce que, enfin, un mathématicien puisse voir de la beauté dans un calcul résolvant un problème avec une remarquable efficacité.
Glen Baxter est à la fois un artiste et un poète dont les combinaisons de mots et de dessins s’attaquent aux conventions, à la logique et aux codes qui régissent le quotidien de chacun. Maître très britannique dans l’art du nonsense, il énonce que l’on peut « tout regarder de manière oblique ».
Marie Bourget travaille avec humour et poésie sur les codes de la représentation académique relatifs à la perspective géométrique. Elle met en jeu le dessin et la sculpture et nous invite à nous interroger sur la qualité de notre point de vue.
Pascal Convert a fait œuvre d’un processus de relevés qu’il a mené dans des architectures en ruine maintenant disparues.
Vera Molnar, comme François Ristori, met le discernement du spectateur à l’épreuve des jeux combinatoires qui fondent sa peinture abstraite.
Dans sa quête de « formes nouvelles », Jean-Pierre Pincemin recourt au texte imprimé comme grille de fond et aux chiffres et nombres manuscrits comme motifs de composition picturale.
Jean-Luc Vilmouth, enfin, avec une œuvre au titre en forme d’axiome, attise la sagacité du spectateur qui aura tout loisir de se projeter en conjectures.

Collège Val de Charente- Tél. 05 45 31 02 53
rue Villebois-Mareuil | 16700 Ruffec

 

Médiathèque municipale | Vouillé | Vienne
Exposition Un rien précieux du 3 octobre au 23 novembre 2011

Vernissage vendredi 7 octobre à 18h30

Michel Blazy | Jacob Kassay | Patrick Tosani

Après humanitas, en 2008 pour l’inauguration de la médiathèque, avec des œuvres de Piero Gilardi, Candida Höfer et Thierry Mouillé, Leçon de choses, en 2009 avec des œuvres de Delphine Coindet, Clarisse Doussot, Paul McCarthy et Ernest T., puis Défense d’afficher, en 2010 avec des œuvres de Dector & Dupuy, Raymond Hains et Jacques Villeglé, le FRAC Poitou-Charentes est heureux de poursuivre en 2011 sa collaboration avec la médiathèque de Vouillé par la présentation d’une nouvelle exposition d’œuvres de la collection. Ce nouvel ensemble n’a pas été composé selon une approche strictement thématique mais plutôt dans un esprit de relations sensibles entre les œuvres et avec le lieu d’exposition.
Michel Blazy, transgressant allègrement les catégories sculpturales, picturales et graphiques traditionnelles, recourt régulièrement à des matériaux instables aux propriétés changeantes générant des formes parfois évolutives.
Jacob Kassay explore depuis quelques années certaines limites de la peinture, sa pratique et son résultat, en soumettant la toile et le châssis à un processus électrochimique industriel. Quasi tableau et presque miroir, son œuvre hésite entre monochrome figé et image fugace.
Patrick Tosani envisage « ce que peut la photographie » et donne, ce faisant, à éprouver au spectateur la différence d’expérience de l’image par rapport à ce que serait celle, directe, de l’objet qu’il a photographié.
Ainsi, les œuvres de Michel Blazy, Jacob Kassay et Patrick Tosani forment un ensemble diaphane qui, occupant pourtant toutes les dimensions de l’espace d’exposition, apparait si délicatement qu’il requiert une attention particulière du spectateur. Ces œuvres, déclinant un même esprit minimaliste, placent le visiteur à la croisée de divers changements d’échelle. Entre apparition et disparition, elles alimentent une pensée des processus générant les formes et peuvent s’envisager comme des vanités contemporaines.
Alexandre Bohn, septembre 2011

Médiathèque municipale - Tél. 05 49 54 43 86
2 ter Basses Rues | 86190 Vouillé

 

Collège Maurice Chastang | Charente Maritime
Exposition Cadre de vue du 5 mai au 1er juillet 2011

Vernissage le jeudi 19 mai à 18h

Glen Baxter | Sara Holt | Chrystèle Lerisse | Kirsten Mosher | Mitja Tusek | Gabriel Verger

En projet depuis l’année dernière, le vœu du collège Maurice Chastang d’accueillir la création contemporaine se concrétise par l’inauguration d’une salle entièrement dédiée à cet effet (réhabilitée grâce au concours du Conseil Général de Charente-Maritime) et le vernissage d’une exposition réalisée en partenariat avec le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes. Conçue à partir d’œuvres de la collection du FRAC et d’après une thématique définie avec l’équipe enseignante, l’exposition Cadre de vue explore différents possibles du genre paysage.

Si tout un chacun est aujourd’hui en mesure d’envisager et apprécier un paysage, cela n’a pas été une évidence tout au long de l’histoire. En effet, le paysage est une invention, une construction de l’esprit qui induit un point de vue, une prise de conscience des différents plans et un ressenti personnel. Cette disposition n’étant pas innée, une entremise fût nécessaire : les arts endossèrent ce rôle. L’épisode, au 14ème siècle, de l’ascension du Mont Ventoux par Pétrarque initia cette disposition de l’esprit : l’érudit choisit volontairement et consciemment un point de vue élevé afin d’appréhender le panorama et relata par écrit les émotions et pensées qui en découlèrent.

L’exposition Cadre du vue, tout en soulignant la permanence de ce genre traditionnel dans la création contemporaine, permet d’envisager la construction des images de paysage, les autres formes que celui-ci peut emprunter et les propos qui y sont éventuellement véhiculés.

Les œuvres de Gabriel Verger, Mitja Tusek et Glen Baxter insistent, par le biais d’un dispositif proche de la démonstration didactique pour l’un et par le ton de l’humour pour les autres, sur le processus de représentation d’un paysage : choisir un point de vue, extraire une image d’un tout par le cadrage et en gérer la succession de plans.
En regard, les photographies de Chrystèle Lerisse et Sara Holt prolongent la démonstration du côté du ressenti. Chez ces deux artistes, l’usage de la photographie permet de saisir et partager des perceptions sensibles et manifestations fugaces difficilement perceptibles à l’œil nu.
Moins académiques par leurs formes, les œuvres de Kirsten Mosher et Fabrice Hybert procèdent par évocation. Un miroir de surveillance chez l’un et un séquoia plié par la contrainte chez l’autre fonctionnent comme des mises en garde des effets de l’activité humaine sur la nature, l’un des sujets premiers du paysage.

Collège Maurice Chastang - Tél. 05 46 49 83 36
10 - 12 rue de La Terrière | 17240 Saint-Genis de Saintonge

 

Musée de l'île d'Oléron | Charente Maritime
Exposition Plug-in II du 12 février au 29 mai 2011

Vernissage le vendredi 11 février à 18h

Saâdane Afif & Guillaume Janot | Joseph Beuys | Michel Blazy | César | Trisha Donnelly | Frédéric Fourcaud | Thierry Girard | Jim Isermann | Frédéric Lormeau | Anita Molinero | Regina Möller | Tania Mouraud | Vladimir Nikolic | Romain Pellas| Émilie Perotto | Roman Signer | Julia Wachtel


Avec l’exposition Un tout petit monde, se concrétisait, à la même époque l’an dernier, le premier temps du partenariat entre le Musée de l’Île d’Oléron et le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes. De Karen Andreassian à Akram Zaatari en passant par Trisha Donnelly ou Bruno Peinado, un choix d’œuvres du FRAC venait questionner au musée les notions de territoire, d’identité et de culture.
Si cette première expérience nous a permis de mettre en jeu des œuvres d’art contemporain autour de thèmes induits fondamentalement par un musée de civilisation locale, les réactions encourageantes des visiteurs nous incitent à aller plus loin en envisageant un croisement de nos collections respectives.
Le parcours muséographique dans les collections permanentes, prolongé dans les réserves du musée, révèle des ensembles d’objets autour de notions telles la prégnance de l’Histoire sur un territoire, le monde du travail et ses métiers, le cadre domestique. Le fait muséal introduit en outre, transversalement et intrinsèquement, la question de la collection, de la conservation et de la restauration.
Ainsi, tel ces logiciels venant compléter un logiciel hôte en lui apportant de nouvelles fonctionnalités, l’exposition Plug-in II articule des œuvres de Saâdane Afif et Guillaume Janot, Joseph Beuys, Michel Blazy, César, Trisha Donnelly, Frédéric Fourcaud, Thierry Girard, Jim Isermann, Frédéric Lormeau, Anita Molinero, Regina Möller, Tania Mouraud, Vladimir Nikolic, Romain Pellas, Emilie Perotto, Roman Signer, Julia Wachtel avec un drapeau de la Résistance, des herminettes de tonnellerie, des costumes d’enfants, une coiffe féminine restaurée dans sa boîte de polypropylène neutre et bien d’autres objets majoritairement sortis des réserves à cette occasion.
Les connexions opérées se déploient dans tous les espaces du musée. Elles visent des activations réciproques inédites et fécondes entre œuvres d’art contemporain et objets patrimoniaux. Elles offrent leurs potentialités et leur polysémie à la sagacité de chaque visiteur.

Le Musée de l’île d’Oléron
- Tél. 05 46 75 05 16
9 place Gambetta | 17310 Saint-Pierre d’Oléron
www.oleron-nature-culture.com

 

Collégiale Sainte-Croix | Loudun | Vienne
Exposition Élémentaires du 12 mars au 22 mai 2011

Vernissage le vendredi 11 mars à 19h

Saâdane Afif | Davide Balula | Michel Blazy | Delphine Coindet | Vincent Ganivet | Piero Gilardi | Thierry Mouillé | Bernard Pagès | Émilie Perotto | Nathalie Talec

La Collégiale Sainte-Croix de Loudun s’associe au Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes pour présenter l’exposition Élémentaires. L’édifice religieux, fleuron de l’art roman, avec ses vitraux transparents, sa charpente métallique anachronique et ses fresques romanes, dévoile un espace épuré dont il reste les principes constructifs. Le FRAC s’est inspiré de cette puissante architecture pour y faire cohabiter les œuvres de Saâdane Afif, Davide Balula, Michel Blazy, Delphine Coindet, Vincent Ganivet, Piero Gilardi, Thierry Mouillé, Bernard Pagès, Émilie Perotto et Nathalie Talec. Des œuvres qui semblent élémentaires, qui évoquent l’eau, l’air, la terre et le feu. Elles procèdent de principes constructifs aussi simples et efficaces que la voûte en plein cintre ou le dallage en terre cuite, mettant sans détour leur matérialité en jeu avec l’espace architectural qui les accueille.

Collégiale Sainte-Croix
Place Sainte-Croix | 86200 Loudun
mairie@ville-loudun.fr


 

Lycée Augustin Charles Coulomb | Angoulême | Charentes
Exposition Liberté conditionnelle du 17 mars au 15 avril 2011

Vernissage le jeudi 17 mars à 13h

Claude Lévêque | The Plug & Stéphanie Rollin

Après une première exposition en 2009 (eXotica), le FRAC Poitou-Charentes renouvelle son partenariat avec le lycée Charles Augustin Coulomb et propose Liberté conditionnelle, une sélection d’œuvres issues de sa collection. Ce projet implique pleinement les élèves en 1ère année du BTS Design d’espace qui ont participé au choix des œuvres et assurent la médiation.

Convoquant des grilles et une barrière, les œuvres de Claude Lévêque et de The Plug & Stéphanie Rollin définissent les frontières de territoires contraints, tant physiquement que mentalement.
Constituée de quatre grilles garde-corps, la cage fermée (Sans titre) de Claude Lévêque comprend un ventilateur faisant vibrer la structure métallique et les ceintures de cuir qui y sont suspendues. Inquiétante, la définition de sa finalité dépend de chacun, questionnant nos ambivalences, pulsions, refoulements les plus intimes... On peut aussi y entrevoir le symbole d’un cadre social autoritaire, un contexte également évoqué dans l’œuvre de The Plug & Stéphanie Rollin. Leur barrière de sécurité (Untitled (20 Reasons)), évocation d’une ligne de démarcation entre le permis et l’interdit, est ici franchie par une nuée de confettis. Un élan malgré tout réfréné dont témoignent le rigoureux alignement et le strict classement dans lequel ils se trouvent finalement disposés.
Une invitation faite aux élèves et aux visiteurs à s’interroger sur leurs positions au sens propre (le corps dans un espace) comme au figuré (le corps social).


Lycée Augustin Charles Coulomb
Allée Joachim du Bellay | 16016 Angoulême
05 45 61 83 00

 

 

CDDP des Deux-Sèvres | Niort | Deux-Sèvres
Exposition Stand PLV du 16 mars au 8 avril 2011

Finissage le jeudi 7 avril à 18h

Jean Dewasne | J. Duplo | Jim Isermann | Claude Lantier | Bertrand Lavier | Stéphane Magnin | Victoria Principes

L'exposition construite à partir du module d’œuvres intitulé Stand PLV - soit « Stand de Publicité sur le Lieu de Vente » - met en jeu les modes et les stratégies de présentation, de décoration et d’exposition qui nous entourent : que l’on soit au musée, à la maison ou dans les rayons d’un supermarché.
Les œuvres jouent toutes de leur impact visuel, plastique, graphique et coloré, déniant toute autorité à une hiérarchie supposée qui départagerait peinture et décoration, sculpture et mobilier, musée et living room. Leur statut lui-même est mis en débat, interrogeant l’objet et sa représentation, le produit et sa présentation, l’œuvre et son exposition.

CDDP des Deux-Sèvres
4 rue Camille Desmoulins | 79000 Niort

 

Lycée Émile Combes | Pons | Charente-Maritime
Exposition Mémoires obliques du 10 mars au 14 avril 2011

Vernissage le samedi 12 mars à 11h30

Trisha Donnelly | Marco Godinho*| Candida Höfer | Pierre Joseph | Jacob Kassay | Bojan Sarcevic

Carte blanche à Marco Godinho, artiste en résidence au lycée du 14 au 18 mars
*courtesy de l'artiste et de la galerie Hervé Bize, Nancy

Dans le cadre de sa mission de diffusion régionale, le FRAC Poitou-Charentes coordonne la résidence de Marco Godinho (artiste présent dans la collection depuis 2008) au lycée Émile Combes du 14 au 18 mars 2011.
À cette occasion, et afin d’éclairer les élèves sur sa démarche, il a été proposé à l’artiste d’opérer une sélection d’œuvres dans la collection du FRAC et de les placer en regard de sa propre production.

Exposition Mémoires obliques, une proposition de Marco Godinho:
«La mémoire est devenue pour certains artistes une source d’inspiration propice à la création et offre surtout une matière infinie et variable de la représentation de notre monde individuel et collectif. Elle enregistre, retient des expériences, conserve et rappelle des sentiments éprouvés. Lorsqu’on utilise par exemple l’expression ‘‘de mémoire’’ on introduit un doute supplémentaire dans l’énoncé qui paraît encore plus incertain. Une sorte d’interprétation subjective qui se construit et se redéfinit sans cesse. Une interprétation libre qui dessine des lignes de conduite plutôt dispersées et inclinées à travers les temps.
L’exposition Mémoires obliques questionne cette notion de rappel, d’oubli, d’effacement, de répétition, d’attente, de déplacement physique et mental qui transparaît à travers la mémoire lorsqu’on essaie de lui faire confiance. Un territoire flottant où diverses temporalités se croisent pour dessiner une multitude de perspectives et de croisements de sens.» Marco Godinho

«Le travail de Marco Godinho (1978) s’établit autour des rapports constants que nous entretenons face au temps et à l’espace : les notions de territoire, de déplacement, d’identité, de communautés locale et globale sont constamment présentes dans sa démarche. Godinho opère un transfert permanent des codes et des mémoires qui définissent nos habitudes au quotidien : il mêle différentes techniques (sculpture, photographie, vidéo, installation, dessin, peinture, typographie, design graphique, textes), partant toujours de la conception des idées et tenant compte à chaque fois de la nécessité de leur représentation.»
(Galerie Art Attitude Hervé Bize : www.galerieartattitudehervebize.com)

__Écouter Marco Godinho sur Radio Pons

Lycée Émile Combes - Tél. 05 46 91 86 00
Rue du lycée| 17800 Pons

 

Lycée Marguerite de Valois | Angoulême | Charente
Exposition Arrêt sur image du 8 mars au 13 avril 2011

Vernissage le mardi 8 mars à 18h15

Anna Baumgart | Hallgrimur Helgason | Rabih Mroué | Bruno Serralongue

Dans le cadre de la diffusion de sa collection en région, le FRAC Poitou-Charentes poursuit le partenariat engagé depuis plusieurs années avec le lycée Marguerite de Valois. Entre temps (2008), À bas l’espace ! (2010) et Arrêt sur image (2011), chacune des expositions accueillies par l’établissement a la particularité d’impliquer des élèves lors de sa conception. À chaque étape (rédaction de notices, conception de supports de communication, médiation), ceux-ci bénéficient de l’accompagnement de leurs enseignants et des services du FRAC. Cette année, les œuvres retenues par les élèves des enseignements Patrimoines, Histoire des arts et du BTS communication, interrogent, par une pédagogie basée sur la rencontre avec la création, la suprématie de l’image dans notre société.

«La prééminence des images semble bien être la marque de notre société contemporaine. Qu’elle soit peinture, photographie, vidéo ou numérique, l’image connaît actuellement une diffusion jamais égalée. L’image parle d’elle-même. Elle frappe, elle choque. Elle dit plus vite que le discours et s’immisce dans tous les champs de notre vie, y compris les plus privés. D’où lui vient cet étrange pouvoir ? Pour quelles raisons nous fascine-t-elle tant ?
Suite au développement des techniques d’impression, de diffusion et de reproduction, l’image envahit notre monde et modifie notre culture, voire notre identité. En particulier parce qu’elle se prête à toutes les manipulations, l’image numérique est souvent accusée de fausser le lien entre le réel et sa représentation. Notre vision du monde passe désormais par le filtre des médias. L’image est là, comme une évidence, et nous avons tendance à l’accepter sans l’interroger. Mais faut-il la croire ? Nous montre-t-elle vraiment la réalité ou bien serait-elle un leurre dont il faudrait se méfier, à l’instar de Platon devant les peintures de son époque ?
(...) Tout le propos de cette exposition consiste à interroger l’image médiatique et à réfléchir sur ce qui la distingue de l’image artistique. De nous permettre de faire un « arrêt sur image ». D’appuyer sur « pause » afin de mettre entre parenthèses pour un court instant le défilement du flux incessant d’images qui peuplent notre quotidien et de réfléchir à ce qui se joue derrière la représentation. A travers des supports variés (peinture, sculpture, photographie, vidéo) les artistes présents ici se font sémiologues en acte, en utilisant les images elles-mêmes afin de les mettre face à leur vérité profonde.»
Anne Amsallem

Lycée Marguerite de Valois - Tél. 05 45 97 45 00
Rue Louise Lériget | 16000 Angoulême

 

CRDP de Poitou-Charentes | Poitiers | Vienne
Exposition Texto du 7 février au 15 avril 2011

Vernissage le lundi 7 février à 18h

Glen Baxter | Sammy Engramer | Raymond Hains | Mariusz Hermanowicz

Troisième volet du partenariat entre le CRDP et le FRAC Poitou-Charentes, ce Module d’œuvres en situation d’exposition s’accompagnera, à l’instar des deux précédents, de l’édition d’un fascicule.
Texto, c’est, dans le texte, l’idée que le langage est une dimension ou un sujet privilégié de l’art d’aujourd’hui. Dans l’art moderne et contemporain, la lettre, le mot, le verbe, l’énoncé, le textuel intègrent le registre du visuel de différentes façons. Les œuvres regroupées ici renvoient pour certaines, à l’étymologie du terme « graphique », qui lie étroitement dessin, écriture, trace, et pour d’autres, aux spécificités scientifiquement décrites du langage, que ce soit sur un plan logique ou linguistique.

L'Art Cella | CRDP Poitou-Charentes - Tél. 05 49 60 67 01
6 rue Sainte-Catherine | 86000 Poitiers

 

Collège Albert Micheneau | Villefagnan | Charente
Exposition Terrain sensible du 5 janvier au 17 février 2011

Vernissage le jeudi 3 février à 18h

Katinka Bock | Michel de Broin | Piero Gilardi | Fabrice Hybert | François Méchain | Kirsten Mosher | Tania Mouraud

Cette exposition au collège Albert Micheneau permet au FRAC Poitou-Charentes de définir et d’inaugurer un nouveau Module d’œuvres en situation d’expostion autour des notions de paysage et de développement durable.
Au travers de leurs évocations poétiques du paysage, de leurs désignations parfois humoristiques du rapport de l’homme à la nature ou, encore, de leurs procédés relevant de l’alerte, les œuvres de ce module affichent toutes une relation à l’environnement, quand elles ne l’aménagent pas elles-mêmes.

Collège Albert Micheneau - Tél. 05 45 31 61 67
2 rue du 14 Juillet | 16240 Villefagnan

 

 

2010

CRDP de Poitou-Charentes à Poitiers | Vienne
Exposition Leçon de choses du 14 octobre au 15 décembre 2010

Ben | Clarisse Doussot | Alex Hubbard | Dan Peterman | Daniel Schlier | Roman Signer

Décrit dans le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, le mot « objet » désigne, étymologiquement parlant, ce que l’on vise, soit pour l’atteindre, soit pour le connaître. Quant à la chose, elle renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé produire des objets parfois indéterminés, Leçon de choses propose de questionner ce qui constitue le propre d’une œuvre lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.
En pédagogie, les leçons de choses avaient pour objectif d’éveiller les jeunes esprits en leur faisant découvrir les réalités du monde. Mobilisant les sens, il s’agissait de provoquer de manière intuitive l’apparition d’idées abstraites, de concepts, au contact d’objets concrets… une posture qui peut être assimilée à celle du spectateur face à l’objet d’art. Sans vouloir éveiller ici de nostalgie vis à vis de ce mode d’enseignement empirique, les œuvres de ce module invitent à adopter une disposition propice à l’exploration. Leur matérialité parfois ambiguë et les procédés déployés par les artistes, attisent la curiosité et l’esprit critique.
Cette deuxième présentation du cycle d'expositions consacrées aux Modules d'œuvres de la collection du FRAC, dans le cadre d'une collaboration nouée en 2010 avec le CRDP de Poitou-Charentes, s'enrichit de la publication d'éditions intitulées "Modules pour l'art contemporain".


Nouvel espace L'Art Cella - Tél. 05 49 60 67 03
CRDP de Poitou-Charentes

6 rue Sainte-Catherine | 86000 Poitiers

 

Médiathèque municipale de Vouillé | Vienne
Exposition Défense d'afficher du 28 septembre au 24 novembre 2010

Dector & Dupuy | Raymond Hains | Jacques Villeglé

Après humanitas, en 2008 pour l’inauguration de la médiathèque, avec des œuvres de Piero Gilardi, Candida Höfer et Thierry Mouillé puis Leçon de choses, en 2009 avec des œuvres de Delphine Coindet, Clarisse Doussot, Paul McCarthy et Ernest T., le FRAC Poitou-Charentes poursuit en 2010 sa collaboration avec la médiathèque de Vouillé par la présentation d’une nouvelle exposition d’œuvres de la collection.Défense d’afficher rassemble, à la mesure de l’espace d’exposition, des œuvres qui, toutes, procèdent d’une attention portée par les artistes aux mots, slogans, textes, placardés ou inscrits sur les murs de la ville.
Si la médiathèque est l’institution publique de la lecture et de la consultation des supports d’information, la rue est l’espace public de la rencontre immédiate et fortuite du passant-lecteur et du message mural qu’il soit commercial ou qu’il exprime une opinion.
Éléments de palissade inscrits, affiches, slogans… Raymond Hains, Jacques Villeglé, Dector & Dupuy ont fait œuvre de leur pratique de la collecte littérale ou littéraire de ces indices de leur époque. Les choix qui président à leurs appropriations et déterminent leurs formalisations fondent l’esprit de leurs œuvres : malicieusement poétique pour Hains, sociologique et picturale pour Villeglé, documentaire et distanciée pour Dector & Dupuy.
Stimulantes pour l’œil et l’esprit, les œuvres présentées, qu’elles soient patrimoniales et relevant du Nouveau Réalisme ou plus récentes et représentatives d’une démarche aussi rigoureuse que singulière, affirment la lecture, le décryptage et les jeux auxquels se prêtent le mot et l’écrit, comme vecteurs fondamentaux d’appréhension du monde. Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

Médiathèque municipale de Vouillé - Tél. 05 49 54 43 86
2 ter Basses Rues | 86190 Vouillé

 

Musée de l'île d'Oléron | Charente Maritime
Exposition Un tout petit monde du 6 février au 30 mai 2010

Karen Andreassian | Fayçal Baghriche | Trisha Donnelly | Jean-Charles Hue | Claude Lévêque | Ilana Salama Ortar | Bruno Peinado | Éric Poitevin | Alain Séchas | Bruno Serralongue | Akram Zaatari

Le Musée de l’île d’Oléron et le Fonds Régional d’Art contemporain Poitou-Charentes ont simultanément mené à bien leur restructuration au cours de ces dernières années. Le musée de civilisation et de culture locale insulaire, d’une part, et le promoteur régional de l’art contemporain par sa collection, d’autre part, bénéficient aujourd’hui d’infrastructures les rendant mieux à même d’accomplir leurs missions réciproques. Ainsi, le Musée de l’île d’Oléron, outre la présentation permanente de ses collections, s’est-il engagé dans une programmation d’expositions temporaires alors que le FRAC Poitou-Charentes s’applique à développer des partenariats visant une diffusion territoriale pertinente de sa collection.
La collaboration inédite entre le Musée de l’île d’Oléron et le FRAC Poitou-Charentes, dont l’exposition Un tout petit monde est le premier fruit, résulte de la volonté du musée de proposer à son public un accès à l’art contemporain tout en enrichissant, par les œuvres, des problématiques qui lui sont propres. Répondant avec enthousiasme à cette sollicitation, le FRAC a confronté sa collection à l’axe thématique retenu et opéré un choix d’œuvres de sa collection constitué aussi bien de pièces emblématiques que d’œuvres de jeunes artistes tout récemment acquises.
Peinture, photographie, sculpture, installation, vidéo, son, et site Internet, les œuvres présentées témoignent de la grande diversité technique et formelle de l’art contemporain et interrogent de manière croisée les notions de territoire, de culture et d’identité.
Qu’elles nous transportent en Arménie avec Karen Andreassian ou à la frontière Israélo-Libanaise avec Ilana Salama Ortar, qu’elles nous campent dans notre hic et nunc comme le son de la cloche de Trisha Donnelly ou nous donnent à danser avec l’étrange étranger rencontré par Jean-Charles Hue, qu’elles nous parlent de transmission et de filiation comme l’attendrissant portrait de famille d’Alain Séchas, les anciens combattants d’Eric Poitevin ou les promenades filmées d’Akram Zaatari, qu’elles évoquent l’oppression et la revendication des peuples tibétain avec Bruno Serralongue ou afro-caribéen avec Bruno Peinado, qu’elles rêvent d’une Terre sans nation et de sociétés plus respectueuses des individus avec Fayçal Baghriche et Claude Lévêque, les œuvres relient chacun d’entre nous à cette humanité intemporelle qui partage tant bien que mal un tout petit monde.
Alexandre Bohn, directeur du FRAC Poitou-Charentes

Exposition du 6 février au 30 mai 2010
Le Musée de l’île d’Oléron
- Tél. 05 46 75 05 16
9 place Gambetta | 17310 Saint-Pierre d’Oléron
www.oleron-nature-culture.com

 

 

CRDP de Poitou-Charentes à Poitiers | Vienne
Exposition Stand PLV du 15 février au 15 mai 2010

Francis Baudevin |Jean Dewasne | Jim Isermann | Bertrand Lavier | Claude Lantier

L'exposition construite à partir du module d’œuvres intitulé Stand P.L.V. - soit « Stand de Publicité sur le Lieu de Vente » - met en jeu les modes et les stratégies de présentation, de décoration et d’exposition qui nous entourent : que l’on soit au musée, à la maison ou dans les rayons d’un supermarché.
Les œuvres jouent toutes de leur impact visuel, plastique, graphique et coloré, déniant toute autorité à une hiérarchie supposée qui départagerait peinture et décoration, sculpture et mobilier, musée et living room. Leur statut lui-même est mis en débat, interrogeant l’objet et sa représentation, le produit et sa présentation, l’œuvre et son exposition.

Cette première présentation du cycle d'expositions consacrées aux Modules d'œuvres de la collection du FRAC, dans le cadre d'une collaboration nouée cette année avec le CRDP de Poitou-Charentes, s'enrichira de la publication d'éditions intitulées "Modules pour l'art contemporain".


Nouvel espace L'Art Cella - Tél. 05 49 60 67 03
CRDP de Poitou-Charentes

6 rue Sainte-Catherine | 86000 Poitiers

 

 

Lycée Émile Combes à Pons | Charente-Maritime
Exposition Leçon de choses du 27 février au 1er avril 2010

Clarisse Doussot | Alex Hubbard | Paul McCarthy | Dan Peterman | Mimmo Rotella | Daniel Schlier | Roman Signer | Jean-Luc Vilmouth

À travers l'invitation du Lycée Émile Combes, il s’agit pour le FRAC Poitou-Charentes de donner à voir et de partager, dans un souci de proximité et d’éducation artistique, un ensemble d’œuvres remarquables, choisies dans sa collection.
L’inscription de cette exposition au sein du lycée, met aussi en avant le souhait qu’il a de contribuer à l’appréhension de l’art et de la culture d’aujourd’hui par la diffusion de sa collection sur le territoire régional, dans une attention portée tout particulièrement aux jeunes et au public de proximité.

Leçon de choses
Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, qui est jeté devant lui, la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets. Là où les leçons de choses, en pédagogie, avaient pour objectif d’éveiller les jeunes esprits en leur faisant découvrir les réalités de leur temps, il ne s’agit pas, ici, de regretter leur disparition, mais plutôt d’aborder les réalités de notre époque, à travers l’expérience des œuvres d’aujourd’hui.

Médiathèque - Tél. 05 46 91 86 00
Lycée Émile Combes
Rue du Lycée | 17800 PONS
www.lycee-pons.org

 

Lycée Marguerite de Valois à Angoulême| Charente
Exposition À bas l'espace ! du 13 au 31 mars 2010

Marie Bourget | Candida Höfer | Pierre Joseph | Thierry Mouillé | Bojan Sarcevic

À bas l’espace ! ou l’expérience de lycéens qui, devenus commissaires, s’interrogent sur la mise en espace des œuvres qu’impose une exposition. Un exercice grandeur nature à partir de la collection du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes dont est née une mise en abîme : contraindre dans un espace restreint des oeuvres qui l’expérimentent, le questionnent dans sa matérialité ou sa symbolique. Une approche tautologique visant non pas à enfermer le visiteur, mais à solliciter sa capacité à s’en extraire physiquement et produire une projection mentale.

Entre les représentations subjectives subissant les aléas de la mémoire (Pierre Joseph, Mon plan du plan de Métro de Paris, 2000) ou des basculements inattendus (Marie Bourget, Point de vue, 1983/84), les évocations symboliques d'architectures matérialisant le savoir (Candida Höfer, Deutsche Bücherei Leipzig IV, 1997 - Bibliothek Salamanca I, 1998) ou devenues réceptacles de paraboles humanistes (Bojan Sarcevic, Il semble que l'animal est dans le monde comme l'eau dans l'eau, 1999) et enfin, les velléités structurelles et formelles mises en doute par un simple souffle (Thierry Mouillé, Le plan, 1994), la sélection opérée par ces élèves tend à déjouer une définition trop matérialiste de l'espace.

L’exposition À bas l’espace ! a été conçue par Julien Badier, Farah Bouchet-Lambert, Jason Jouannet, Kilian Costa et Asma Maoulida, en collaboration avec Renaud Lambert, professeur d’arts plastiques au lycée Marguerite de Valois et Céline Redonnet, médiatrice au FRAC Poitou-Charentes. "Pendant un mois, nous avons passé tous nos lundis après-midi à travailler au FRAC Poitou-Charentes pour concevoir et préparer cette exposition. À travers ce projet, nous avons découvert et approfondi nos connaissances sur le monde de la communication, de l’art, des artistes, de la médiation et des commissaires d’exposition."

Par cette collaboration avec le lycée Marguerite de Valois, il s’agit pour le FRAC Poitou-Charentes de donner à voir et de partager, dans un souci de proximité et d’éducation artistique, un ensemble d’œuvres remarquables, choisies dans sa collection.
L’inscription de cette exposition au sein du lycée, met aussi en avant le souhait qu’il a de contribuer à l’appréhension de l’art et de la culture d’aujourd’hui par la diffusion de sa collection sur le territoire régional, dans une attention portée tout particulièrement aux jeunes et au public de proximité.

Lycée Marguerite de Valois
Tél. 05 45 97 45 00
Rue Louise Lériget | 16000 Angoulême
www.lyceevalois.com

 

2009

 

Médiathèque municipale de Vouillé | Vienne
Exposition Leçon de choses du 6 janvier au 25 février 2009

Delphine Coindet | Clarisse Doussot | Paul McCarthy | Ernest T.

Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, « jeté devant lui », la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.

Médiathèque Municipale
2 ter Basses Rues | 86190 Vouillé
Tél. 05 49 54 43 86


Espace d’Arts, Galerie du Lycée Valin, La Rochelle | Charente-Maritime
Exposition Texto du 8 janvier au 17 février 2009

Michel Dector / Michel Dupuy | Sara Holt | Les Levine | Patrick Tosani

« Texto », c’est, dans le texte, l’idée que le langage est une dimension ou un sujet privilégié de l’art d’aujourd’hui. Dans l’art moderne et contemporain, la lettre, le mot, le verbe, l’énoncé, le textuel intègrent le registre du visuel de différentes façons. Les œuvres regroupées ici renvoient pour certaines, à l’étymologie du terme « graphique », qui lie étroitement dessin, écriture, trace, et pour d’autres, aux spécificités scientifiquement décrites du langage, que ce soit sur un plan logique ou linguistique.

Espace d’Arts
Galerie du Lycée René-Josué Valin

Rue Henri Barbusse
17000 LA ROCHELLE
Tél. 05 46 44 27 48

 

Château de Bressuire | Deux-Sèvres
Exposition Puissance & Gloire du 17 janvier au 22 février 2009

Glen Baxter | BAZILEBUSTAMANTE| Trisha Donnelly | Marie Fagué | Patrick Faigenbaum | Henri Foucault | Carsten Höller | Sarah Jones | Claude Lévêque | Thierry Mouillé | Jean-Luc Moulène | Alain Séchas | Bruno Serralongue | Roman Signer | Elmar Trenkwalder | Olivier Zabat

Dans le cadre de sa mission de diffusion en région, le FRAC Poitou-Charentes a conçu cette exposition spécifiquement pour le Château de Bressuire, en relation avec son histoire.
Elle rassemble 17 artistes (parmi lesquels - pour n'en citer que quelques uns - Glen Baxter, Claude Lévêque, Alain Séchas ou Carsten Höller) et présente 29 œuvres remarquables de la collection du FRAC tous médiums confondus (sculpture, dessin, photographie et installation).

Les œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes choisies pour cette exposition font écho à une certaine ambivalence du château, hésitant au fil des siècles entre puissance belliqueuse et affichage glorieux. Elles questionnent les signes du pouvoir, leur transmission sociale, la prégnance de la famille, de la lignée, de la descendance. Elles placent l’enfant, l’adolescent, dans le champ des jeux de pouvoir de leurs parents. Elles pointent des formes de violence faites à l’individu par les clivages sociaux et envisagent la dégradation d’un ordre établi.

Cette première manifestation augure d’un heureux partenariat entre le FRAC et la Ville de Bressuire, les œuvres de sa collection trouvant naturellement leur place au sein cette institution patrimoniale publique à vocation culturelle.
Elle reçoit le soutien de l'Éducation Nationale : l'Inspection académique des Deux-Sèvres étant particulièrement engagée dans l'accompagnement pédagogique de l'exposition auprès des écoles.

Château de Bressuire
79300 Bressuire
Tél. 05 49 74 46 33

 

Collège André Brouillet de Couhé | Vienne
XIème Rencontre collégienne d'art contemporain
Exposition Leçon de choses du 17 mars au 15 avril 2009

Clarisse Doussot | Alex Hubbard | Paul McCarthy | Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau | Dan Peterman | Ernest T. | Jean-Luc Vilmouth

Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, « jeté devant lui », la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une œuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets.

Collège André Brouillet
2 rue de Swaffham | 86700 Couhé
Tél. 05 49 59 21 57


Lycée Professionnel Charles Augustin Coulomb à Angoulême | Charente
Exposition eXotica du 19 mars au 19 avril 2009

Delphine Coindet | Philippe Parreno

"Quelque part en dehors du monde… elle n’est pas un fantôme, simplement une coquille vide."
L’histoire d’Annlee, héroïne virtuelle, croise celle d’un anonyme, un certain «X» et son ombre noire…

Issue d’une collaboration étroite entre le Fonds Régional d’Art Contemporain et le Lycée Charles Augustin Coulomb, l’exposition « eXotica » est née du désir d’accueillir au sein de l’établissement deux œuvres contemporaines de la collection du FRAC, des deux artistes reconnus que sont Delphine Coindet et Philippe Parreno. Une sculpture et une installation vidéo qui mettent en jeu des problématiques liées à l’image, à l’objet, aux technologies, au « faire sens » du « faire » et du « savoir-faire ».

L’exposition résulte d’une belle implication des enseignants : Pierre Bourdareau, Sophie Coudray, Gérard Duhamel, Jean-Jacques Marvielle et de leurs étudiants de Design d’Espace (BTS et MANAA, mise à niveau en arts appliqués).

« Le projet des BTS design d’espace consistait à penser les moyens d’organiser, de signaler les relations entre les œuvres dans l’espace du lycée, les moyens d’accompagner, d’assurer les temps de médiation qui accompagneront l’exposition inscrite au sein du Lycée Charles A. Coulomb.
objectifs généraux
- favoriser, au sein de l’établissement, la rencontre de différents publics avec des oeuvres d’art
- associer à un projet artistique des élèves, des étudiants, des enseignants de différentes disciplines
- créer des relations spatiales innovantes entre des lieux éloignés de l’établissement
- réactiver des espaces quotidiens par la présence d’oeuvres d’art
- initier, développer, auprès des enseignants des deux lycées, d’autres « pratiques » culturelles
- affirmer l’image d’un établissement ouvert à la culture contemporaine objectifs spécifiques (élèves et étudiants en arts appliqués)
- étudier, dans une relation de proximité, des oeuvres d’art contemporain et leurs significations
- apprendre à analyser, verbaliser, argumenter l’expérience des œuvres
- renforcer une culture générale et une culture artistique indispensables
- étudier les nécessités et les « effets » d’un accrochage d’œuvres dans des espaces non-spécifiques
- former des étudiants volontaires de Mise à Niveau et de BTS design d’espace à des actions de médiation.
- faire projet pour les étudiants de BTS : étude événementielle des conditions de signalisation et de médiation des
œuvres exposées au sein de l’établissement

Au-delà de leur intérêt artistique, la découverte de ces œuvres offre l’opportunité de solliciter, de développer un intérêt élargi, un regard critique vis à vis d’un environnement social, politique, technique ou médiatique avec lequel elles entrent inévitablement en résonance.
Dans un établissement scolaire comme le nôtre, qui voit se cotoyer des élèves et des étudiants aux centres d’intérêt multiples, la présence d’oeuvres d’art peut certainement devenir le prétexte à de nouveaux échanges et débats, l’occasion d’autres formes de transmission, elle peut renouveler les rapports entre élèves, étudiants, et peut-être aussi entre membres adultes de la communauté éducative. Elle peut enfin contribuer à réinventer ou poétiser les espaces investis (une salle de cours ou un atelier). »
Pierre Bourdareau, Sophie Coudray, Gérard Duhamel, Jean-Jacques Marvielle

Lycée Ch. A. Coulomb
Allée Joachim du Bellay | BP 1369 | 16000 Angoulême Cedex
Tél. 05 45 61 83 00


 

2008

 

Lycée professionnel agricole de Grand-Pont | 86300 Chasseneuil du Poitou
Du 21 avril au 23 mai 2008

Stand P.L.V.
Œuvres de la collection :
Francis Baudevin | Jean Dewasne | Jim Isermann
Claude Lantier
| Stéphane Magnin | Didier Marcel

Dans la perspective de sa migration vers le Lycée Kyoto, le Lycée professionnel agricole de Grand-Pont a souhaité accueillir pour la dernière fois dans ses locaux de Chasseneuil du Poitou, une exposition d’oeuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes.
Ouverte à la population environnante et accessible aux élèves des établissements voisins, cette exposition intitulée Stand P.L.V. - soit « Stand de Publicité sur le Lieu de Vente» - s’inscrit dans le travail de réflexion sur l’identité et l’image du futur Lycée Kyoto.
Les oeuvres des artistes réunis à cette occasion interrogent les modes et les stratégies de présentation, de communication, de décoration et d’exposition qui nous entourent.
Les oeuvres jouent toutes de leur impact visuel, plastique, graphique et coloré, déniant toute autorité à une hiérarchie supposée qui départagerait peinture et décoration, sculpture et mobilier, musée et living room.

L’Art Moderne, le Bauhaus, l’Abstraction et parallèlement le développement du graphisme et du design ont fait sortir l’art de son cadre comme ils l’ont fait descendre de son socle pour venir habiter les lieux quelqu’ils soient : espaces publics ou espaces domestiques. Jean Dewasne, qui représente ici la figure tutellaire et le seul artiste véritablement abstrait de l’exposition, se qualifie dès le début des années 1950 (dans la lignée de Fernand Léger) de « peintre de l’âge industriel ». Très tôt il utilise des techniques novatrices qui lui permettent d’élargir le champ de la peinture et d’inscrire l’art dans la ville par de grands décors publics.
Cinquante ans après, le design, le graphisme et l’art affichent réciproquement leurs porosités, à tel point parfois que l’on ne sait plus si l’on est au musée ou au supermarché, si une chaise est une oeuvre d’art où si l’on peut s’asseoir dessus.
Les artistes en jouent ici, avec humour et irrévérence ; mais attention il serait trop simple de n’y voir qu’allusions ou détournements. S’il est avéré qu’une pile de magazines de Flash-Art peinte par Claude Lantier, nous fait penser à un Frank Stella, tandis que Stéphane Magnin torpille la cote de l’art américain avec ses drippings mécaniques, que Jim Isermann joue la déco tendance avec un motif de napperon, que Francis Baudevin singe le mobilier urbain et le graphisme publicitaire, tandis que Didier Marcel décline ses « podiums » mobiles tels des produits de luxe ; il n’en est pas moins certain que les choix esthétiques d’efficacité des formes, des couleurs, des matériaux qui prévalent ici sont le fait d’artistes et non de chefs de pub ou d’agences de communication. Les leurres s’affichent en tant que tels, le spectateur n’est pas la cible si ce n’est celle de la réflexion à porter sur l’environnement qui nous entoure et qui détermine aussi quotidiennement nos choix et nos comportements.

 

 

EPLEFPA Lycée professionnel agricole Georges Desclaudes | 17100 Saintes
Du 9 octobre au 7 novembre 2008

Leçon de choses
Œuvres de la collection :
Delphine Coindet
| Clarisse Doussot | Paul McCarthy
Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau
| Ernest T.

Le Lycée Georges Desclaude fête son Centenaire et invite le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes pour une première exposition de sa collection intitulée Leçon de choses.
À travers cette première collaboration, il s’agit pour le FRAC Poitou-Charentes de donner à voir et de partager, dans un souci de proximité et d’éducation artistique, un ensemble d’oeuvres remarquables, choisies dans sa collection.
L’inscription de cette exposition au sein du lycée professionnel agricole, met aussi en avant le souhait qu’il a de contribuer à l’appréhension de l’art et de la culture d’aujourd’hui par la diffusion de sa collection sur le territoire régional, dans une attention portée tout particulièrement aux jeunes et au public de proximité.

Leçon de choses
Si l’objet est décrit par le dictionnaire comme un élément extérieur au sujet, littéralement, qui est jeté devant lui, la chose renvoie à un objet mal distingué, mal identifié, méconnu. Si l’art moderne et contemporain est réputé pour produire des objets relativement difficiles à reconnaître, Leçon de choses invite à nommer ce qui constitue le propre d’une oeuvre, lorsqu’elle entretient un rapport étroit avec le commun des objets. Là où les leçons de choses, en pédagogie, avaient pour objectif d’éveiller les jeunes esprits en leur faisant découvrir les réalités de leur temps, il ne s’agit pas, ici, de regretter leur disparition, mais plutôt d’aborder les réalités de notre époque, à travers l’expérience des oeuvres d’aujourd’hui.

 

 

Église de Saint-Martin d’Entraigues | 79100
Du 10 au 21 octobre 2008

Didier Marcel
Black, Silver and Gold

2001
Collection FRAC Poitou-Charentes

Dans le cadre de la diffusion de sa collection en région, le Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) Poitou-Charentes présente l’exposition de l’oeuvre de Didier Marcel : Black, Silver and Gold, à l’occasion du lancement de la souscription publique pour la création des vitraux de l’Église de Saint-Martin d’Entraigues (commune de Fontenille Saint-Martin d’Entraigues dans les Deux-Sèvres).


Artiste français reconnu, Didier Marcel est né en 1961 à Besançon. Il vit et travaille à Dijon où il enseigne. Il fait partie des quatre artistes nommés pour le Prix Marcel Duchamp 2008.

Les sculptures de Didier Marcel sont issues du vocabulaire formel de l’architecture et du design : le module ou la maquette qui viennent préfigurer l’espace urbain, le présentoir ou la tête de gondole qu’élaborent stratégiquement l’architecte d’intérieur ou le scénographe. Black, Silver and Gold s’apparente à la fois à la sculpture sérielle (entre socle et module minimaliste), à l’architecture high-tech voire avant-gardiste et au mobilier design (comme une sorte de podium mobile). La déclinaison de la gamme de couleurs - « noir », « argent » et « or » - joue sur plusieurs registres : constamment utilisée dans les produits de luxe pour sa correspondance aux métaux précieux, elle est aussi considérée comme particulièrement kitsch quand elle touche aux produits de consommation courante.
Le travail de l’artiste interroge les modes et les stratégies de présentation, de décoration qui sont à l’oeuvre aujourd’hui, aussi bien dans notre environnement domestique, que dans un espace d’exposition : un musée, une galerie ou une église. La modernité convoquée dans le travail de Didier Marcel a, elle aussi, édifié ses rites et ses pratiques qui entrent ici en résonance avec le contexte religieux du lieu d’exposition.

 

 
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